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Le Lutin d'Ecouves

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CENT MÈTRES CARRÉS : MES LÉPIDOPTÈRES (II)

Par Le Lutin d'Ecouves - 18-02-2020 15:34:15 - 6 commentaires

Cette série de billets a pour but de faire un catalogue forcément incomplet des arachnides et insectes photographiés par mes soins dans mon petit jardin urbain d'Alençon de seulement 100 m². J'avais déjà commis un billet en 2017 mais je m'étais arrêté à 100 spécimens alors que chaque année m'apporte de nouvelles surprises ; de plus, ce billet ne comportait que des photos. Ce  petit hobby scientifique m'a beaucoup appris, entre autres que, pour qui sait regarder, la beauté de la nature est infinie. J'estime l'identification des espèces exacte à 95%. Que les spécialistes pardonnent mes éventuelles erreurs et qu'ils m'en fassent part que je les rectifie.
 
 
Lépidoptères (2ème partie)

Après avoir passé en revue mes papillons de jour, j'aborde maintenant les sésies, phalènes, les papillons nocturnes ou crépusculaires, et même les papillons qui devraient être nocturnes mais qui n'étaient pas au courant... Je n'en ai trouvé qu'un petit nombre vu que je ne fais pas de photos la nuit. Pourtant, ces papillons représentent huit à dix fois plus d'espèces que les papillons de jour et sont parfois d'une grande beauté comme ce grand paon de nuit large comme une main que j'ai déjà croisé dans mon jardin une nuit d'été ou le magnifique sphinx de la vigne, énorme papillon jaune et rose.
 
 Macroglossum stellatarum
 
Le sphinx colibri est un phénomène difficile à photographier car c'est un butineur fou qui change de place toutes les deux à trois secondes. Ce papillon peu voler à 50 km/h et aspirer son poids en eau sucrée en moins de 20 min, ce qui l'oblige à uriner tout en butinant pour ne pas s'alourdir. Tout cela pour alimenter son moteur de dingue qui lui permet de faire tourner ses ailes de 65 à 75 tours/seconde. C'est un migrateur originaire d'Afrique du Nord mais depuis un certain temps, des individus sédentaires s'observent chez nous, faisant souche sur place grâce au réchauffement climatique.

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Synanthedon formicaeformis

Les sésies sont des papillons dont les ailes manquent d'écailles et dont les membranes centrales sont ainsi translucides. La sésie fourmi pond ses oeufs sur les saules dont les feuilles servent de nourriture à ses chenilles.

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Synanthedon tipuliformis

La chenille de la sésie du groseillier s'attaque à la moelle des branches de groseillier et de cassissier, provoquant le dépérissement des arbustes (le cassissier y résiste mieux mais on ne sait pourquoi). Comme un certain nombre d'autres sésies, ce papillon imite plus ou moins les vespidés (guêpes) pour échapper à certains prédateurs. 

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Adela reaumurella

L'adèle verdoyante vit à proximité des arbres et sa chenille se nourrit dans la litière où elle s'abrite en formant un manteau de débris de feuilles autour de son corps. Les mâles comme présenté ici ont des antennes quatre à cinq fois plus longues que le corps. Ils volent en essaim à la saison (entre avril et juin selon la région) puis se reproduisent avec les femelles aux antennes bien plus discrètes. L'activité de l'adèle ne dure qu'environ deux semaines et il n'y a qu'une génération par saison. 

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Cydalima perspectalis

Ce joli papillon n'est autre que la terrible pyrale du buis dont j'ai vu les terribles dégâts lors d'une rando sur le causse du Larzac en septembre dernier : pas un buis n'avait survécu et mon passage à proximité des arbustes soulevait des nuages de pyrales. La petite chenille de ce papillon prolifique est d'une voracité sans nom et détruit littéralement le milieu dans lequel elle vit obligeant l'espèce à se déplacer ou bien périr. La pyrale, insecte asiatique, est arrivée en France en 2008 en passant par l'Allemagne et elle a maintenant envahi tout le pays. En ce qui concerne mes buis, il a fallu peigner les arbustes pour prélever les chenilles à la main et leur offrir un bain bien chaud. Et il faut recommencer jusqu'en novembre car l'animal ne cesse de se reproduire (3 générations minimum et 200 à 300 œufs par femelle) et hiverne à l'état de chenille ou de chrysalide. Seul le froid arrête son activité, le réchauffement global actuel lui ouvre donc d'intéressantes perspectives. En Europe, cet insecte n'a pas de prédateur déclaré mais en Chine, le frelon asiatique se nourrit de ses chenilles. Manque de bol, ici on fait la chasse à ce frelon pourtant plutôt pacifique. Caramba, encore raté !
 
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Chiasmia clathrata

Le géomètre à barreaux est une phalène diurne courante dans toute la France, sa chenille se nourrit sur les légumineuses, les genêts, le trèfle.

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 Triodia sylvina
 
Ah, voici un vrai papillon de nuit égaré de jour dans mon jardin. La chenille de la sylvine vit deux ans dans le sol en se nourrissant de racines de plantain, de pissenlit, de carotte, fougère... encore quelqu'un de pas difficile.
 
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 Emmelina monodactyla
 
Mais si, le ptérophore du liseron est un papillon très courant et très discret surtout dans cette position. Bon, s'il ouvre ses ailes, ce n'est pas à son avantage avec son air un peu mité...  Vu son nom, on se doute de ce que mange sa chenille ; les jardiniers trouveront donc ce petit papillon fort sympathique.
 
 
 
 

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CENT MÈTRES CARRÉS : MES LÉPIDOPTÈRES (I)

Par Le Lutin d'Ecouves - 06-02-2020 14:43:36 - 6 commentaires

Cette série de billets a pour but de faire un catalogue forcément incomplet des arachnides et insectes photographiés par mes soins dans mon petit jardin urbain d'Alençon de seulement 100 m². J'avais déjà commis un billet en 2017 mais je m'étais arrêté à 100 spécimens alors que chaque année m'apporte de nouvelles surprises ; de plus, ce billet ne comportait que des photos. Ce  petit hobby scientifique m'a beaucoup appris, entre autres que, pour qui sait regarder, la beauté de la nature est infinie. J'estime l'identification des espèces exacte à 95%. Que les spécialistes pardonnent mes éventuelles erreurs et qu'ils m'en fassent part que je les rectifie.
 
 
Lépidoptères (1ère partie)

S'il est un ordre d'insectes qui a bonne presse, c'est bien celui des lépidoptères, autrement dit les papillons. Ils sont jolis, ne bourdonnent pas et évitent de se promener sur vos aliments ou sur votre très vieille grande-tante. Le papillon est Disney-compatible, contrairement à nombre de petites bêtes qu'on écrase sans réfléchir juste parce qu'on les trouve moches ou gênantes. Et pourtant... et pourtant le nombre de papillons a été divisé par deux ces vingt dernières années et, si je me réfère aux souvenirs de prés couverts de papillons de mon enfance, ce serait bien une division par dix ces cinquante dernières années. Eh oui, malheureusement pour eux, ces si gracieux insectes ont des formes larvaires appelées chenilles et celles-ci ont parfois un comportement vorace qui déplaît à l'homme qui s'empresse de balancer des nuages de produits tchernobylisants autant que minamatesques dans la campagne et même dans certains jardins. Ce n'est pas le cas chez moi où j'ai recensé quelques espèces.


