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Dans la catégorie Sciences et calembredaines

LES INSECTES DE LA VANOISE - TROISIÈME PARTIE

Par Le Lutin d'Ecouves - 06-08-2017 19:21:58 - 3 commentaires


Les orthoptères
 
On va faire court car ces fameux orthoptères sont en fait les sauterelles et les criquets qui, si on ne les cloue pas au sol, ne cessent de sauter çà et là sans répit. Seule une Decticelle montagnarde a bien voulu poser. C'est une espèce essentiellement alpine, on lui donne d'ailleurs aussi le nom d'Analote alpine, sa couleur varie du vert au noir en passant par le brun. Le spécimen présenté est bien sûr une femelle au vu de sa longue tarière (Ben non, ça ne coupe pas, c'est pour pondre !)

Anonconotus alpinus

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Les hyménoptères

Hyménoptère veut dire "Ailes membraneuses". Cet ordre regroupe, entre autres, les guêpes, les abeilles, le tenthrèdes et même les fourmis (mais si, les fourmis ont des ailes mais seulement les mâles et les femelles qui ne volent qu'une fois dans leur vie). Je ne suis pas allé jusqu'à photographier les abeilles et bourdons du coin mais j'ai plutôt préféré faire des clichés des espèces qui ne m'étaient pas familières. Enfin, je vais faire exception pour l'Ammophile des sables que l'on rencontre dans toute la France ou presque à un grand nombre d'altitudes. Celle-ci était partie faire ses emplettes en volant et était revenue à pied en traînant sous elle une grosse chenille qu'elle avait préalablement paralysée avec son dard dans le but de la plonger dans le trou qu'elle avait creusé quelques temps auparavant, la chenille devant servir de garde-manger à la future larve de l'ammophile issue de l’œuf pondu dans ledit trou. Mon intervention photographique lui ayant provisoirement fait lâcher sa proie, on observera que l'Ammophile des sables me regarde d'un œil torve mais ne cherche pas pour autant à me faire goûter de son dard...

Ammophila sabulosa

A la fin d'une longue randonnée sur les limites du parc de la Vanoise, je me promenais à environ 1800 m d'altitude ; le soir approchant, l'ombre commençait à envahir le versant sur lequel je me trouvais, j'admirais les fleurs fort nombreuses quand je vis que des dizaines d'entre elles étaient habitées de Megalodontes cephalotes. Ces jolis hyménoptères, le soir tombant, se logent dans les fleurs qui vont se refermer à la faveur de la nuit, ce qui les met à l'abri des prédateurs nocturnes. Pas bête... A noter que cette espèce de l'Est, plutôt montagnarde se trouve aussi à certains endroits du département de la Manche et dans le Finistère.

Megalodontes cephalotes

Et maintenant trois espèces de Tenthrèdes qu'on appelle aussi Porte-scies à cause de l'organe de ponte femelle qui possède une "scie"qui incise les feuilles des plantes hôtes pour y déposer les œufs à l'abri. Les larves des Tenthrèdes sont appelées "fausses chenilles" à cause de leur ressemblance avec les larves de papillons. Pour commencer, Tenthredo notha que l'observateur distrait pourrait prendre pour une sorte de guêpe :



Tenthredo notha

Très élégante, la Tenthredo caucasica cinctaria semble être essentiellement une espèce alpine en ce qui concerne notre pays.
 
 Tenthredo caucasica cinctaria
 
Plus courante mais très discrète, Rhogogaster punctulata se fond aisément dans la verdure, celle-ci s'est laissé approcher sans bouger, apparemment confiante dans ses capacités de camouflage :

Rhogogaster punctulata

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Les diptères



On va dire les mouches... Certaines sont d'une grande beauté comme la Volucelle zonée, d'autres ont un physique plus ingrat comme le Sicus ferrugineus, toutes sont fascinantes. Commençons par la Mésembrine de midi belle mouche noire à la base des ailes couleur or ainsi que le dessous des yeux et l'extrémité des pattes. On la rencontre partout, ses larves, élevées sur les excréments, ont la particularité de manger les larves des autres mouches. L'adulte, elle, se contente de butiner.

Mesembrina meridiana

A l'instar de nombreuses mouches syrphides, la Cheilosia illustrata essaie de se faire passer pour plus dangereuse qu'elle ne l'est, en l'occurrence pour un bourdon. Pour cela, elle ne lésine pas sur les poils, même à la base des yeux. Elle est cependant bien inoffensive.
 
 Cheilosia illustrata
 
Eurithia anthophila a l'air moins sympathique avec les poils hérissés de son abdomen. Elle fait partie de la grande famille des tachinides qui ont pour particularité de pondre leurs œufs sur les larves d'autres espèces d'insectes. Le but c'est évidemment que le bébé tachinide dévore ladite larve, bien souvent une chenille ou une fausse chenille. Certaines espèces sont d'ailleurs utilisées en lutte biologique contre les insectes ravageurs. Pas jolie mais bien utile.

