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Dans la catégorie Sciences et calembredaines

ORGIE PUDIBONDE

Par Le Lutin d'Ecouves - 17-09-2018 17:37:23 - 3 commentaires


Si douce est ta toison que le soleil inonde
Avide de la sève dans ta gorge profonde
Bouton rouge dressé en ta chevelure blonde
Si belle et si sauvage, mon orgie pudibonde

 
 Alençon 17-09-2018

 
L'orgie pudibonde ou calliteara pudibunda (tribu des Orgyiini de la famille des Erebidae de la sous-famille des Lymantriinae) est un papillon de nuit dont la chenille polyphage (feuilles de chênes, saules, érables, hêtres, noisetiers, tilleuls, sorbiers, poiriers, pommiers...) présente sur le corps un ensemble de houppes de couleur allant du jaune citron au jaune clair en passant parfois par le vert clair ou le beige rosâtre. Elle possède à l'arrière un pinceau rougeâtre étroit et allongé. L'imago grisâtre ne se nourrit pas.
 
J'espère bien que les alexandrins que j'ai composés en l'honneur de cette magnifique chenille ne prêtent nullement à confusion. N'y voyez donc aucune salacité lubrique ou autre grivoiserie égrillarde...



 

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PITIÉ POUR VESPA VELUTINA !

Par Le Lutin d'Ecouves - 20-03-2018 16:12:52 - 9 commentaires

Vespa Velutina
Alençon 08-11-2015
 
Depuis quelques années, en novembre, je reçois la visite de femelles Vespa Velutina, "guêpes veloutées" en latin. C'est mignon mais quand je vous dis que ces hyménoptères s'appellent aussi Frelons asiatiques, là vous tremblez !
 
Il suffit de taper "Frelon Asiatique" dans Google pour tomber sur des dizaines d'articles qui appellent à l'éradication du frelon pas de chez nous. A la date où j'écris ce billet, l'article dédié de Wikipédia est même une charge en règle contre l'animal qui y est qualifié de "nuisible" et responsable de la faillite de nombreux apiculteurs. Il faut savoir qu'en terme de zoologie, le  vocable "nuisible" est tout sauf scientifique ; quant aux raisons de la faillite des apiculteurs, elles peuvent être multiples : climat, chimie, prédateurs, banques, casinos, abus de chouchen (alcool de miel) ...

Mes guêpes veloutées sont pourtant bien placides et se laissent observer de très près contrairement à leurs cousines Vespa Crabro (frelon européen) qui se montrent menaçantes dès qu'elles nous aperçoivent.


Hou, pas commode Vespa Crabro !

Non, le frelon asiatique a une attitude qui confine à l’indifférence. Tant mieux car il est bien outillé d'un beau dard lisse (donc réutilisable contrairement à celui de l'abeille qui meurt en attaquant) et il possède un venin similaire à celui des guêpes ou de notre frelon, ni plus ni moins dangereux sauf pour les personnes allergiques : dix à vingt morts par an en France pour tous les hyménoptères (essentiellement guêpes, abeilles, frelons) à comparer avec les 1 à 3 décès par an dus aux vipères...  [Source Santé publique France
 
Une anecdote à ce propos : il y a quelques années, ma Josette était passée trop près d'un nid de guêpes en forêt d'Ecouves et avait été attaquée dare-dare (hi hi !). J'avais relevé sept piqûres sur mon épouse qui avait continué son entraînement de course à pied pendant deux bonnes heures se plaignant juste de brûlures. 

Revenons à nos frelons et posons-nous la question : pourquoi tant de haine contre un malheureux insecte qui tue les abeilles tout comme son cousin européen ou comme des tas d'autres animaux aussi divers que les oiseaux (guêpier, bondrée, hirondelle, pic ...) les crapauds ou d'autres insectes comme le Philante apivore qui tue les abeilles en les piquant sous la gorge.

 Philante
Alençon 15-08-2016

Ce frelon asiatique pourrait pourtant être bien utile car c'est un des rares prédateurs de la chenille de la Pyrale qui ravage depuis un moment les buis du sud de la France.