Polygonia C-album

Le Robert-le-diable est facilement reconnaissable à ses ailes découpées. Il ne faut pas trop se fier à sa couleur qui va du jaune au rouge en passant par l'orange mais il y a un truc qui permet de l'identifier à tous les coups : le revers de chaque aile comporte un petit "C" blanc dessiné d'où son nom latin (C-album = C blanc). Sa chenille peut se nourrir sur votre noisetier ou votre groseillier et est couverte de blanc, ce qui la fait ressembler à une fiente d'oiseau, la protégeant des volatiles qui répugnent à manger leur caca !
 
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 Aglais urticae

La petite tortue est un des papillons les plus courants, on le trouve un peu partout des plaines aux montagnes à condition que la nourriture de sa chenille s'y trouve, ce qui n'est pas rare vu que c'est l'ortie (urticae). Comme la précédente espèce, c'est un papillon hivernant : la dernière génération (2ème ou 3ème selon l'endroit) passant la saison froide à l'état imagal dans des granges ou autres bâtiments d'où il ressort très tôt, parfois en mars avant la fin de l'hiver.
 
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 Vanessa atalanta

Très courant, le vulcain est aussi un papillon de l'ortie mais c'est en plus un grand voyageur qui passe l'hiver dans la zone méditerranéenne pour remonter dans le nord au printemps. L'adulte (imago) ne se nourrit pas d'orties comme le font ses chenilles mais il butine ou alors il va sucer le jus de fruits mûrs ou même pourris. La chenille, ne possédant pas de système de défense s'enroule dans les feuilles d'ortie pour se protéger des prédateurs et manger tout à son aise.


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Maniola jurtina

Le myrtil est un papillon ubiquiste, en gros, cela veut dire qu'on le trouve quasiment partout... Il est effectivement très courant car sa chenille se nourrit de poacées, c'est à dire les graminées qui sont les plantes les plus répandues. C'est plutôt un papillon d'été qui hiverne sous forme larvaire. Les mâles (dessus des ailes marron) éclosent les premiers et s'accouplent avec les femelles (dessus des ailes marron et jaune) dès qu'elles pointent le bout de leur trompe. Les premiers mâles ont maintenant tendance à éclore fin mai avec deux semaines d'avance sur leurs habitudes d'il y a trente ans, preuve s'il en est d'un réchauffement global progressif (source : Bourgogne Franche-Comté Nature).

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 Pararge aegeria
 
Le tircis est encore plus courant que ses camarades cités ci-dessus et c'est aussi dû au fait que ses plantes hôtes sont partout comme les poacées y compris le chiendent. Très courant en lisière de forêt, il s'observe aussi dans les jardins et les parcs d'avril à octobre (trois générations). Le mâle a un comportement territorial et monte la garde sur son petit domaine alors que la femelle passe son temps à... papillonner. Les mâles défendent âprement leur zone, n'hésitant pas à se battre pour chasser les importuns. Une étude de l'Université de Lyon a permis de prouver que plus le territoire d'un mâle est grand et éclairé, plus il avait de chances de s'accoupler car cela lui permettait de mieux repérer ces dames.

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Aglais io

Le paon du jour est aussi beau que répandu, sa chenille vit elle aussi sur les orties et l'adulte butine toutes les fleurs qu'il rencontre. Les ocelles de ses ailes sont censés effrayer les éventuels prédateurs et, si cela ne suffit pas, il replie ses ailes, montrant des couleurs brunes qui se fondent facilement dans le décor. C'est un papillon trogloxène qui n'hésite pas à se reposer ou hiverner dans des cavités naturelles ou artificielles (grottes, cavernes, mines, tunnels...).

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Pieris brassicae
 
La piéride du chou est ce papillon blanc à revers jaunâtres dont la chenille se nourrit de chou (quelle surprise !) mais aussi de capucine. L'espèce n'est pas menacée et résiste plutôt bien à la pollution générée par l'homme. Heureusement pour les amateurs de chou, la population de piérides est régulée par plusieurs petits parasites hyménoptères ou diptères qui pondent leurs œufs dans les chenilles qui sont ensuite dévorées par les larves. Ces parasites maintiennent ainsi un équilibre naturel qui empêche l'espèce de trop se développer. Et en plus, ça ne pollue pas !

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Iphiclides podalirius

Le flambé est un grand et magnifique papillon. Malheureusement, le seul  spécimen que j'aie pu photographier dans mon jardin avait beaucoup vécu et l'on observe mal ses deux longues queues et son bel ocelle coloré. Je ne vais pas me plaindre car ce papillon est thermophile et est assez rare dans le nord. Pour tout dire, celui-ci est le premier que je vois dans ma région. Par contre, j'en ai observé pas mal dans les Alpes où ils font du "hill toping", pratique consistant à se regrouper en masse au sommet de collines pour pratiquer la sexualité de groupe avant de redescendre pour vaquer à d'autres occupations. Sa chenille se nourrit généralement sur des arbres fruitiers.





 
 


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CENT MÈTRES CARRÉS : MES COLÉOPTÈRES (III)

Par Le Lutin d'Ecouves - 13-01-2020 15:37:27 - 2 commentaires

Cette série de billets a pour but de faire un catalogue forcément incomplet des arachnides et insectes photographiés par mes soins dans mon petit jardin urbain d'Alençon de seulement 100 m². J'avais déjà commis un billet en 2017 mais je m'étais arrêté à 100 spécimens alors que chaque année m'apporte de nouvelles surprises ; de plus, ce billet ne comportait que des photos. Ce  petit hobby scientifique m'a beaucoup appris, entre autres que, pour qui sait regarder, la beauté de la nature est infinie. J'estime l'identification des espèces exacte à 95%. Que les spécialistes pardonnent mes éventuelles erreurs et qu'ils m'en fassent part que je les rectifie.

Coléoptères (3ème partie)

Melolontha melolontha

Voici le seul hanneton commun que j'ai pu photographier en dix ans dans mon jardin. Dans mon enfance, cet insecte était bien connu des enfants qui jouaient volontiers avec ces animaux qui, après avoir passé trois années à grignoter les petites racines (radicelles) dans le sol, sortaient par milliers au printemps et quand je dis par milliers, il faudrait dire par millions ou même par milliards si l'on en croit "L'Année Scientifique et Industrielle de 1888" relatant le "Hannetonnage" des enfants des écoles chez mes voisins mayennais d'Ernée (texte édifiant à voir sur Insectes.net). Le DDT puis d'autres peu sympathiques produits tchernobyliens ont ensuite remplacé les petites mains pour faire presque disparaître cet insecte qui avait le tort d'être incroyablement prolifique, entraînant par là-même dans l'abîme tout un tas d'autres espèces d'insectes ainsi que les oiseaux qui s'en nourrissaient. Même si l'on ne peut ignorer les dégâts des hannetons (avec 50 larves au mètre carré, plus grand chose ne pousse), traiter ainsi les sols revient à vouloir régler le problème de la petite délinquance en employant des bombes au napalm. Donc, si vous trouvez des larves de hanneton en bêchant votre jardin, prélevez-les à la main et mettez-les chez votre voisin qui, de toute façon, a un jardin plus moche que le vôtre. Ou alors, exposez les larves à l'air libre dans un récipient où les oiseaux viendront se servir.
Attention, si vous trouvez des vers blancs dans votre compost, ce sont des larves de cétoines qui sont utiles à ce même compost.
 