 Eurithia anthophila


Pour terminer cette petite revue des insectes de la Vanoise, j'ai choisi de vous présenter une belle dame aux yeux verts qu'on trouvera généralement en montagne : Philipomyia aprica. Au grand restaurant de l'alpage, madame et monsieur Philipomyia se gavent de nectar et de pollen sucrés puis comme beaucoup d'espèces après un bon repas, ils s'accouplent. Tout le monde a fait cela mais là où ça se gâte, c'est que, délaissant son compagnon, madame Philipomyia va ensuite chasser le bétail paissant paisiblement dans les prairies pour lui pomper du sang en vue de la fabrication de ses œufs. 

Philipomyia aprica







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LES INSECTES DE LA VANOISE - DEUXIÈME PARTIE

Par Le Lutin d'Ecouves - 01-08-2017 19:02:12 - 4 commentaires

Les coléoptères
 
Eux, on les connaît bien. Chacun a appris à l'école qu'ils ont deux ailes et deux élytres comme la coccinelle. Nous allons commencer par un petit coléoptère au nom pétaradant : le Clairon des abeilles. Non, sa fonction n'est pas de réveiller les abeilles le matin pour qu'elles aillent au turbin, c'est plutôt de pondre ses œufs dans les nids d'abeilles sauvages. Les larves du Clairon vont ensuite se nourrir en dévorant les œufs et les larves présents dans le nid. Les abeilles domestiques, plus à cheval sur le ménage, ne craignent généralement rien tant que leur ruche est bien tenue.

 Trichodes apiarius
 
Passons maintenant aux chrysomelidae, une famille de coléoptères qui donnent des maux de têtes à ceux qui essaient de les identifier tant sont importantes les variations de couleur à l'intérieur d'une même espèce (J'en ai moi-même identifié trois espèces dans mon petit jardin normand : Herbacea, Americana, Bankii). En fait, pour savoir à qui on a affaire, il faut regarder le kiki du monsieur dont la taille peut parfois atteindre les deux tiers ou plus de la longueur totale de son corps. Enfoncés les ânes et autres mustangs.
Commençons par Oreina collucens :

Oreina collucens
 
 Puis  la Chrysomèle alpine des Composées identifiable plutôt par la plante sur laquelle elle se trouve que par sa couleur :

Oreina cacaliae

Et enfin Oreina gloriosa identifiée aussi par son hôte :

Oreina gloriosa

Passons aux cetoniidae. Vous connaissez certainement la Cétoine dorée, bel insecte vert métallisé qui séjourne peut-être dans votre jardin et dont les larves sont malheureusement confondues avec celles du hanneton alors qu'elles sont d'excellents auxiliaires pour la formation du compost ; eh bien, j'en ai déjà photographié des spécimens partiellement ou totalement rouge foncé. C'est pourquoi, quand j'ai photographié l'insecte qui suit, j'ai cru à une variation naturelle de la couleur de Cetonia aurata. Que nenni, il s'agissait en fait d'une Protetia cuprea bourgini. Désolé, cette cétoine n'a pas de nom plus facile à retenir.

 
Protetia cuprea bourgini

Et maintenant, trois coléoptères qu'on a peu de chances de rencontrer en dehors des zones montagneuses. D'abord, le Dascillus cervinus qui se présente fièrement à vous du haut de ses 11 à 12mm. Il faut dire qu'il est unique car il est le seul représentant de sa famille (dascillidae) en Europe. Il vit essentiellement au voisinage des fleurs des régions montagneuses à proximité des ruisseaux.
 
 Dascillus cervinus
 
Voici ensuite la verte et fort jolie Cicindèle des Alpes. Ce petit prédateur mangeur de fourmis et autres petits insectes vit sur des espaces dégagés caillouteux ou sablonneux. On peut la rencontrer au pied des névés. Sa larve est une piégeuse qui s'enfonce dans un trou qu'elle creuse, ne laissant dépasser que l'extrémité de ses mandibules. Gare à qui passe à proximité ! En faisant des recherches sur cet animal, je me suis aperçu que cette Cicindèle était quasiment la sœur jumelle de la Cicindelle verte des pinèdes, une espèce américaine en voie de disparition et donc protégée.


  Cicindela gallica

Et pour finir ce chapitre, le gros Pachyte à quatre taches, un cérambycidé habitant les zones montagneuses pourvues de conifères. Celui-ci a été photographié à un peu plus de 1600m d'altitude.
 
  Pachyta quadrimaculata
 

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LES INSECTES DE LA VANOISE - PREMIÈRE PARTIE

Par Le Lutin d'Ecouves - 27-07-2017 09:21:00 - 5 commentaires

Plutôt que de vous imposer une looongue soirée diapos sur le thème de ses vacances dans les Alpes, Papy Lutin vous invite à une balade entomologique située entre 1500 et 2700m d'altitude où vous trouverez des insectes communs ou plus rares mais toujours beaux et surprenants.
 