En épluchant les sites consacrés à l'éradication des frelons asiatiques, j'ai d'abord cru que je devais avoir affaire à une sorte de Fédération des Apiculteurs Furax (FAF) que je soupçonne être à l'origine de la fameuse défèque news-"Einstein a dit : Si l'abeille disparaît, l'humanité n'a plus que quatre ans à vivre".- Citation inventée en 1994 lors d'une manifestation à Bruxelles (Einstein était une daube en entomologie en fait...).

Et puis, j'ai cherché plus loin et je me suis aperçu que les apiculteurs étaient peut-être innocents (quand on aime les abeilles, on ne peut pas être totalement mauvais) car je tombais bien souvent sur des sites qui, sous couvert d'information essayaient de placer divers produits tels des pièges ou même des aérosols présentés comme de véritables Tchernobyls à frelons totalement inoffensifs pour la faune autochtone, bien sûûûr... Même l'article de Wikipédia s'y met et reçoit d'ailleurs un avertissement "pub" dans la section "Moyens de lutte" (avertissement août 2017, non corrigé à ce jour).

Parlons-en des pièges à frelons asiatiques. Un exemple : la Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles de Vendée a posé en 2011 400 pièges dans le département avec comme butin 10 femelles Vespa Velutina pour 485 nids recensés. Quand on sait que chaque nid produit plus de 500 femelles, on mesure l'efficacité du piégeage. Qu'on se rassure, 95% des femelles ne survivent pas à l'hiver et les 5% restantes s'étripent pour le contrôle des nids au printemps.

Quant aux pièges classiques à base de bouteilles en plastique et de liquide sucré qu'on trouve sur internet, une étude menée à Bordeaux en 2009 a montré que seulement 0,55 % des animaux piégés étaient des frelons asiatiques. Autant dire qu'on a utilisé une arme de destruction massive pour des résultats dérisoires et l'on a tué des tas d'autres insectes pour rien (Source Terra eco).

Et en plus, avec les pièges, on favorise paradoxalement la dissémination de l'espèce comme l'indique le chercheur Quentin Rome : « Elles essayent de voler le nid qu’a commencé à préparer une autre et se bagarrent pour cela. C’est un système de régulation naturel : plus il y a de reines présentes, plus la mortalité est élevée, si l’on en piège certaines, on libère le terrain pour d’autres qui n’auront même pas à se battre. »
 
 Vespa Velutina
Alençon 10-10-2016

Vous l'avez compris, sur des dizaines de sites consultés dont pas mal d'officiels (départements, villes), je n'ai pu trouver que quelques pages abordant raisonnablement le problème d'un point de vue scientifique. En fait, j'ai été impressionné par le nombre et la violence des attaques contre le pauvre animal qui a contre lui les pouvoirs publics ainsi que diverses associations qui lui promettent mille maux et mille morts. Il ne reste plus qu'à créer un parti politique visant à la promotion de notre frelon bien français face à l'envahisseur asiatique (Je propose FN pour Frelon National vu que le sigle est à vendre...)
 
Plaisanterie mise à part, Vespa Velutina fait peur pour deux raisons : d'abord parce que c'est une bête qui pique (Hou j'ai peur !) mais surtout parce que c'est un migrant et que dans nos petites têtes, ce qui vient de loin est toujours plus inquiétant que ce qui est proche. N'ayons pas peur des mots, il s'agit de racisme entomologique et comme tout racisme, il se base sur l'ignorance, en l'occurrence de ce qu'est l'écologie, les mouvements de populations et les systèmes de répartition des espèces. Le monde vivant n'est jamais figé et on n'arrête pas une espèce en pleine expansion à moins de noyer le pays sous un nuage chimique. Malgré les nuisances parfois réelles, il est nécessaire de composer avec la nature en utilisant par exemple des muselières à ruches ou même en élevant de féroces poules.