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 Trichius fasciatus

Autre scarabéidé, la trichie fasciée (Bee beetle en anglais) ne pose par contre aucun problème pour le jardinier car sa larve se développe dans le bois en décomposition quant aux adultes, ce sont des butineurs (un peu brouteurs quand même...) participant comme les abeilles à la pollinisation des fleurs. 

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Lucanus cervus

Le lucane cerf-volant est le plus grand insecte européen, du moins le mâle (souvent 8 cm) car la femelle est nettement plus petite et ne comporte pas ces imposantes mandibules qui pourtant ne causeront pas de dégâts à vos mains si vous vous saisissez du mâle alors que celles de la femelle, plus modestes mais bien acérées, peuvent pincer jusqu'au sang. En fait, les grands attributs du mâle lui servent à la castagne car ces messieurs se battent comme des chiffonniers pour la possession des femelles. La plupart du temps, ces bagarres se soldent surtout par des rayures sur la carrosserie et peu de blessures à part d'amour-propre en ce qui concerne les vaincus.

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 Clytus arietis
 
Passons aux Cérambycidés, ces insectes longicornes. Le clyte bélier a un petit air de guêpe mal imitée mais il est totalement inoffensif. Les larves se développent dans du bois mort  et les adultes se nourrissent de nectar et de pollen. 
 

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Agapanthia cardui

Chez l'agapanthie du chardon, c'est le mâle qui est nettement plus petit que la femelle (ce qui est très fréquent chez les insectes sauf chez le lucane). La femelle de ce longicorne pond dans les tiges des chardons où les larves se développent. L'espèce apprécie aussi les marguerites et les mélilots.
 
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 Brachyleptura fulva
 
Le lepture fauve se rencontre plutôt dans les bois où se développent ses larves mais les adultes lors de leur courte vie (deux à trois semaines) voyagent assez pour arriver chez moi où ils se nourrissent de nectar et de pollen. 
 
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 Stictoleptura rubra
 
Autre longicorne très proche du précédent, le lepture rouge pond ses œufs dans du bois mort de conifères. Le pronotum (plaque au-dessus du thorax) du mâle est noir et celui de la femelle est rouge. On a donc droit à une dame sur la photo.

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Oedemera podagrariae
 
L'œdémère ochracé (famille des oedeméridés) se trouve souvent sur les ombellifères mais il ne dédaigne pas mes chardons bleus. Comme pour les cérambycidés, les adultes se nourrissent sur les fleurs et les larves dans le bois mort. Imaginez l'état d'encombrement des forêts si toutes ces espèces d'insectes aidant à la décomposition du bois n'existaient pas !

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Rhagonycha fulva
 
Malgré la ressemblance avec les oedeméridés, le téléphore fauve fait partie d'une autre famille, celle des cantharides. Le téléphore fauve se nourrit de petits insectes et de pollen (il participe donc à sa dispersion et à la pollinisation comme de très nombreux insectes) sa larve vit au sol et se nourrit aussi de petits insectes et de jeunes escargots. Le jardinier y voit là une certaine utilité !
 
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Lagria hirta

Les ténébrions sont une vaste famille de coléoptères dont le plus connu est le ténébrion meunier dont la larve est le ver de farine. La larve de la lagrie hérissée se contente de consommer des végétaux en décomposition, surtout les feuilles mortes. Les adultes se nourrissent essentiellement de pollen et de nectar. 

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 Otiorhynchus armadillo

Terminons par les curculionidés ou charançons dont il existe 1500 espèces en France. Ce sont des polyphages peu aimés des jardiniers mais ils sont si mignons que je me garderai bien de leur faire du mal. Celui-ci ne semble pas avoir de nom vernaculaire.

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Lixus angustatus

Le charançon de la mauve se nourrit sur cette belle plante qui ne pousse pas dans mon jardin. Je suppose que ce spécimen (c'est une femelle, ça se voit à sont rostre noir) était de passage.









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CENT MÈTRES CARRÉS : MES COLÉOPTÈRES (II)

Par Le Lutin d'Ecouves - 19-12-2019 17:13:24 - 5 commentaires

Cette série de billets a pour but de faire un catalogue forcément incomplet des arachnides et insectes photographiés par mes soins dans mon petit jardin urbain d'Alençon de seulement 100 m². J'avais déjà commis un billet en 2017 mais je m'étais arrêté à 100 spécimens alors que chaque année m'apporte de nouvelles surprises ; de plus, ce billet ne comportait que des photos. Ce  petit hobby scientifique m'a beaucoup appris, entre autres que, pour qui sait regarder, la beauté de la nature est infinie. J'estime l'identification des espèces exacte à 95%. Que les spécialistes pardonnent mes éventuelles erreurs et qu'ils m'en fassent part que je les rectifie.

Coléoptères  (2ème partie)
 
  Clytra laeviscula

Commençons la famille des chrysomélidés par le clytre du saule. Cet insecte ressemblant à une coccinelle allongée a une façon bien à lui d'élever ses enfants : la femelle entoure ses œufs de ses propres excréments et de sécrétions diverses puis les dépose à proximité d'une fourmilière. Les fourmis qui n'y voient que du feu utilisent ces œufs comme matériau de construction. Les larves de clytre, à leur éclosion, vont ensuite se nourrir de ce qu'elles trouvent sur place comme des œufs ou des larves de fourmis.
 
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Chrysolina herbacea

Petit bijou aux reflets métalliques, la chrysomèle de la menthe vit et se reproduit dans des massifs de menthe que nous entretenons exprès pour ce petit dévoreur insatiable qui nous en laisse quand même un peu... Certains individus ont des reflets bronze. 

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 Chrysolina bankii
 
La chrysomèle de Banks est un peu plus grosse que la précédente et peut aussi se nourrir de la menthe ou même d'orties. Chez moi, elle préfère la mélisse qui se trouve juste à côté du massif de menthe.

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Chrysolina americana
 
La chrysomèle américaine est aussi appelée chrysomèle du romarin mais je la trouve essentiellement sur ma lavande. Son appellation "américaine" est due à une erreur du grand naturaliste Linné, l'animal est bien autochtone et a depuis longtemps trouvé un équilibre naturel avec les plantes dont il se nourrit, ne causant que des dégâts limités.

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Leptinotarsa decemlineata

Ce chrysomélidé est, lui, bien d'origine américaine, du Colorado exactement. Le doryphore s'y nourrissait de morelle rostrée quand on introduisit la pomme de terre dans sa région vers 1850. Tout comme le Belge adopta la frite, le doryphore raffola de la pomme de terre et se mit à suivre sa progression dans tout le pays. Il attendit la Première Guerre Mondiale pour franchir l'Atlantique et, contrairement à ce qu'on croit, il n'est aucunement responsable de la famine de 1845-1852 en Irlande qui fit un million de morts (les deux responsables furent le mildiou et le gouvernement ultra-libéral de John Russell qui était un fervent adepte du laisser-faire en économie). Cela dit, le doryphore fit bien des ravages dans les années 1940 dans notre pays. A cette époque, on employait parfois les enfants des écoles (comme ma maman) pour ramasser ces insectes à la main (c'est facile et efficace). A noter que nos amis Allemands se livrant à l'époque à des réquisitions de nourriture sur le dos des Français eurent droit au sobriquet de "doryphores". Depuis, la lutte chimique s'est avérée un peu trop efficiente car ce bel insecte se fait nettement plus rare dans les jardins.

