KikouBlog de Le Lutin d'Ecouves - Février 2011
Le Lutin d'Ecouves

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Archives Février 2011

LES FOLIES D'ESPAGNE 26

Par Le Lutin d'Ecouves - 26-02-2011 09:25:47 - 1 commentaire

 
Paolo Benedetto Bellinzani
(fin XVIIe-1757)
 
 
 
Paolo Benedetto Bellinzani est né à Mantoue à l'époque où la Folia s'est développée sous sa forme actuelle sous l'impulsion de compositeurs prestigieux tels que Lully, Marais ou Corelli.

A l'instar de Vivaldi, Bellinzani privilégia sa carrière de musicien à celle de prêtre et il occupa le poste de maître de chapelle dans  diverses cathédrales italiennes : Udine, Pessaro, Urbino, Fano, Recanati où il mourut en 1757.


Recanati (vue sur la cathédrale)
 
 
La production musicale de Bellinzani fut essentiellement religieuse mais c'est en fait pour sa musique de chambre qu'il passa à une modeste postérité. 

Précisément, c'est grâce à la Folia, dernier mouvement de la douzième sonate de son opus 3 pour flûte à bec et basse continue que l'auteur n'a pas sombré dans l'oubli.
 
 
 
 
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UN INSTANT DE CALME

Par Le Lutin d'Ecouves - 22-02-2011 19:10:26 - 2 commentaires

 
Mes élèves ont beau être gentils, certains même sont bien élevés, mais cependant, une journée de travail avec des enfants de 7 à 8 ans, ce n'est pas vraiment ce que recherche l'amateur de méditation Zen.
 
 
Ça tombe bien, je déteste l'introspection et aime être constamment dans l'action qu'elle soit sportive ou professionnelle. Cela dit, arrivé dans les dernières longueurs de ma carrière d'instit, je ressens parfois l'envie de souffler un peu...
 
 
Il y a parfois en classe des instants magiques qui vous tombent dessus de manière impromptue, laissant le temps en suspens, des instants de calme...
 
 
Ce jour-là, je goûtais un de ces moments privilégiés lors d'une leçon de lecture des CE1 pendant que les CE2 terminaient leur orthographe et j'avisais les deux petits mignons du premier rang si studieux, si sérieux, si calmes... 
 
...peut-être seulement en apparence, après tout, car en regardant un peu mieux, je vis que si la concentration figeait ce qui dépassait du bureau d'écolier, les jambes étaient parties bien loin d'ici, pendant d'hypothétiques balançoires ou dansant les pas complexes de chorégraphies saccadées. 
 
Je sentis qu'il était temps de les emmener courir au parc...
 
 
 
 

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DANS LE BLEU ET LE COALTAR

Par Le Lutin d'Ecouves - 19-02-2011 21:32:58 - 1 commentaire

 

 

 

Retour à Plourhan pour mon troisième Trail Glazig.Ne vous fiez pas au bleu de la photo, le Lutin avait du brouillard dans le cerveau... Le récit ICI.

 

 

 

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LES FOLIES D'ESPAGNE 25

Par Le Lutin d'Ecouves - 16-02-2011 15:00:42 - 1 commentaire

 

 
Marc-Roger Normand
 1663-1734
 

Voilà un musicien à priori peu connu..., mais si je vous révèle qu'il est né à Chaumes en Brie, tout s'éclaire.

Mais si ! Chaumes en Brie, la patrie de la dynastie Couperin.

 
Le papa de Marc-Roger était maître tailleur, ce qui ne prédestinait pas forcément l'enfant à la musique mais sa maman était la sœur de Louis Couperin le grand claveciniste et organiste et aussi de Charles violiste et virtuose de l'orgue mais surtout père de François Couperin dit "le Grand".

Yes, être cousin d'un tel monument de la musique française, ça n'a pas dû être facile tous les jours pour Marc-Roger qui se destinait aussi à la musique.