Moi qui observe depuis longtemps les effets du réchauffement climatique dans mon jardin normand, je dois dire que les arrivées du frelon asiatique (Vespa velutina), de la guêpe potière espagnole (Delta Ungiculatum) ou de la jolie guêpe mexicaine (Isodontia Mexicana) m'enchantent au plus haut point car les insectes et les araignées m'ont appris depuis longtemps que la beauté se trouvait dans la diversité.

Isodontia Mexicana
Alençon 07-08-2016


Pour en savoir plus, l'excellent site Insectes.net (4 pages sur le frelon asiatique)
Un article très intéressant sur l'inutilité du piégeage : Terraeco
Un article de l'INRA sur l'impact des pièges.


Photos © Lutin d'Ecouves (sauf indiqué)
 
 
 





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ENTOMOLOGIE DU JARDIN

Par Le Lutin d'Ecouves - 01-11-2017 17:18:07 - 13 commentaires

CENT (espèces) pour CENT (m²)

 
En 2010, je commençai à m'amuser à photographier les bestioles de mon jardin avec mes petits appareils compacts qui me servaient jusqu'ici à prendre des clichés de mes escapades en Ecouves ou autres lieux de course à pied. J'ai ainsi découvert sur écran l'incroyable beauté de ce petit monde qui vit et grouille à côté de nous et qui n'attire au mieux qu'indifférence et au pire une peur aussi inepte qu'injustifiée. Petit à petit, je me suis constitué une collection d'insectes (entre autres) qui n'a cessé de grandir. Au bout d'un moment, je me suis dit  que, mon jardin de ville faisant cent mètres carrés, ce serait bien si je constituais une collection de cent espèces différentes d'insectes. Cela a pris plusieurs années mais j'ai ainsi pu me prouver que pour qui sait regarder, il existe une incroyable variété de vie qui vaque sous nos yeux de pauvres primates aveugles. Après cela, ne dites plus :"Tiens, une mouche, tiens une abeille, tiens une punaise..." mais penchez-vous donc sur l'incroyable variété de la nature. Chacune de ces espèces a une histoire et des mœurs qui peuvent en étonner plus d'un mais ce jour, admirez la vie déployer ses formes et ses couleurs :

(Chaque cliché est en plein format si l'on clique dessus, ne vous contentez pas de l'aperçu présenté dans chaque case. Retour arrière pour revenir.)

 
Acanthosoma haemorrhoidale
Adela reaumurella
Aglais urticae
 
 

Amblyteles armatorius
 
Andrena cineraria
Anthidium manicatum
 
Anthidium septemspinosum
 
Aphrophora alni
Apis mellifera
 

Bombus agrorum
Bombus lucorum
 
Bombus pratorum
Bombus terrestris
Bombylius major
Brachyleptura fulva
 
Calliphora vicina
Camponotus ligniperdus
Ceratina cyanea
Cetonia aurata
Chloromyia formosa
Chrysolina americana
Chrysolina bankii
Chrysolina herbacea
Chrysopa perla

 Cicadella viridis
Clytus arietis
Coccinella septempunctata
Coccinula quatuordecimpustulata
Colletes cunicularius
Colletes daviesanus
Colletes hederae
Coreus marginatus
Corizus hyoscyami
Crioceris lilii
 
Cydalima perspectalis
 
 
Delta Ungiculatum

Deracaeoris ruber
 

Ectemnius cavifrons
 
 

Ectobius vinzi
 
 
 
Ectophasia Crassipennis
 
 
 
Episyrphus balteatus
 
 
 Eriothrix rufomaculata
 
 
Eristalis arbustorum
 
 
 
Eristalis tenax
 
 

Euodynerus dantici
 
 

Eupeodes latifasciatus
 
 

Graphosoma italicum
 
 
 
Harmonia axyridis
 
 
 
Helophilus pendulus

Holcostethus albipes
 
 

Holcostethus sphacelatus
 
 

Holcostethus vernalis
 
 