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Crioceris lilii
 
Ce petit bijou de criocère du lys passe son temps à copuler et à manger. Et pas qu'un peu, vos beaux lys peuvent être ratiboisés en peu de temps par cet insecte et ses larves qui, pour être plus discrètes que l'adulte, se dissimulent sous leurs propres excréments. Cet insecte étant fort beau, je conseille de n'en garder que quelques spécimens et de prélever les autres à la main pour mettre un maximum d'adultes chez le voisin.
 
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 Gastrophysa polygoni
 
Autre chrysomélidé très proche, la gastrophyse de la renouée est bien mieux vue que le criocère du lys car elle s'attaque à des plantes considérées comme des mauvaises herbes ou même invasives comme la renouée du Japon. 

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Cetonia aurata

La cétoine dorée fait partie d'une autre famille que les chrysomèles même si sa jolie couleur métallique peut faire penser à ces derniers. C’est un gros insecte au vol bruyant totalement inoffensif car surtout polliniphage ce qui en fait par conséquent un pollinisateur très efficace car il va de fleur en fleur pour se nourrir. Ses larves ressemblent à celles du hanneton et les ignorants les suppriment alors que ces larves ne se nourrissent que de débris et sont très utiles à l'élaboration de votre compost.

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Oxythyrea funesta
 
La cétoine grise appelée parfois "drap mortuaire" est couverte de poils qu'elle perd au fur et à mesure de sa vie pour finir entièrement lisse. Elle se nourrit surtout de fleurs mais ses dégâts restent limités.
 
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 Valgus hemipterus
 
La cétoine punaise se nourrit d'ombellifères et pond ses œufs dans du bois mort où ses larves se développent.

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Voilà pour les chrysomèles et les cétoines mais la grande famille des coléoptères est vaste et il reste encore un gros chapitre à parcourir...
 


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CENT MÈTRES CARRÉS : MES COLÉOPTÈRES (I)

Par Le Lutin d'Ecouves - 27-11-2019 17:28:13 - 8 commentaires

Cette série de billets a pour but de faire un catalogue forcément incomplet des arachnides et insectes photographiés par mes soins dans mon petit jardin urbain d'Alençon de seulement 100 m². J'avais déjà commis un billet en 2017 mais je m'étais arrêté à 100 spécimens alors que chaque année m'apporte de nouvelles surprises ; de plus, ce billet ne comportait que des photos. Ce  petit hobby scientifique m'a beaucoup appris, entre autres que, pour qui sait regarder, la beauté de la nature est infinie. J'estime l'identification des espèces exacte à 95%. Que les spécialistes pardonnent mes éventuelles erreurs et qu'ils m'en fassent part que je les rectifie.
 
 
Coléoptères (1ère partie)
 
Pour ceux qui auraient oublié la leçon de choses de la septième, euh... du CM2, les coléoptères sont ces insectes qui ont les ailes protégées par des élytres. Le terme vient du grec "koleos" désignant le fourreau de l'épée mais aussi, par analogie, un des mots désignant le vagin, les conducteurs de SUV Renault apprécieront.

On va commencer par la famille des coccinelles dont je n'aurais pas imaginé la variété avant de me pencher sur le sujet.

Coccinella septempunctata
 
A tout seigneur tout honneur, la terrible coccinelle à sept points, l'Attila des pucerons. Au sortir de l’œuf, elle ressemble à ça :
 
 

Et "ça" c'est une larve tellement vorace que quand elle est en manque de pucerons, elle n'hésite pas à manger ses petites sœurs de taille inférieure ou encore dans l’œuf. Faut pas se gêner d'autant plus qu'elle est la seule à digérer ses congénères (en dehors d'Harmonia la coquine) car les autres animaux hésitent à boulotter de la coccinelle sous la forme œuf, larve ou adulte car elle contient un dangereux alcaloïde (coccinelline) qui dissout instantanément l'intérieur du puceron quand il est mordu mais qui donne aussi cet horrible goût amer* à l'insecte quand il est ingéré. L'oiseau qui a mangé une coccinelle s'en souvient toute sa vie et ne recommence plus, averti qu'il est par la couleur rouge de l'animal qui est un signe naturel de danger.


Eh bien, elle n'est pas rouge la coccinelle quand, après métamorphose, elle sort de sa nymphe mais rassurez-vous, en quelques heures elle passe du jaune au rouge pendant que des points noirs apparaissent sur ses élytres.

*Je confirme, j'ai goûté.

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Adalia bipunctata

Un tiers plus petite que sa cousine à sept points, la coccinelle à deux points est elle aussi une grande consommatrice de pucerons. Malheureusement pour elle, l'introduction des coccinelles asiatiques en Europe a considérablement réduit sa population et dans certains pays comme en Angleterre, son effectif a déjà été réduit de moitié.
 
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 Harmonia axyridis

La voilà justement la coupable ! Ce que vous voyez sur la photo n'est pas une fornication contre nature mais bien un accouplement de deux spécimens de la même espèce : la coccinelle asiatique. Les Américains la nomment "coccinelle arlequin" à cause de sa grande diversité de couleurs. Elle est de grande taille, semblable à notre coccinelle à sept points et est largement aussi vorace, tellement vorace qu'elle n'hésite pas à manger ses consœurs européennes quand elles sont à l'état de larves ; ce qui n'est pas réciproque, la larve d'harmonia axyridis étant hérissée de piquants et bourrée de défenses chimiques. De bonnes âmes voulant limiter le recours aux pesticides contre les pucerons avaient trouvé malin d'introduire massivement cette goinfre au début des années 80. Résultat : elle met en danger les coccinelles indigènes en créant un déséquilibre écologique. Le phénomène est d'ailleurs mondial car l'introduction de notre gentille coccinelle à sept points alliée pour une fois à la coccinelle asiatique a réduit d'au moins 60% la population de coccinelles à bandes transversales indigènes des Etats-Unis et du Canada. Comme quoi on est toujours l'envahisseur de quelqu'un...

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Hippodamia variegata

La coccinelle des friches est une petite espèce de la taille de la coccinelle à deux points et elle a le même régime alimentaire (pucerons, cochenilles) qu'elle peut diversifier en consommant du pollen ou du miellat.

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Propylea quatuordecimpunctata
 
La coccinelle à damier, elle aussi de petite taille, est appelée comme cela car, parmi l'importante variété de formes, elle peut présenter des taches presque rectangulaires. Très présente dans les herbacées (ortie, berce, armoise etc...), c'est aussi une grande consommatrice de pucerons. C'est une espèce très prolifique qui produit deux générations par an.

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 Coccinula quatuordecimpustulata
 
Elle aussi est censée avoir 14 points mais c'est la coccinule à quatorze taches qui n'est semble-t-il pas renseignée dans ma région. Elle mange des pucerons comme tout le monde, enfin presque...
 
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 Platynaspis luteorubra
 
La coccinelle fulgurante est très petite (3mm) et couverte de fins poils ce qui lui donne un aspect duveteux. Sa biologie est peu connue mais on sait qu'elle se nourrit de pucerons. Sa présence dans mon jardin est une énigme car c'est une espèce de prairies et de bords d'étangs.
 