C'est peut-être pour cela que, très jeune, notre Marc-Roger va s'exiler pour tenter sa chance comme musicien auprès de la Princesse de Carignan puis du Roi de Sardaigne dont il deviendra le second puis le premier organiste.

C'est à Turin, capitale du royaume de Sardaigne (mais si !) que Marc-Roger Normand meurt en 1734, laissant pour la postérité un seul manuscrit de 70 pièces de clavecin composé d'œuvres diverses dont un certain nombre  de l'auteur lui-même sans que cela soit toujours précisé.

Les variations sur les Folies d'Espagne présentes dans le manuscrit ont une filiation directe avec celles de d'Anglebert et quand on sait que Normand a probablement étudié avec celui-ci, l'on peut raisonnablement penser qu'il en est le compositeur.

 

 
 
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SAINT VALENTIN UTILE

Par Le Lutin d'Ecouves - 11-02-2011 18:43:33 - 4 commentaires

 

Carrefour de St Quentin en Yvelines

Cette semaine :

 

 

 

C'est vrai quoi, y'en a marre de leur payer des sous-vêtements en soie pour qu'elles pètent dedans ! C'est la crise, place au cadeau utile !

Précision du photographe : le même rayon contenait des pèse-personnes. Restons délicats messieurs !

 

Merci à Loïc pour le cliché

 

 

 

 

 

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DES NOUVELLES DU CROSS

Par Le Lutin d'Ecouves - 07-02-2011 22:03:20 - 1 commentaire

 

La Plaine des Sports d'Alençon

 

 

 

C'est sur ce terrain que le Lutin vous donne rendez-vous pour vous parler un peu du cross,  ce sport incompréhensible : ICI.

 

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LE CIEL NOUS TOMBE SUR LA TÊTE

Par Le Lutin d'Ecouves - 06-02-2011 19:53:40 - 2 commentaires

 

 
A l'école, j'avais appris que mes ancêtres étaient les Gaulois. Ma ressemblance avec ces joyeux Celtes ne me semblait pas évidente, les grands blonds étant rares dans ma famille...

Finalement, ce manque de ressemblance m'arrangeait un peu car, à chaque fois qu'on étudiait l'histoire des Gaulois, ça finissait mal et finalement, ça me plaisait moyennement de me trouver du côté de Vercingétorix.
Cela dit, tout comme mes petits camarades écoliers des années 60, j'étais quand même assez fier de descendre putativement d'un peuple de guerriers indomptables d'autant qu'à cette époque (dès 1961) les albums d'Astérix le Gaulois s'étaient mis à redorer le blason gaulois mis à mal quelques années auparavant par une invasion de Germains bouffeurs de choucroute.

Mais voilà, il y avait quelque chose qui me chiffonnait, qui nous chiffonnait tous : nos merveilleux ancêtres qui partaient nus au combat et qui ne craignaient ni la mort ni la cuisine italienne ; ces moustachus bagarreurs et mal embouchés avaient peur d'une chose : que le ciel leur tombe sur la tête. Ridicule !

Apprendre un truc comme cela, c'est comme apprendre que Victor Hugo faisait des fautes d'orthographe, c'est comme apprendre que Jean-Sébastien Bach pétait en jouant de l'orgue ou que Beethoven était sourd... euh, non, ça c'est vrai.

Pourtant, la chose n'est pas une légende, on trouve cette information chez Ptolémée  (l'ancêtre de Cléopâtre), un des lieutenants d'Alexandre le Grand.

"Nous ne craignons rien sinon que le ciel ne tombe sur nos têtes", voilà ce qu'il rapporte après avoir assisté à une ambassade gauloise auprès de son maître.

Mais quelle idée avait donc poussé les Gaulois à aller ainsi se faire voir chez les Grecs !

Eh bien d'abord Gaulois est un mot d'origine grecque : Galatai veut dire envahisseurs  en grec ancien, le mot a ensuite donné Galli en latin.