 
Les Lépidoptères
 
Oups, restons simples, vous les connaissez sous le nom de papillons. En juillet, ils couvrent les alpages et rendent fous les lutins qui aimeraient bien qu'ils se tiennent tranquilles de temps en temps comme le Machaon rencontré jusqu'à 2700m d'altitude mais dont je n'ai jamais pu faire un cadrage correct. Dommage pour sa longue double queue et les couleurs à la base de ses ailes. Ce papillon est très courant, vous l'avez certainement rencontré tournant autour de vos plants de carottes ou de persil que sa belle chenille verte et noire à pois orange se fait un plaisir de dévorer.
 
 Papilio machao
 
J'eus plus de chance avec son cousin proche le Flambé, autre porte-queue qui, lors de la période des amours, organise une partie en groupe au sommet d'un relief pour l'accouplement. Après bien des déboires, j'ai pu en pister un qui s'était isolé et qui butinait tranquillement. 
 
 Iphiclides podalirius
 
Encore un cousin du machaon (papilionidés) : l'Apollon dont le mâle est un gros macho qui sécrète un petit bouchon lors de l'accouplement qui verrouille l'appareil génital de la femelle condamnée à n'avoir dans sa courte vie de papillon qu'une seule partie de pattes en l'air alors que monsieur va continuer de batifoler jusqu'à sa mort.
 
 Parnassius apollo
 
D'une autre famille mais d'une forme et d'une taille proche de l'Apollon, le Gazé, tout blanc et délicatement nervuré est un as de l'accouplement. Le mâle, contrairement à ce pithécanthrope d'Apollon, honore madame (ou mesdames) de nombreuses fois sans leur boucher le kiki, ce qui donne à chaque fois une ponte. Dans des conditions expérimentales, pour un seul couple, on a obtenu 15 pontes en deux semaines pour un total de 1278 œufs (voir ici).
 
 Aporia crataegi
 
A propos de ces deux derniers papillons, j'ai assisté à une drôle de scène : Alors que je photographiais un Apollon, un Gazé s'est subitement précipité sur celui-ci et s'est posé dessus en mimant un accouplement. L'Apollon s'est aplati comme s'il se soumettait puis le Gazé s'est soudain envolé, peut-être en s'excusant et en prétextant une mauvaise vue, allez savoir...

 A l'assaut ! Oups !
 
Houlà, maintenant, avec le Moiré aveugle on aborde les papillons fiers de leurs racines, celui-ci ne se trouve que dans les Alpes ou à proximité. Gageons qu'il ne dédaigne pas la fondue et le génépi...

 Erebia pharte
 
Autre papillon alpin, le Nacré des Balkans qui ne vit que dans les Alpes et les Balkans (ben oui...). Il a comme plante-hôte la pensée sauvage très présente sur les pentes alpines.  

 Boloria graeca
 
Autre nymphalidae plus répandu mais plutôt cantonné à l'est de la France, la Mélitée noirâtre dont le nom est dû à la teinte sombre de la face interne des ailes mais dont la face externe présente une bien jolie géométrie.

Melitaea diamina
 
Et maintenant, deux petits malins de la famille des Azurés (parce que les mâles sont bleus au niveau des faces internes des ailes). Tout d'abord, l'Argus bleu que j'ai souvent rencontré en grand nombre en train de butiner de la crotte, ce qui ne doit pas lui donner une bonne haleine mais ce qui lui apporte de précieux nutriments. Sa chenille se fait dorloter par certaines espèces de fourmis en émettant une sécrétion sucrée que les fourmis lèchent et qui atténue leur agressivité. En échange, les fourmis protègent la chenille de ses prédateurs. C'est bien connu, la lèche permet de se garantir une place confortable en société.

 Polyommatus icarus
 
Autre papillon azuré, l'Azuré des mouillères qui vit toujours proche d'une zone humide où il trouve sa plante hôte : la gentiane pneumonanthe. Une fois qu'elle a boulotté assez de graines de gentiane, la chenille de l'Azuré des mouillères se laisse tomber au sol et, quand elle croise des fourmis du genre myrmica attirées par le miellat que ses glandes dorsales sécrètent, elle émet des phéromones imitant à la perfection les phéromones émises par les fourmis elle se fait transporter dans la fourmilière où elle s'installe tranquillement pour se nourrir des œufs et les larves des fourmis qui n'y voient que du feu. Une fois rassasiée, la chenille se nymphose puis se transforme en un papillon qui va vite fait quitter la fourmilière avant qu'on s'aperçoive des dégâts. Le papillon présenté sur la photo est une femelle qui est brune (avec des reflets bleus selon la lumière) alors que le mâle est d'un beau bleu. La partie externe des ailes est très différente, proche de celle de l'Argus bleu.

 Maculinea alcon
 
L'Hespérie de l'échiquier fait partie de cette famille de papillons (Hesperiidae) aux caractères primitifs et au vol vif. Leurs chenilles, pour se métamorphoser à l'abri, s'enroulent dans des feuilles qu'elles fixent avec des soies.