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Henosepilachna argus

Toutes les coccinelles ne se nourrissent pas de pucerons, la coccinelle de la bryone est une espèce phytophage (qui mange des végétaux)  que l'on a des chances de trouver sur les cucurbitacées mais qui a été attirée en l'occurrence par mon chardon bleu qui diffuse une légère odeur de cadavre. La bryone étant une plante hautement toxique, je déconseillerais la consommation de cette coccinelle...

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Psyllobora vigintiduopunctata

La petite coccinelle à 22 points est mycétophage (qui mange des champignons), elle se nourrit essentiellement des champignons responsables de l'oïdium, maladie des plantes due à l'humidité.
 
 
 


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CENT MÈTRES CARRÉS : MES ARACHNIDES

Par Le Lutin d'Ecouves - 09-11-2019 13:07:58 - 6 commentaires

Cette série de billets a pour but de faire un catalogue forcément incomplet des arachnides et insectes photographiés par mes soins dans mon petit jardin urbain d'Alençon de seulement 100 m². J'avais déjà commis un billet en 2017 mais je m'étais arrêté à 100 spécimens alors que chaque année m'apporte de nouvelles surprises ; de plus, ce billet ne comportait que des photos. Ce  petit hobby scientifique m'a beaucoup appris, entre autres que, pour qui sait regarder, la beauté de la nature est infinie. J'estime l'identification des espèces exacte à 95%. Que les spécialistes pardonnent mes éventuelles erreurs et qu'ils m'en fassent part que je les rectifie.
 
Arachnides
 
Parents pauvres de ma collection, les araignées méritaient cependant de débuter cette série de billets. Celles présentées ici ne sont qu'une partie des individus parcourant mon jardin car il m'est difficile de photographier au ras du sol la quantité d'araignées coureuses qui galopent dans la précipitation ainsi que celles qui passent la journée cachées dans un trou sombre.
 
Araneus diadematus
 
L'épeire diadème, facilement reconnaissable à sa croix sur le dos est la reine du jardin sur lequel elle règne littéralement en septembre et octobre au grand dam des insectes qui se prennent dans sa magnifique toile à la géométrie parfaite. En fin de saison, elle peut être énorme et impressionne les petites âmes qui ignorent qu'elle est inoffensive pour l'homme qui peut la prendre dans sa main sans crainte.
 
 Nid d'Araneus diadematus.
 
La ponte de cette épeire donne ensuite lieu à un petit nid constitué de plusieurs centaines de petites araignées qui restent regroupées jusqu'à ce qu'elles prennent leur indépendance en émettant chacune un fil qui, en augmentant leur prise au vent les fait s'envoler au hasard. Qui n'a jamais vu ces fils se promener dans l'air par beau temps ? On appelle ce type de migration : le ballooning.
 
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 Araneus quadratus
 
L'épeire carrée est reconnaissable aux quatre points qu'elle possède sur le dos (non visibles sur cette photo), sa couleur est très variable. Elle ne rentre pas en concurrence avec sa cousine diadematus car sa toile se situe plus près du sol, l'épeire carrée étant spécialisée dans la capture d'insectes sauteurs comme les criquets, ce qui ne l'empêche pas de consommer tout insecte volant faisant du rase-mottes. En fin de saison, elle devient énorme et peu peser le poids d'une dizaine d'abeilles. Au moment de la ponte, elle perd un tiers de son poids.
 
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 Arianella cucurbitina
 
Plus discrète, l'épeire concombre se fond dans la végétation grâce à sa couleur qui s'adapte parfaitement à la végétation environnante. les adultes possèdent cependant une tache rougeâtre à la base de l'abdomen qui permet de les identifier avec certitude. Comme les autres épeires, elle est parfaitement inoffensive et fort utile au jardin, limitant par sa présence le nombre d'insectes ravageurs.

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 Argiope bruennichi
 
Nouvelle venue en 2019, l'argiope frelon (ou épeire fasciée) était commune jusqu'ici au sud de la Loire, je l'ai cependant vue en bord d'étangs ou de cours d'eau. C'est la première fois que j'en vois une en ville. C'est la plus belle de mes araignées, elle est très imposante et très inoffensive malgré son nom inquiétant. Les abeilles qui volent trop bas et qui se prennent dans sa toile ne sont pas du même avis. Sa toile comporte une particularité peu visible sur ce cliché, une sorte de zigzag en haut et en bas de l'axe vertical : le stabilimentum. Comme beaucoup d'araignées, elle pratique le cannibalisme sexuel mais les mâles ne se laissent pas faire et abandonnent une grande partie de leurs organes sexuels lors de l'accouplement histoire de partir plus vite ; cela a aussi l'avantage de gêner l'éventuelle fécondation par d'autres mâles car cette ogresse pratique aussi la polyandrie.
 
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 Enoplognatha ovata

Le théridion ovoïde est de couleurs et dessins très variables allant du blanc au jaune avec des bandes rouges ou des points aux formes et teintes diverses. Sa forme et les deux anneaux aux tibias avant sont par contre communs à tous. Il chasse près du sol en tissant une toile assez sommaire et se cache dans une feuille qu'il a roulée pour se faire un abri.


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Misumena vatia
 
Coucou, tu m'as pas vue ! La Thomise variable ou araignée crabe est un as du camouflage, pouvant être blanche, rose, vert pâle avec ou sans dessins. pour les insectes butineurs, elle est très difficile à repérer. Une fois pris dans l'étau de la Thomise, le butineur n'a aucune chance car son baiser venimeux est mortel et il dissout l'intérieur de l'insecte que l'araignée aspire avec volupté comme nous le faisons d'un cocktail pris au soleil :


Bisou !
(Photo prise à Trébeurden)
 
Rassurez-vous, ses chélicères  sont bien trop fins pour percer la peau humaine...

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Xysticus ulmi

Autre araignée crabe de la famille des Thomises, Xisticus Ulmi présente bien une variation de couleurs mais elle n'a pas les même talents de Misumena vatia en ce qui concerne le camouflage, ce qui ne l'empêche pas de chasser à l'affût et de s'attaquer à des proies parfois deux fois plus grosses qu'elle.

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Pisaura mirabilis

La pisaure admirable femelle peut atteindre une belle taille, c'est une araignée chasseuse au bel appétit, ce qui ne décourage pas le mâle qui, pour ne pas se faire bouloter, apporte une proie préalablement capturée et enrobée de soie à sa dulcinée. Pendant que madame déballe puis consomme son cadeau, le mâle dépose sa semence dans la femelle en utilisant ses pédipalpes, petites pattes qu'il a autour de la bouche, ce qui lui permet de partir vite en cas de danger sans laisser ses bijoux de famille comme cela arrive à l'argiope mâle car la pisaure femelle est aussi cannibale à l'occasion si le repas au restau ne lui a pas suffi. 

En quoi la pisaure est-elle admirable, me direz-vous ? Eh bien parce que c'est une très bonne maman qui tisse un cocon épais autour de ses 100 à 150 oeufs et qui veille admirablement sur sa progéniture en la transportant constamment avec elle, même pour chasser, ce qui est particulièrement épuisant.

Pas touche, c'est mes gamins !

