KikouBlog de Le Lutin d'Ecouves - Janvier 2013
Le Lutin d'Ecouves

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OFF ST LEONARD DES BOIS

Par Le Lutin d'Ecouves - 23-01-2013 10:27:41 - 6 commentaires

20 janvier 2013
 
 
Ce dimanche matin, les Trailers d'Ecouves ont pour une fois rendez-vous en centre-ville d'Alençon pour un périple de 24 km organisé par nos merlans bien-aimés : Allain et Hervé.
 
 
Allain connaît la région comme sa poche et c'est par d'inattendues sentes et de surprenants diverticules qu'il nous fait quitter la ville.
 
 
J'accompagne un moment Christine et ma petite cousine Gaëlle dans la montée sur la plateau d'Hesloup en passant par le trajet de l'ancien tramway datant du début du XXème siècle.
 
 
Après avoir longé la crête d'Hesloup, le groupe plonge vers la Sarthe que nous allons longer jusqu'au bout.


Et quand je dis plonger ... Moi et la cousine Germaine (en bleu devant) suivis de la petite sœur Cathy faisons une première démonstration de descente lutinesque, laissant tout le groupe dans notre dos ; d'aucuns se tapotant la tempe avec l'index en nous voyant passer.
 

S'en suit une longue progression le long le la Sarthe allant de Moulin à St Céneri sur des terrains ... exotiques et nonobstant techniques.
 

St Céneri-St Léonard par les chemins, j'accompagne à nouveau la jeune Gaëlle rejointe par Cathy qui modère un peu son allure. Il faut dire qu'elle a déjà couru 18 bornes dans la neige hier. Avec le plat de résistance d'aujourd'hui, ça lui fera un marathon tout-terrain dans le weekend. Quelle santé !


Bon, ça commence à chauffer ! Et v'là que JMF, le sanglier qui a des lettres, se met à nous entraîner sur une dernière côte non prévue au programme en arrivant à St Léonard ! 
 

Il faut dire que la région n'est pas bien plate, la Sarthe creusant une profonde vallée dans le grès armoricain. Là, les organismes commencent à fumer, ce qui n'empêche pas la cousine de partir comme une folle dans les cailloux de la descente avec le Yannick. Troll qui s'en dédit ... le Lutin les suit et nous arrivons à St Léonard en faisant des pointes de 19 km/h dans la boue et la caillasse. Des fous, j'vous dis !
 

En arrivant, nous apercevons le Haut Fourché, un des bords du synclinal. Chacun est bien content d'éviter ce monstre pentu en passant par la Sarthe. Il est temps de se restaurer ... Et nos organisateurs nous ont réservé de la place pour manger et boire dans l'endroit qu'il faut.


Bon, je ne me souviens pas bien de la suite mais je crois qu'il y avait beaucoup de bruit et de la cervoise comme à la fin des albums d'Astérix.
 
Vivent les Ch'tis et leurs bières !
 
 
 
 

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PROMENADE EN BLANCHE ECOUVES

Par Le Lutin d'Ecouves - 19-01-2013 22:16:45 - 5 commentaires

19 janvier

 

Radon est bien frileux ce matin, tout comme les quelques Trailers d'Ecouves que j'ai contactés pour aller courir par moins 1° ce samedi matin ; seule Cathy, la presque petite sœur, m'accompagne pour cette balade de 2h25 dans la forêt figée par les frimas hivernaux.

 
Dans notre Normandie, la neige est une blanche fête, rare et donc précieuse. Pourtant, nul ne se précipite pour arpenter Ecouves vêtue d'hermine et nous nous trouvons seuls à marquer, comme à regret, sa virginité sylvestre.
 
 
Après avoir croisé un gracieux chevreuil près des Chauvières, nous avons la chance d'apercevoir trois cerfs qui nous observent un moment non loin du Rendez-Vous. Les diables ne se laissent cependant pas facilement photographier et resteront une ombre sur mon cliché avant de disparaître sans bruit.


La remontée vers la Croix-Médavy se fait par un marais dont les anciens chemins sont devenus ruisseaux.


Nous sommes proches du sommet d'Ecouves et il fait subitement plus frais ...


Là, le souffle d'hiver a givré les dures aiguilles ; sapins pectinés et pins sylvestres prennent des allures spectrales.


Il est temps de rentrer et nous passons par le Mont-Coq au bas duquel le printemps couve ses verts desseins sous un linceul nival.





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VIVALDI ET LE CONCERTO 9

Par Le Lutin d'Ecouves - 13-01-2013 18:38:03 - 1 commentaire


Basson
 
Basson XVIIIème siècle
 

C'est à la fin du XVIème siècle qu'on eut l'idée d'assembler deux corps de bombarde (instrument à anche double bien connu des Bretons) ensemble en les faisant communiquer par leur extrémité. Ainsi est né le dulcian qui deviendra plus tard le basson, appelé fagott par les Anglais et les Allemands car il ressemble à deux morceaux de bois fagotés ensemble.
 
Vivaldi aimait assez l'instrument pour lui consacrer 39 concertos, c'est à dire presque autant que pour la flûte et le hautbois réunis. Le plus célèbre est certainement le concerto RV484 qui met si bien en valeur la douceur et la profondeur du grand instrument.


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DERNIÈRES LUEURS

Par Le Lutin d'Ecouves - 01-01-2013 10:13:03 - 1 commentaire

 
Avec le temps, nos relations s'étaient distendues et je ne réussissais la plupart du temps à le voir qu'à Noël ou quand il y avait un nouveau coup dur. Pourtant, juste une heure de route nous séparait.

C'était un petit novembre frais mais ensoleillé, c'était un petit hôpital à la campagne avec ses peintures défraîchies, ses personnes âgées dans le hall et ses infirmières toujours dévouées et respectueuses. On sentait bien qu'on n'était pas ici pour guérir. On était là pour attendre.

Arrivé dans sa chambre, je le trouvai encore plus fatigué, encore plus couleur de terre. Il me sourit cependant. Malgré des relations à éclipses et deux mondes si différents, nous n'étions jamais entrés en conflit. Nous nous aimions bien et je ne saurais expliquer pourquoi.

"On descend dans l'entrée...", je savais pourquoi il ne voulait pas qu'on s'entretienne dans sa chambre ; même si prendre l'ascenseur lui demandait un effort, un tour au rez-de-chaussée allait lui permettre de tirer sur sa foutue cigarette. 

Nous nous assîmes un moment, nous regardant l'un l'autre, échangeant quelques propos sur mes derniers cross ou mon prochain marathon. Lui, n'avait rien à me raconter en dehors peut-être d'une blague sans conviction sur le dernier organe qu'on lui avait prélevé. J'avais presque honte de mon insolente santé mais cependant, mes récits semblaient lui faire plaisir comme s'il y était pour quelque chose, lui le grand frère, l'adolescent sportif et hyperactif qu'enfant j'essayais de suivre.

Au bout d'une trentaine de minutes, je vis qu'il était épuisé. Il redressa l'arc de son corps étique et se dirigea vers la porte vitrée. "Je t'accompagne jusqu'à ta voiture." Cent mètres à peine et une demi-cigarette : il était à bout de souffle. Je l'embrassai et le laissai rebrousser chemin. Je n'en menais pas large, me sentant confusément coupable d'une faute que je n'avais pas commise.

Dessin de Spencer Zahn pour Procol Harum (1973)


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