Carterocephalus palaemon
 
Je termine ce tour d'horizon non exhaustif des papillons de la Vanoise par deux espèces nocturnes. D'abord la Panthère. Tout papillon nocturne qu'il puisse être, on peut facilement l'observer en plein jour. 

Pseudopanthera macularia

Et pour finir, un papillon à tête de chauve-souris : le Bombyx du chêne que j'ai trouvé à environ 1900m d'altitude ce qui n'a pas laissé de m'intriguer car les chênes ne poussent pas à cette altitude. En fait, ce papillon présent dans tout le pays est un opportuniste dont la chenille peut vivre sur les chênes, les arbres fruitiers et de nombreuses espèces d'arbustes.

Lasiocampa quercus



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VERS UNE HERMÉNEUTIQUE QUANTIQUE

Par Le Lutin d'Ecouves - 01-04-2017 08:39:55 - 23 commentaires


Le vingt et unième siècle, s'il connaît d'ores et déjà des bouleversements au niveau  de la compréhension phrénologique de l'appréhension sociale de la phénoménologie structurelle, a des grandes chances de subir une révolution techno-cognitive autrement plus prégnante en ce qui concerne l'application ingéniologique de la théorie des quanta élaborée par Max Planck dès le début du vingtième siècle.
 
Même si un grand nombre d'applications ont vu le jour très tôt comme l'effet photo-électrique très connu ou  l'effacement ailurophobe de Schrödinger moins connu, c'est bien dans les prochaines années que se prépare une véritable révolution trans-scientifique qui verra tomber bien des barrières dogmatiques au niveau de l'épistémologie sociale dont les méta-modèles sont en pleine expansion.

Mais c'est à l'étage humain que se situe la véritable révolution et c'est au niveau d'un nouveau structuralisme basé sur une phénoménologie sartrienne adossée au post-modernisme d'un Derrida ou d'une déconstruction à la Deleuze. L'eccéité même de l'homme du vingt et unième siècle pourrait bien voir entamer une montée en puissance de l’idiosyncrasie réifiante constitutive de la dégradation ontologique de la perception combinatoire. Pour preuve de nouvelles techniques comme le "Quantic Potential Measurement" maintenant utilisé dans la nouvelle administration américaine dont la preuve de l'efficacité n'est plus à faire. 

Les quanta (pluriel de quantum) et leurs applications fort nombreuses actuellement ont enfin permis d'éclairer le public sur la réalité de bon nombre de pratiques au niveau des sciences et de la médecine. C'est en reprenant les théories d'Heisenberg sur les similitudes entre le pont Einstein-Rosen et la contrafactualité du comportement des molécules d'eau (de l'infiniment grand à l'infiniment petit) que le professeur Benveniste a finalement trouvé le chemin le menant à prouver la véracité factuelle de la mémoire de l'eau, véritable acrasie intellectuelle et scientifique. Sans Max Planck ou Niels Bohr, l'homéopathie en serait restée au niveau d'une sympathique pratique empirique alors que, reprenant les travaux de ses aînés, Benveniste a mis en lumière l'aliénation entre les molécules et leur mémoire, un "trou de ver" quantique, une logique événementielle et statistique au niveau de l'infiniment petit.
 
Et si ce n'était qu'au niveau de l'eau...  Une acatalepsie partielle des sciences du vingtième siècle avait occulté bien des pratiques anciennes comme le Reiki  que Mitsao Usui remit au goût du jour et que de nombreux scientifiques japonais considèrent maintenant comme un véritable transfert d'énergies combinées propres à engendrer une modification chiasmique des propriétés corporelles. Combinée à une lithothérapie issue des dernières recherches sur le rayonnement quantique des cristaux, cette pratique révèle un autre homme et même un homme autre, une sorte de "Cogito alter ego sum".

Pour rester clair et concis, on peut juste noter que le principe d'intrication quantique explique enfin nombre de phénomènes jusqu'alors mystérieux et cela ne peut qu'engendrer une nouvelle pensée de décohérence structurelle qui attend ses nouveaux théoriciens comme ses futurs contempteurs. Une formidable bataille au niveau de l'aséité culturelle et morale est à venir. Espérons que se lèveront de nouveaux penseurs à l’éthologie organologique solide capables d'appréhender de manière globale un monde conceptuel aussi vaste que grandement ichtyologique.
 
 
 

Pour approfondir votre réflexion, un article passionnant sur le Blog de Tonton Gilles.

 



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AMOUR FUSIONNEL

Par Le Lutin d'Ecouves - 02-03-2016 16:03:11 - 7 commentaires


Baudroie des Abysses
 

Les baudroies des abysses sont une famille de poissons vivant entre 1000 et 3000 mètres de profondeur, là où il fait plus noir que dans la cervelle d'un adepte des théories du complot. Comme tous les animaux des milieux extrêmes, ces baudroies présentent des caractéristiques pour le moins originales comme cet appendice lumineux situé sur l'avant de la tête de Melanocetus johnsoni, lui permettant d'attirer des proies victimes de leur curiosité.
 