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Carrhotus xanthogramma

Passons maintenant aux araignées sauteuses : la saltique orangée est une petite araignée pourvue d'une vision à 360 degrés qui bondit au moindre mouvement brusque ce qui la rend difficile à photographier de près. Sa capacité de saut lui sert aussi à tomber sur le râble de ses proies. La femelle est de couleur variable alors que le mâle présenté ici est toujours bien noir avec un abdomen orange.

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Heliophanus tribulosus

Bien que de couleur variable, Heliophanus tribulosus présente des joues rougeâtres (vérifiable en agrandissant la photo) et un liseré blanc autour de l'abdomen. Cette petite araignée sauteuse a une excellente vue, ce qui est une caractéristique commune chez les chasseuses alors que les araignées tisseuses de toiles sont bien souvent très myopes.

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Leiobunum rotundum

Passons maintenant aux cousins des araignées : les opilions ou faucheux. Le faucheur arrondi est particulièrement commun dans nos jardins. Ses longues pattes peuvent se détacher du corps en cas de danger mais ne repoussent pas. Il n'a ni venin ni glande à soie, il est omnivore et se nourrit de petits invertébrés vivants ou morts, de végétaux et de jus de certains fruits. 

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Dicranopalpus ramosus

D'abord documenté au Maroc, le Dicranopalpus ramosus est arrivé dans le sud de la France à la fin des années 60. Depuis 2004, on le trouve en Allemagne. C'est une des nombreuses espèces témoins d'un réchauffement climatique régulier à l'instar de certaines espèces d'insectes que je présenterai dans les billets suivants. La photo prise sur un muret de mon jardin ne rend pas justice à ses pattes qui sont bien plus longues, particulièrement la deuxième paire.





 

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ZOOMACHOLOGIE

Par Le Lutin d'Ecouves - 28-08-2019 13:10:00 - 6 commentaires


"L’homme se distingue des animaux surtout en ceci : il est le seul qui maltraite sa femelle ..." (Jack London)

Cette phrase quelque peu définitive prouve au moins une chose : à l'instar de Einstein qui était une buse en entomologie, London était une quiche en zoologie. En effet, nos amis les animaux si mignons et si naturels ne sont pas des saints, loin s'en faut ! Quelques exemples :

L'éléphant de mer de l'océan austral (Mirounga leonina)

Doté d'une imposante constitution, le mâle peut peser jusqu'à quatre tonnes alors que la femelle ne fait que de quatre cents à huit cents kilos. L'animal est particulièrement agressif et, au début de la saison des amours, les plus gros machos se battent parfois jusqu'à la mort pour constituer un harem.

Une fois le harem constitué sur la plage (parfois jusqu'à cent femelles !), le mâle dominant entreprend de s'accoupler avec tout ce petit monde. Las, le temps que Monsieur s'occupe de ses compagnes, des concurrents déboutés plus jeunes et donc moins massifs sortent de l'eau et se précipitent sur la file d'attente pour littéralement violer fissa ces dames avant de prendre la poudre d'escampette, ce qui ne laisse pas Monsieur sans réaction qui, s'il ne parvient pas à attraper l'impudent pour lui faire passer un mauvais quart d'heure, n'hésite pas à trucider la pauvre femelle en se jetant dessus pour l'écraser plutôt que de prendre le risque qu'elle porte une descendance autre que la sienne.

Comme toute loi, la loi de la nature peut être contournée, des recherches du début des années 2000 ont prouvé que nombre de femelles sont en fait fécondées en mer par des jeunes mâles, ce qui va dans le sens de plus de diversité génétique.
 
(http://fish-dont-exist.blogspot.com/2012/08/les-elephants-de-mer-sont-ils-si.html)

Photo Wikipedia

Flippant le dauphin (Tursiops truncatus)

Notre mignon dauphin n'est pas toujours le sympathique cétacé que l'on voit sur les écrans, loin s'en faut. Les chercheurs du Shark Bay Research Alliance (http://www.sharkbaydolphins.org/) ont mis en évidence le comportement pour le moins hooliganesque de certaines bandes de voyous des mers.

Ces mammifères marins très intelligents forment parfois des duos ou des trios de mâles durant leur adolescence et ces groupes restent relativement stables durant des années (plus de dix ans dans certains cas). Or, ces racailles des mers n'hésitent pas à enlever des femelles en les isolant, n'hésitant pas à donner des coups de queue, de tête et des morsures. Une fois la femelle isolée, elle est violée parfois pendant plusieurs mois et même échangée avec d'autres groupes car certaines bandes de mâles coopèrent entre eux (on a observé des "super alliances" allant jusqu'à quatorze mâles).

Non contents de pratiquer le viol, ces tristes sires peuvent être amenés à se livrer à l'infanticide comme l'indique une étude pratiquée en Virginie (https://www.jwildlifedis.org/doi/10.7589/0090-3558-38.3.505) où l'on a recensé un nombre important de jeunes dauphins morts sur les plages. Après dissection d'un certain nombre d'individus, il a été prouvé que les traumatismes ayant entraîné la mort étaient dus à d'autres dauphins qui frappaient ou lançaient en l'air les delphineaux, non pour jouer mais pour provoquer fractures et hémorragies internes dans le but de les séparer de leur mère. En effet, en tant qu'animal très évolué, le dauphin Tursiops reste longtemps avec sa mère, ce qui la rend non disponible pour la reproduction. Tuer les petits permet ainsi de remettre la machine sexuelle en marche... Ce comportement n'est pas généralisé mais peut arriver dans des zones où les femelles disponibles sont en nombre insuffisant.


(*Il est à noter qu'une étude récente de 2017 due à  la biologiste Dara Orbach a mis en évidence le caractère labyrinthique du vagin de la femelle dauphin qui est à rapprocher de celui particulièrement tortueux de la plupart des femelles canards dont la complexité oblige les mâles à avoir des pénis très flexibles dont la longueur atteint souvent 20 cm avec un record de 42 cm pour un canard argentin. Or les canards sont eux aussi connus pour leur brutalité lors des rapports sexuels.)


(**Le comportement de "bande" pour pratiquer le viol n'est pas l'apanage de l'humain ou du dauphin, j'ai moi-même observé à Marrakech où les félins sont légion, deux chats mâles qui coopéraient pour s'accoupler avec une femelle : l'un maintenant la chatte au sol en la mordant et en la fixant avec ses griffes et l'autre la pénétrant)



Photo Elegant walpapers

La loutre de mer (Enhydra lutris)

Qu'elle est mignonne cette louloutre, petite peluche qui nage avec son petit loutron sur le ventre. Elle, au moins, choisit librement son partenaire et c'est en connaissance de cause qu'elle se fait cruellement mordre lors de l'accouplement qui se fait dans l'eau, le mâle fixant la femelle avec ses dents pour qu'elle ne pivote pas. Les blessures occasionnées sont à l'origine d'un nombre non-négligeable de décès de femelles (10 à 11% chiffre compilé par les chercheurs de Monterey Bay en Californie.).