 Isodontia mexicana
Lagria hirta
 
Lasioglossum malachurum
 
Leptinotarsa decemlineata
 
Leptophyes punctatissima
 
Libellula depressa
 
Lucanus cervus
 
Lucilia Sericata
 
Macroglossum stellatarum
 
Maniola jurtina
 
Melolontha melolontha
 
Merodon equestris
 
Musca domestica
 
Myatropa florea
 
Nephrotoma appendiculata
 
Nezara viridula
Osmia bicornis
Osmia cornuta
 
Otiorhynchus armadillo
 
Pararge aegeria
 
Philanthus triangulum
 
 
Pieris brassicae
 
Podalonia hirsuta
 
Polistes dominula
 
Polygonia c-album
 
Psithyrus campestris
 
Pyrrhocoris apterus
 
Rhyparochromus vulgaris
 
Sarcophaga carnaria
 
Scaeva selenitica
 
 Scolia Hirta
 
Sicus ferrugineus
 
 
Sphaerophoria scripta
 
Sphecodes albilabris
 
Symmorphus murarius
 
Sympetrum striolatum
 
Synanthedon formicaeformis
 
Synanthedon tipuliformis
Trichius Fasciatus
Triodia sylvina
Valgus hemipterus
Vanessa atalanta
 
Vespa velutina
Vespula vulgaris
Volucella pellucens
Volucella zonaria
Xanthogramma pedissequum
 Photos prises à Alençon
entre le 17 juillet 2010
et le 24 juillet 2018
Xylocopa violacea
Toutes photos
 ©Le Lutin d'Ecouves
 
 
Note : On peut trouver bien plus de cent espèces d'insectes sur 100 m² mais j'ai été d'abord été limité par la taille des insectes (sous les 0,5 cm de long) et par les possibilités de mes appareils (je n'ai pas d'objectif macro) mais aussi par les caprices de certains insectes comme le superbe grand paon de jour qui m'a toujours snobé du haut de mon lilas ou le frelon européen qui ne fait que passer alors que son collègue asiatique, beaucoup plus placide, me laisse approcher à quelques cm de distance.


Pour les spécialistes : les espèces sont correctement identifiées à 95% selon moi mais chacun sait qu'une nervure d'aile ou la longueur d'un tarse peut faire la différence. Pardonnez donc mes imprécisions. Merci aux différents sites entomologiques consultés et particulièrement à Alain Ramel auquel j'ai parfois demandé assistance.




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HEUREUX COMME LES PIERRES

Par Le Lutin d'Ecouves - 02-09-2017 12:18:08 - 8 commentaires


Pour le commun des mortels, la Bretagne, c'est ça :

 

Trégastel

Oui mais les Lutins sont une espèce à part, quand ils vont à la montagne, ils voient d'abord les insectes (ICI, ICI et ). Quand ils vont à la mer, ils voient d'abord ça :

 
 
A priori, de bêtes galets... En fait, un monde luxuriant plein de surprises. Sauras-tu, lecteur, cliquer sur la photo pour l'agrandir et compter les oiseaux. Allez je t'aide : trouve deux bécasseaux et quatre tourne-pierres.

Cette fin août, nous sommes allés faire notre trou de Lutin près du Sillon de Talbert. Pour les handicapés de la géographie, le sillon de Talbert est proche de l'île de Bréhat, dans la presqu'ile de Lézardrieux :

Document Google Maps

C'est un impressionnant cordon flottant de galets long de 3,2 km de long, c'est aussi une réserve naturelle appartenant au Conservatoire du Littoral. Par grande marée, à certains endroits, il fait moins de 20 mètres de large et il est prévu que d'ici quelques années, cette formation géologique récente  se brise en plusieurs morceaux (il s'est formé après la dernière glaciation mais n'est devenu sillon à pointe libre qu'au XVIIIème siècle après une tempête qui l'a détaché des ilots d'Olonne situés environ 1,3 km plus loin). En attendant, une troupe de Lutins Maritimes garde jalousement mais courtoisement ce site Natura 2000 dans lequel il est strictement interdit de ramasser le moindre galet ou prélever la moindre plante. Normal.

Entre lutins, on s'entend bien et ils m'ont expliqué des tas de choses, entre autres pourquoi il est interdit de marcher sur certaines parties où nichent les gravelots dont les œufs se confondent avec les galets.