 Euh, il n'y a pas de poissons rouges dans les abysses pour être honnête...

Bon, il ne faut pas être trop effrayé par l'aspect du poisson car les plus gros spécimens ne dépassent pas 15 à 20 cm et ils ressemblent à ça : 

©Danté Fenolio
 
Certaine baudroies sont pourvues de beaucoup plus d'appendices comme chez les Caulophrynidae, ces appendices leur permettant de détecter tout ce qui passe à proximité.

© 2005 P. J. Herring

Mais ce qui reste le plus extraordinaire, c'est la façon dont ces petits monstres marins se reproduisent. Il existe dans cette famille de poissons abyssaux un dimorphisme sexuel très important. Alors que Madame fait environ la taille d'un ballon de football, Monsieur mesure environ 1,5 cm de long, cela ne l'empêche pas cependant de trouver les femelles fort séduisantes et d'en tomber éperdument amoureux.


Et quand je dis amoureux, c'est de l'amour fou car le mâle, dès qu'il a trouvé l'élue de son cœur, mord sa compagne et ne la lâche plus.
 
 © 2005 Theodore W. Pietsch
 
Au bout d'un moment, Monsieur fusionne littéralement avec Madame, perdant toute autonomie en se connectant sur son système circulatoire. Le processus de fusion va se poursuivre et le mâle perdra progressivement ses organes pour n'être plus qu'un bouton parasite dont le but ne sera plus que la fourniture de spermatozoïdes que la femelle utilisera pour sa reproduction. Comme elle n'est guère fidèle, celle-ci arborera au cours de sa vie plusieurs excroissances sur son corps comme autant de trophées sexuels.
 
© Disney
(sans rancune ?)
 
 
 

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LES NOUVEAUX HABITANTS DU CHARDON BLEU

Par Le Lutin d'Ecouves - 23-08-2015 19:53:34 - 6 commentaires

En 2010, je vous parlais d'un chardon bleu que j'avais acheté en Bretagne pour le transplanter dans mon jardin de lutin normand (voir ICI). L'animal, si je puis dire, s'y est trouvé fort à l'aise et a même fait des petits, attirant de nombreux insectes intéressés par sa subtile odeur de cadavre en décomposition. Outre le fait que cette plante me renseigne sur les différentes espèces d'insectes butineurs (non, il n'y a pas que les abeilles), elle me permet d'année en année d'apercevoir de nouvelles espèces qui semblent bien remonter du sud, témoignant ainsi d'un probable réchauffement climatique. 
 
Scolia hirta

Joli regard... la scolie hirsute est qualifiée d'insecte xérophile, c'est à dire vivant dans des milieux très pauvres en eau comme les dunes, collines et prairies sèches. C'est un insecte méditerranéen plus commun en Afrique du Nord, Europe du Sud et jusqu'en Iran. Depuis deux ans, la scolie vient chez moi, dans l'Orne. Elle ressemble plus précisément à ça :
 
Scolia hirta

C'est une guêpe solitaire mais elle est dépourvue d'agressivité. Il faudra cependant éviter de la prendre à la main car sa piqûre est douloureuse bien que sans danger.
 
 
Delta unguiculata

Autre guêpe solitaire, l'énorme eumène unguiculé (de la taille d'un frelon) très commune en Espagne et qui n'était jusqu'ici remontée qu'au niveau des Charentes. Elle est présente chez le lutin alençonnais depuis 2011 (voir ce billet). Ne lui faites pas de mal, elle est, elle aussi, parfaitement pacifique.
 
Isondontia mexicana

L'isodontia mexicana est une guêpe solitaire américaine qui s'est implantée dans le Midi il y a environ 50 ans, elle remonte vers le nord depuis 2003 et est arrivée chez moi en 2014.
 
Polistes dominula

Dernière guêpe, sociale par contre, Polistes dominula est un gros poliste très pacifique mais attention cependant à sa piqûre qui peut poser des problèmes d'allergie. Cela dit, il faut la prendre dans les mains pour qu'elle daigne vous piquer !
 
Anthidium septemspinosum

De nombreuses abeilles et bourdons de plusieurs types fréquentent le chardon bleu mais je n'avais pas encore vu cette abeille cotonnière. Cette espèce particulière (Anthidium septemspinosum) était jusqu’ici absente de Normandie. Je ne me suis pas permis de lui demander ses papiers...

Sphecodes albilabris

Autre abeille solitaire, le Sphécode à labre blanc est un nouveau venu de 2015.

 
Helophilus pendulus
 
Les syrphes sont parmi les plus belles mouches comme cet hélophile suspendu de belle taille...

 
Volucella zonaria

... mais la plus belle est sans doute la volucelle zonée qui imite le frelon dont elle a presque la taille, ce qui peut faire peur aux phobiques. Pourtant, l'insecte est totalement inoffensif.