Mais même si madame est une adepte du BDSM, je ne pense pas qu'elle apprécie un autre comportement des mâles : on a observé certains voyous enlever des petits loutrons à leur mère et ne les rendre qu'en échange de nourriture. Comme quoi, le macho qui met les pieds sous la table n'est pas seulement humain.


https://www.dinosoria.com/loutre_mer.htm



Photo origine inconnue


Avis aux Brutos phallocrates et bas du front : Ce n'est pas parce que certaines espèces animales pratiquent le tabassage de leurs compagnes qu'il faut généraliser. Nombre d'animaux ont des rapports apaisés et très satisfaisants sexuellement des deux côtés, le sexe est même parfois une pratique apaisante de régulation sociale comme chez les grands singes. Alors, le prochain qui me dit que frapper sa femme c'est "naturel", je lui file une beigne !



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ORGIE PUDIBONDE

Par Le Lutin d'Ecouves - 17-09-2018 17:37:23 - 3 commentaires


Si douce est ta toison que le soleil inonde
Avide de la sève dans ta gorge profonde
Bouton rouge dressé en ta chevelure blonde
Si belle et si sauvage, mon orgie pudibonde

 
 Alençon 17-09-2018

 
L'orgie pudibonde ou calliteara pudibunda (tribu des Orgyiini de la famille des Erebidae de la sous-famille des Lymantriinae) est un papillon de nuit dont la chenille polyphage (feuilles de chênes, saules, érables, hêtres, noisetiers, tilleuls, sorbiers, poiriers, pommiers...) présente sur le corps un ensemble de houppes de couleur allant du jaune citron au jaune clair en passant parfois par le vert clair ou le beige rosâtre. Elle possède à l'arrière un pinceau rougeâtre étroit et allongé. L'imago grisâtre ne se nourrit pas.
 
J'espère bien que les alexandrins que j'ai composés en l'honneur de cette magnifique chenille ne prêtent nullement à confusion. N'y voyez donc aucune salacité lubrique ou autre grivoiserie égrillarde...



 

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PITIÉ POUR VESPA VELUTINA !

Par Le Lutin d'Ecouves - 20-03-2018 16:12:52 - 9 commentaires

Vespa Velutina
Alençon 08-11-2015
 
Depuis quelques années, en novembre, je reçois la visite de femelles Vespa Velutina, "guêpes veloutées" en latin. C'est mignon mais quand je vous dis que ces hyménoptères s'appellent aussi Frelons asiatiques, là vous tremblez !
 
Il suffit de taper "Frelon Asiatique" dans Google pour tomber sur des dizaines d'articles qui appellent à l'éradication du frelon pas de chez nous. A la date où j'écris ce billet, l'article dédié de Wikipédia est même une charge en règle contre l'animal qui y est qualifié de "nuisible" et responsable de la faillite de nombreux apiculteurs. Il faut savoir qu'en terme de zoologie, le  vocable "nuisible" est tout sauf scientifique ; quant aux raisons de la faillite des apiculteurs, elles peuvent être multiples : climat, chimie, prédateurs, banques, casinos, abus de chouchen (alcool de miel) ...

Mes guêpes veloutées sont pourtant bien placides et se laissent observer de très près contrairement à leurs cousines Vespa Crabro (frelon européen) qui se montrent menaçantes dès qu'elles nous aperçoivent.


Hou, pas commode Vespa Crabro !

Non, le frelon asiatique a une attitude qui confine à l’indifférence. Tant mieux car il est bien outillé d'un beau dard lisse (donc réutilisable contrairement à celui de l'abeille qui meurt en attaquant) et il possède un venin similaire à celui des guêpes ou de notre frelon, ni plus ni moins dangereux sauf pour les personnes allergiques : dix à vingt morts par an en France pour tous les hyménoptères (essentiellement guêpes, abeilles, frelons) à comparer avec les 1 à 3 décès par an dus aux vipères...  [Source Santé publique France
 
Une anecdote à ce propos : il y a quelques années, ma Josette était passée trop près d'un nid de guêpes en forêt d'Ecouves et avait été attaquée dare-dare (hi hi !). J'avais relevé sept piqûres sur mon épouse qui avait continué son entraînement de course à pied pendant deux bonnes heures se plaignant juste de brûlures. 

Revenons à nos frelons et posons-nous la question : pourquoi tant de haine contre un malheureux insecte qui tue les abeilles tout comme son cousin européen ou comme des tas d'autres animaux aussi divers que les oiseaux (guêpier, bondrée, hirondelle, pic ...) les crapauds ou d'autres insectes comme le Philante apivore qui tue les abeilles en les piquant sous la gorge.

 Philante
Alençon 15-08-2016

Ce frelon asiatique pourrait pourtant être bien utile car c'est un des rares prédateurs de la chenille de la Pyrale qui ravage depuis un moment les buis du sud de la France.

En épluchant les sites consacrés à l'éradication des frelons asiatiques, j'ai d'abord cru que je devais avoir affaire à une sorte de Fédération des Apiculteurs Furax (FAF) que je soupçonne être à l'origine de la fameuse défèque news-"Einstein a dit : Si l'abeille disparaît, l'humanité n'a plus que quatre ans à vivre".- Citation inventée en 1994 lors d'une manifestation à Bruxelles (Einstein était une daube en entomologie en fait...).

Et puis, j'ai cherché plus loin et je me suis aperçu que les apiculteurs étaient peut-être innocents (quand on aime les abeilles, on ne peut pas être totalement mauvais) car je tombais bien souvent sur des sites qui, sous couvert d'information essayaient de placer divers produits tels des pièges ou même des aérosols présentés comme de véritables Tchernobyls à frelons totalement inoffensifs pour la faune autochtone, bien sûûûr... Même l'article de Wikipédia s'y met et reçoit d'ailleurs un avertissement "pub" dans la section "Moyens de lutte" (avertissement août 2017, non corrigé à ce jour).

Parlons-en des pièges à frelons asiatiques. Un exemple : la Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles de Vendée a posé en 2011 400 pièges dans le département avec comme butin 10 femelles Vespa Velutina pour 485 nids recensés. Quand on sait que chaque nid produit plus de 500 femelles, on mesure l'efficacité du piégeage. Qu'on se rassure, 95% des femelles ne survivent pas à l'hiver et les 5% restantes s'étripent pour le contrôle des nids au printemps.

Quant aux pièges classiques à base de bouteilles en plastique et de liquide sucré qu'on trouve sur internet, une étude menée à Bordeaux en 2009 a montré que seulement 0,55 % des animaux piégés étaient des frelons asiatiques. Autant dire qu'on a utilisé une arme de destruction massive pour des résultats dérisoires et l'on a tué des tas d'autres insectes pour rien (Source Terra eco).

Et en plus, avec les pièges, on favorise paradoxalement la dissémination de l'espèce comme l'indique le chercheur Quentin Rome : « Elles essayent de voler le nid qu’a commencé à préparer une autre et se bagarrent pour cela. C’est un système de régulation naturel : plus il y a de reines présentes, plus la mortalité est élevée, si l’on en piège certaines, on libère le terrain pour d’autres qui n’auront même pas à se battre. »
 
 Vespa Velutina
Alençon 10-10-2016

Vous l'avez compris, sur des dizaines de sites consultés dont pas mal d'officiels (départements, villes), je n'ai pu trouver que quelques pages abordant raisonnablement le problème d'un point de vue scientifique. En fait, j'ai été impressionné par le nombre et la violence des attaques contre le pauvre animal qui a contre lui les pouvoirs publics ainsi que diverses associations qui lui promettent mille maux et mille morts. Il ne reste plus qu'à créer un parti politique visant à la promotion de notre frelon bien français face à l'envahisseur asiatique (Je propose FN pour Frelon National vu que le sigle est à vendre...)
 