Des Gaulois provenant de Gaule Cisalpine ont d'ailleurs fondé  en Asie Mineure un royaume qui a pris leur nom : Galatie. Ces Galates, devenus de vrais "Gallo-Grecs" ont fait souche et l'on trouve encore leur nom dans divers lieux de ce qui est devenu depuis la Turquie : le quartier Galata d'Istambul et la célèbre équipe de foot du Galatasaray (nom du lycée le plus connu et le plus ancien de Turquie).

Carte de la Galatie au 1er siècle av. JC (docu Wikipédia)

Mais revenons-en à Alexandre. C'est lors d'une de ses campagnes dans la région du Danube qu'il reçut une ambassade gauloise en présence de  Ptolémée. Le grand conquérant eut la surprise d'avoir en face de lui de fiers guerriers fort peu impressionnés par sa présence, devisant gaiement et festoyant à sa table en émettant force rot et buvant force coupes de vin grec.

Un peu estomaqué par le peu de crainte qu'il inspirait et habitué à plus de déférence, Alexandre demanda à ses hôtes ce qu'ils craignaient le plus, espérant peut-être qu'on lui réponde que c'était sa personne...

Les Gaulois se regardèrent l'air rigolard et, comme il fallait répondre quelque chose, il s'en tirèrent par une galéjade : "Nous ne craignons rien, grand Roi, sinon que le ciel ne tombe sur nos têtes". Et l'assemblée de s'esclaffer d'un gros rire gras.

Cette plaisanterie fut relayée par les historiens et au fur et à mesure, elle fut prise au sérieux. Comme quoi les historiens n'ont pas le boyau de la rigolade...

Quant à nos Gaulois, ils rentrèrent chez eux et quand ils racontèrent l'histoire de leur ambassade ; ce fut l'occasion d'une bonne tranche de marrade.



 

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LES FOLIES D'ESPAGNE 24

Par Le Lutin d'Ecouves - 02-02-2011 20:13:24 - 1 commentaire

 
Domenico Gallo
1730-1775

 

Domenico Gallo est un compositeur vénitien de la période  baroque tardive dont on ne sait pas grand chose hormis le fait qu'il est l'auteur de deux recueils de sonates et de quelques autres pièces.

Il aurait pu disparaître dans les oubliettes de l'histoire sans un bien étrange concours de circonstances :

En 1919, l'imprésario Serge de Diaghilev demanda à Igor Stravinsky de mettre en musique un ballet nommé "Pulcinella" en s'inspirant de l'œuvre du compositeur napolitain Pergolesi (1717-1736) à la carrière aussi courte que brillante (voir son Stabat Mater).

Stravinsky se met au travail et compose la musique du ballet qui sera créé en 1920 à l'Opéra de Paris avec des décors et des costumes de Pablo Picasso.

 

Stravinsky par Picasso (1920)

 

Sept des pièces du ballet étaient tirées d'un recueil paru en 1780 à Londres sous le titre "Twelve sonatas for two violins and a bass compos'd by Gio. Batt. Pergolese Author of the Stabat Mater"

Ce recueil eut un grand succès et connut une réédition en 1795. Or, aucune de ces pièces n'était de Pergolesi  mais le nom du célèbre auteur italien étant vendeur, l'éditeur Preston and son n'avait pas hésité à lui attribuer les partitions pour des raison commerciales (pratique courante à l'époque).

Le ballet de Stravinsky ayant fait ressurgir ces pièces,  elles intéressèrent  les musicologues qui finirent par découvrir vers 1950 que ces douze sonates (au demeurant excellentes) étaient de Gallo. 

Voilà comment un compositeur italien voué à l'anonymat dès sa mort au dix-huitième siècle  ressurgit au milieu du vingtième par le truchement d'une partition éditée en Angleterre et reprise par un musicien russe installé en France.

C'est dans un autre recueil de sonates pour deux violons et basse continue que l'on trouve une Follia assez peu connue et pourtant retentissante dont je vous livre un enregistrement live par "Le Musiche Nove" direction : Claudio Osele.

 

 
 
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