Volucella pellucens

Sa cousine, la volucelle transparente est un peu plus petite mais toujours élégante. Les deux espèces de volucelles sont des animaux des bois et zones humides mais elles fréquentent mon jardin de ville depuis deux ans.

Synanthedon formicaeformis

Plus curieux ici, ce petit papillon, la sésie fourmi ne devrait fréquenter que les saules dont se nourrit sa chenille. L'appel du chardon a été le plus fort...

Cetonia aurata
 
Et pour terminer, même la cétoine dorée vient butiner le chardon bleu. Elle, elle n'est ni rare ni nuisible, au contraire. Sa larve est un excellent recycleur de matières organiques pour votre compost (attention, elle ressemble à celle du hanneton [gros ver blanc] mais ne provoque aucun dégât dans les cultures), quant à l'adulte, c'est un important pollinisateur à la grande polyvalence.




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HYPERMÉTAMORPHOSE

Par Le Lutin d'Ecouves - 17-04-2015 11:15:18 - 4 commentaires

 
 Meloe proscarabeus
 
Trouvé à St Léonard des Bois (merci à Lucas pour son œil exercé)
 
Au détour d'une promenade, vous aurez peut-être la chance d'apercevoir ce beau coléoptère  noir bleuté. Il s'agit d'un méloé. Ne craignez rien, même si l'animal a une bonne taille (trois bons cm), il n'a ni croc ni dard. Il peut juste, s'il se sent maltraité, produire par saignée réflexe de la cantharidine, une substance huileuse vésicante qui tache et sent mauvais.
 
 Trop tard Lutin !
 
Cette substance est à l'origine du nom anglais de l'animal "Oil beetle". Comme l'écrit le grand Jean-Henri Fabre (source d'une bonne partie de ce billet) : " Ce coléoptère serait donc sans grand intérêt si ce n'étaient ses métamorphoses et les pérégrinations de sa larve..."
 
En effet, plutôt que de pondre des œufs dont sortent de simples larves qui nymphosent pour donner des adultes, le méloé pond d'abord des œufs... beaucoup d’œufs, plus de 4000 ! 

Quand les larves éclosent un mois plus tard, elles grimpent sur les plantes à leur portée, privilégiant les fleurs possédant du jaune, histoire d'être plus discrètes.
 
 Raté pour la discrétion... (Photo Aramel)
 
Dès qu'elles sentent une vibration, ces larves appelées triongulins se jettent sur le visiteur supposé et s'y accrochent.
 
 A l'attaque ! (Photo Aramel)
 
Malheureusement, les triongulins n'ont aucun discernement et s'accrochent à tout ce qui bouge : mouches, araignées, coléoptères, papillons, lutins...
 
Toutes ces larves sont vouées à une mort certaine sauf celles qui ont eu la chance de s'accrocher à une abeille solitaire du genre Anthophore.
 
 Attention, c'est plein de larves ! (photo O.Guetin)
 
Agrippées à la toison de l'abeille, les larves se laissent ensuite emmener vers le nid de l'hyménoptère où elles attendent qu'il ait pondu son œuf (dans un trou empli de miel prévu à cet effet) pour se glisser sur l’œuf qu'elles dévorent. Puis, elles s'attaquent au miel avant de passer par une suite compliquée de métamorphoses.

Hypermétamorphose de Sitaris, un autre méloïde (document Fabre)


Après cette suite de transformations (6 ou 7 chez certaines espèces), le méloé est enfin parvenu à l'âge adulte où il va bientôt chercher un partenaire pour se reproduire.

Il s'agit ici d'un mâle, ça se voit aux antennes coudées.



Note : les larves des méloïdes (triongulins) ont été longtemps appelées "poux des abeilles", Pediculus Apis (Linné). On pensait que c'était une espèce à part qui parasitait les hyménoptères jusqu'à ce que Newport (1803-1854) et Fabre (1823-1915) mettent en évidence le fait qu'il s'agissait d'un stade de développement d'un coléoptère.
 
 
 

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PATER NOSTER ERGASTER : BORN TO RUN

Par Le Lutin d'Ecouves - 27-11-2014 18:56:06 - 8 commentaires

"Tu cours, t'es fou, c'est pas naturel, c'est mauvais pour les genoux, c'est mauvais pour la colonne !" 
 
Combien de fois les coureurs à pied ont entendu ces propos de la part de leur famille ou de leurs collègues de bureau. C'est vrai, quelqu'un qui court des marathons (42 kilomèèèètres !), il n'est pas normal. J'ai même entendu dire qu'il y en avait qui faisaient des 100km, des extra-terrestres, des suicidaires, des fous ! C'est pas humain, ça.
 
Ben si, c'est humain et ça date de longtemps, très longtemps...
 