Plaisanterie mise à part, Vespa Velutina fait peur pour deux raisons : d'abord parce que c'est une bête qui pique (Hou j'ai peur !) mais surtout parce que c'est un migrant et que dans nos petites têtes, ce qui vient de loin est toujours plus inquiétant que ce qui est proche. N'ayons pas peur des mots, il s'agit de racisme entomologique et comme tout racisme, il se base sur l'ignorance, en l'occurrence de ce qu'est l'écologie, les mouvements de populations et les systèmes de répartition des espèces. Le monde vivant n'est jamais figé et on n'arrête pas une espèce en pleine expansion à moins de noyer le pays sous un nuage chimique. Malgré les nuisances parfois réelles, il est nécessaire de composer avec la nature en utilisant par exemple des muselières à ruches ou même en élevant de féroces poules.

Moi qui observe depuis longtemps les effets du réchauffement climatique dans mon jardin normand, je dois dire que les arrivées du frelon asiatique (Vespa velutina), de la guêpe potière espagnole (Delta Ungiculatum) ou de la jolie guêpe mexicaine (Isodontia Mexicana) m'enchantent au plus haut point car les insectes et les araignées m'ont appris depuis longtemps que la beauté se trouvait dans la diversité.

Isodontia Mexicana
Alençon 07-08-2016


Pour en savoir plus, l'excellent site Insectes.net (4 pages sur le frelon asiatique)
Un article très intéressant sur l'inutilité du piégeage : Terraeco
Un article de l'INRA sur l'impact des pièges.


Photos © Lutin d'Ecouves (sauf indiqué)
 
 
 





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ENTOMOLOGIE DU JARDIN

Par Le Lutin d'Ecouves - 01-11-2017 17:18:07 - 13 commentaires

CENT (espèces) pour CENT (m²)

 
En 2010, je commençai à m'amuser à photographier les bestioles de mon jardin avec mes petits appareils compacts qui me servaient jusqu'ici à prendre des clichés de mes escapades en Ecouves ou autres lieux de course à pied. J'ai ainsi découvert sur écran l'incroyable beauté de ce petit monde qui vit et grouille à côté de nous et qui n'attire au mieux qu'indifférence et au pire une peur aussi inepte qu'injustifiée. Petit à petit, je me suis constitué une collection d'insectes (entre autres) qui n'a cessé de grandir. Au bout d'un moment, je me suis dit  que, mon jardin de ville faisant cent mètres carrés, ce serait bien si je constituais une collection de cent espèces différentes d'insectes. Cela a pris plusieurs années mais j'ai ainsi pu me prouver que pour qui sait regarder, il existe une incroyable variété de vie qui vaque sous nos yeux de pauvres primates aveugles. Après cela, ne dites plus :"Tiens, une mouche, tiens une abeille, tiens une punaise..." mais penchez-vous donc sur l'incroyable variété de la nature. Chacune de ces espèces a une histoire et des mœurs qui peuvent en étonner plus d'un mais ce jour, admirez la vie déployer ses formes et ses couleurs :

(Chaque cliché est en plein format si l'on clique dessus, ne vous contentez pas de l'aperçu présenté dans chaque case. Retour arrière pour revenir.

 
Acanthosoma haemorrhoidale
Adela reaumurella
Aglais urticae
 
 

Amblyteles armatorius
 
Andrena cineraria
 
Andrena morio
 
 
Anthidium manicatum
 
 
Anthidium septemspinosum
 
Aphrophora alni
 

 
Apis mellifera
 
Bombus agrorum
 
Bombus lucorum
 
Bombus pratorum
 
Bombus terrestris
 
Bombylius major
 
 
Brachyleptura fulva
 
Calliphora vicina
 
Camponotus ligniperdus
Cetonia aurata
Chloromyia formosa
Chrysolina americana
Chrysolina bankii
Chrysolina herbacea
Chrysopa perla

 Cicadella viridis
Clytus arietis
Coccinella septempunctata
Coccinula quatuordecimpustulata
Colletes cunicularius
Colletes daviesanus
Colletes hederae
Coreus marginatus
Corizus hyoscyami
Crioceris lilii
 
Cydalima perspectalis
 
 
Delta Ungiculatum

Deracaeoris ruber
 

Ectemnius cephalotes
 
 

Ectobius vinzi
 
 
 
Ectophasia Crassipennis
 
 
 
Episyrphus balteatus
 
 
 Eriothrix rufomaculata
 
 
Eristalis arbustorum
 
 
 
Eristalis tenax
 
 

Euodynerus dantici
 
 

Eupeodes latifasciatus
 
 

Graphosoma italicum
 
 
 
Harmonia axyridis
 
 
 
Helophilus pendulus

Holcostethus albipes
 
 

Holcostethus vernalis
 
 

Iphiclides podalirius
 
 

 Isodontia mexicana
Lagria hirta
 
Lasioglossum malachurum
 
Leptinotarsa decemlineata
 
Leptophyes punctatissima
 
Libellula depressa
 
Lucanus cervus
 
Lucilia Sericata
 
Macroglossum stellatarum
 
Maniola jurtina
 
Melolontha melolontha
 
Merodon equestris
 
Musca domestica
 
Myatropa florea
 
Nephrotoma appendiculata
 
Nezara viridula
Osmia bicornis
Osmia cornuta
 
Otiorhynchus armadillo
 
Pararge aegeria
 
Philanthus triangulum
 
 
Pieris brassicae
 
Podalonia hirsuta
 
Polistes dominula
 
Polygonia c-album
 
Psithyrus campestris
 
Pyrrhocoris apterus
 
Rhyparochromus vulgaris
 
Sarcophaga carnaria
 
Scaeva selenitica
 
 Scolia Hirta
 
Sicus ferrugineus
 
 
Sphaerophoria scripta
 
Sphecodes albilabris
 
 
Sympetrum sanguineum
 
Sympetrum striolatum
 
Synanthedon formicaeformis
 
Synanthedon tipuliformis
Trichius Fasciatus
Triodia sylvina
Valgus hemipterus
Vanessa atalanta
 
Vespa velutina
Vespula vulgaris
Volucella pellucens
Volucella zonaria
Xanthogramma pedissequum
 Photos prises à Alençon
entre le 17 juillet 2010
et le 24 juillet 2018
Xylocopa violacea
Toutes photos
 ©Le Lutin d'Ecouves
 
 
Note : On peut trouver bien plus de cent espèces d'insectes sur 100 m² mais j'ai été d'abord été limité par la taille des insectes (sous les 0,5 cm de long) et par les possibilités de mes appareils (je n'ai pas d'objectif macro) mais aussi par les caprices de certains insectes comme le superbe grand paon de jour qui m'a toujours snobé du haut de mon lilas ou le frelon européen qui ne fait que passer alors que son collègue asiatique, beaucoup plus placide, me laisse approcher à quelques cm de distance.
 
Pour les spécialistes : les espèces sont correctement identifiées à 95% selon moi mais chacun sait qu'une nervure d'aile ou la longueur d'un tarse peut faire la différence. Pardonnez donc mes imprécisions. Merci aux différents sites entomologiques consultés et particulièrement à Alain Ramel auquel j'ai parfois demandé assistance.




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