Représentation tirée du site Shadowness
 
Lui, c'est le garçon du Turkana (Kenya), un Homo Erectus primitif ou Homo Ergaster. Son espèce a 1,8 millions d'années (lui date de 1,5 MA) et il est mort à l'âge de 8 ans alors qu'il faisait déjà 1,63 m, ce qui peut paraître surprenant mais qui s'explique par une croissance rapide qu'on retrouve aussi chez les chimpanzés.

 
Alors que ses lointains cousins non-Homo comme Lucy étaient plutôt des charognards, Ergaster, lui, est un chasseur d'environ 1m70 à l'âge adulte qui, à cause d'une nature devenue moins généreuse, est obligé de poursuivre ses proies pendant des heures jusqu’à ce qu'elles s'épuisent par hyperthermie. Il ne lui restera plus ensuite qu'à les tuer avec son beau biface tout neuf qu'il vient juste d'inventer.

Biface (Lac de Turkana)

Cette technique de chasse à courre demande des caractéristiques bien précises en dehors de la station bipédique acquise depuis les australopithèques : il faut à Ergaster de longues jambes et surtout une peau qui lui permette de bien se ventiler sans attraper le genre de coup de chaleur qui tuera à terme le gibier qu'il poursuit. Cette peau qu'Ergaster va nous laisser en héritage fera de nous une des très rares espèces capables de pratiquer la course d'endurance ; tout est histoire de poils et de glandes...

Ben oui, il y a bien des animaux qui courent pour chasser mais ils ont une fourrure et les glandes qu'il ne faut pas... Regardez Usain le Guépard, il sprinte en moyenne à 100 km/h mais sa course n'excède jamais 30 secondes, incapable qu'il est de se ventiler, et sa température monte à 40,5 degrés. Je ne vous dis pas l'accumulation d'acide lactique produite par cette activité anaérobique...


Des découvertes génétiques récentes sur des os datant de l'époque Ergaster ont mis en évidence la présence du gène MC1R (MelanoCortin 1 Receptor) responsable de la couleur foncée de la peau, ce qui n'est pas rien car tout laisse à penser que les ancêtres d'Ergaster avaient une peau à dominante rose sous leur fourrure comme les chimpanzés. Notre chasseur, gêné par sa fourrure qui l'empêchait de courir longtemps a commencé à perdre ses poils et, pour ne pas ressembler à un Anglais sur la Côte d'Azur, il a progressivement adopté une peau noire plus apte à résister au chaud soleil de la savane.

Cela dit, le bronzage ne suffit pas car même si notre ancêtre ne sprinte pas, il chauffe quand même progressivement et risque la mort par hyperthermie comme la proie qu'il poursuit. C'est là que ses glandes sudoripares interviennent. Il en existe deux types :

 

Les glandes apocrines produisent une sueur épaisse chargée en composés lipidiques, urée et amoniaque ainsi qu'en phéromones* et leur canal excréteur débouche chacun à la base d'un poil. Nombreuses chez les animaux à fourrure, elles sont rares chez l'homme et liées à des zones précises : aisselles, pubis, parties génitales, zone mammaire. Cette transpiration apocrine, bien que très faible en quantité, est responsable de la fameuse odeur corporelle qui gêne les collègues de bureau. Elle n'apparaît chez l'homme qu'à la puberté et est surtout stimulée par l'émotion et l'excitation sexuelle.

*Les glandes apocrines axillaires (aisselles), particulièrement actives, expliqueraient partiellement le grand nombre de danses traditionnelles (ou pas) qui se pratiquent les bras en l'air, ce genre d'activité étant évidemment lié à la stratégie de reproduction de l'espèce. A l'exception notable de la danse irlandaise qui se pratique les bras le long du corps mais dont les bonds spectaculaires doivent libérer suffisamment d'hormones issues des glandes situées dans des zones euh... situées plus bas.


 
Les glandes eccrines, réparties sur tout le corps, ne dépendent pas des poils. Elles produisent une transpiration très liquide additionnée de sels minéraux et d'acide lactique. Elles existent en quantité variable chez les animaux mais sont très nombreuses chez l'homme, elles peuvent secréter jusqu'à 3 litres d'eau par heure. Leur rôle principal est la thermorégulation ; en évacuant de l'eau, elles refroidissent le corps, lui évitant la surchauffe.
 
En dehors de l'homme, seul le cheval utilise ce type de thermorégulation, ce qui lui permet de courir longtemps ou d'avoir une endurance particulière au travail (chevaux de trait).

Après la course...

Voilà donc le secret de ce coureur de fond unique qu'est l'homme, depuis son ancêtre Ergaster, il est dépourvu de poils et muni d'un système efficace de thermorégulation, c'est un athlète né, plus profilé pour le marathon que pour le cent mètres.

Quand je pense qu'il y en a qui croient que courir, ce n'est pas naturel... 
 
Dessin André Chéret
 
 
 
 

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LE LUTIN AIME AUSSI LES CHIROPTÈRES

Par Le Lutin d'Ecouves - 21-09-2014 22:42:49 - 9 commentaires


Vendredi matin, je suis alerté par un barouf venant de la pharmacie jouxtant mon domicile. J'avise la pharmacienne qui me désigne une bestiole emberlificotée dans son joli décor kitsch de vitrine :
 
 Photo de mon Lulu

On a beau être une femme de sciences, on n'en est pas moins allergique aux bébêtes. 

"Une chauve-souris s'est prise dans le filet et je ne sais pas comment la faire partir...

- Dans ce cas, ma petite dame, on appelle SOS Lutin."

La bestiole est bien prise dans le berlificot en fil de coton et elle est en train de s'étrangler en se débattant. Je m'équipe d'abord de gants de jardinage car je ne suis pas fou : les chauves-souris sont possiblement vecteurs de la rage et, si elles ne sont pas agressives, elles peuvent mordre si elles sont manipulées. Dans ce cas, il est indispensable de contacter le centre anti-rabique le plus proche.
 
Donc, armé de mes gants, je découpe un paquet de filet autour du chiroptère (en grec : qui vole avec les mains) et j'extrais la bête. 
 
 
 Il s'agit d'un superbe oreillard. La pauvre bête a plusieurs tours de fil autour des ailes et du cou dont un pris dans la gueule, ce qui me permet d'observer ses petites dents pointues.
 
 
 
J'emmène l'animal dans mon jardin où, aidé de mon assistante Josette, j'entreprends de délivrer l'insectivore. Celui-ci se laisse faire alors qu'il s'agitait dans le décor de la pharmacie ; est-il en état de choc ou sait-il qu'il a affaire à un Lutin et qu'il ne craint rien ?
 
 
L'opération est délicate car il faut à chaque fois passer dans la fourrure sous les fils sans toucher la peau. L'oreillard ne se débat pas, ce qui me facilite grandement le travail. Il faut dire que je lui ai expliqué que je suis un mammifère comme lui et, qu'entre nous, une certaine solidarité s'impose. J'ai le temps d'examiner l'animal, il ne semble aucunement blessé.
 
Au bout de quelques minutes, je finis par couper le dernier brin de coton et, se sentant enfin libre, la chauve-souris déploie soudainement ses ailes pour s'envoler vers un abri. Cette nuit, elle me remerciera en mangeant un max de moustiques.
 
******
 
Précisons que les chauves-souris et particulièrement les oreillards sont des animaux protégés car menacés d'extinction. L'emploi de pesticides, la disparition d'abris et même la spéléologie sont des causes indirectes de la raréfaction des espèces françaises (rhinolophes, oreillards, barbastelles, murins, pipistrelles).
 
La spéléologie ??? Eh bien, si. Ce sport apparu au vingtième siècle a décimé des tribus entières de chiroptères. Il faut savoir que ces mammifères volants font des réserves en fin d'été pour passer cinq mois d'hiver en hibernation mais l'animal n'a pas les capacités de stockage de l'ours, il mange juste ce qu'il lui faut pour survivre. S'il est réveillé en saison hivernale par le faisceau d'une lampe ou par le bruit causé par des balourds d'humains, il va se mettre à voler dans tous les sens et, même si on le laisse ensuite tranquille, le temps qu'il reprenne son hibernation, il aura trop entamé ses maigres réserves et mourra de faim avant l'arrivée du printemps. Déranger des chauves-souris en hiver, c'est les condamner à mort.
 
 
 

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LA BEAUTÉ À HUIT PATTES

Par Le Lutin d'Ecouves - 19-09-2014 12:59:59 - 4 commentaires

Tegenaria duellica
 
 
C'est décidément le jour ! Après avoir maté l'accouplement de deux épeires dans mon jardin, j'ai découvert cette tégénaire géante qui s'est laissé observer et photographier sans bouger sur le mur de ma chambre alors que le soleil venait de se coucher. L'animal est impressionnant avec ses presque 10 cm d'envergure (cela peut aller jusqu'à 13 cm) mais ce n'est rien à côté des araignées du Carbonifère qui pouvaient atteindre la taille d'un chien (60 cm).

L'animal a bien sûr été précautionneusement évacué dans le jardin car, si j'aime les bêtes, je ne partage ma chambre qu'avec mon épouse.
 
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Je sais, vous avez peur mais ôtez-vous de la tête la légende selon laquelle les araignées mordent. En France continentale, la plupart des araignées sont incapables de mordre un humain ; par exemple, cette tégénaire géante a des chélicères trop petits pour traverser la peau humaine. 
 
Quant aux araignées venimeuses, on trouve la plupart des espèces en Australie où on n'a enregistré aucun décès par morsure depuis les années 80.
 
En Amérique du sud, il existe bien la  Phoneutria nigriventer qui est considérée comme potentiellement mortelle mais dans seulement un cas sur 200. Et encore, tout le monde ne s'en plaindra pas car un des deux neurotoxiques qu'elle injecte à ses victimes, le Tx2-6, provoque des crises de priapisme chez l'homme.
 

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