Ami lecteur, clique : je t'ai entouré en rouge le discret gravelot...

J'ai aussi appris qu'en cherchant à protéger le début du sillon par des enrochements, on avait aggravé la situation, la mer creusant ainsi plus profond et évacuant tout plus vite. J'ai eu un cours sur l'importance primordiale de la laisse de mer qu'on prend juste pour un tas d'algues mais qui grouille de vie (cela va des micro-organismes aux musaraignes en passant par les crustacés) et dont le rôle pour la survie du milieu est primordiale (c'est bien beau de herser les plages pour les nettoyer chaque matin en été pour le confort du cucul des touristes mais ainsi on détruit un écosystème et surtout, on prive les plantes des dunes comme les oyats de la nourriture apportée par le vent issue de la décomposition de la laisse ; résultat, à terme on tue la dune). 

Mais il n'y a pas que les bébêtes vous savez, il y a les cailloux et ça, ce n'est pas ma spécialité mais celle de ma Josette qui, son petit Sony à la main, passe son temps à photographier rochers et galets en s'esbaudissant sur la beauté des formations rencontrées.

Josette au Paradis
(Les ilots d'Olonne)

Echaudé par les cours de géologie du collège, je n'ai pas au début été très chaud concernant la caillassologie mais après plus de quarante ans de vie commune, j'ai fini, par capillarité conjugale, par prendre goût à cette discipline à partir du moment où j'ai compris que tout ça c'était la même soupe constamment renouvelée que la nature nous sert et nous ressert ; j'ai même fini par distinguer grès et schistes et plus récemment granites et granodiorites. Et même que je hoche de la tête quand ma femme s'écrie  "Regarde ce magnifique filon de dolérite !"

C'est vrai, c'est pas moche après tout
(Port-Blanc)

Bon, c'est vrai, vivre avec une passionnée de nature demande une certaine constance comme lors de nos balades en Vanoise où mon épouse s'arrêtait devant chaque fleur. Et des fleurs, il y en a des tas en juin ! Même que parfois, ça me donnait un peu chaud !

Pralognan

En ce qui concerne les cailloux, même topo, quand mon épouse est au milieu des roches, il faut savoir attendre et en profiter pour apprendre.
 
 Port-Blanc
 
C'est comme cela que, cerise sur le gâteau, j'ai appris ce qu'était un orthogneiss icartien. Ortho quoi ? me direz-vous à moins que vous vous en fichiez comme moi il y a quelques années. En fait, un orthogneiss c'est en l'occurrence un ancien granite recuit par chaleur et pression et dont les cristaux se sont réorganisés (enfin, c'est ce que j'ai compris). Et alors ?
 
 Photo de ma Josette
Port-Béni
 
Et alors, ces cristaux de feldspath roses, c'est très beau mais surtout ces roches donnent le vertige puisque leur origine remonte à l'Icartien, ce qui en fait les roches les plus anciennes de France : elles frisent les deux milliards d'années. Elles datent de l'époque où les terrains qui constituent nos régions se trouvaient au Pôle Sud (Il s'agit du même filon qui va du Cap de la Hague à la Bretagne en passant par les Iles Anglo-Normandes).
 
Deux millliards d'années ! Et moi qui me trouvait trop vieux... Finalement, la Géologie, ça me remonte le moral.
 
A part ça, la Bretagne, c'est aussi ça :
 
Bréhat
 
Et c'est beau...



Pour les spécialistes, un article sur les gneiss de Port-Béni : ICI.


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LES INSECTES DE LA VANOISE - TROISIÈME PARTIE

Par Le Lutin d'Ecouves - 06-08-2017 19:21:58 - 3 commentaires


Les orthoptères
 
On va faire court car ces fameux orthoptères sont en fait les sauterelles et les criquets qui, si on ne les cloue pas au sol, ne cessent de sauter çà et là sans répit. Seule une Decticelle montagnarde a bien voulu poser. C'est une espèce essentiellement alpine, on lui donne d'ailleurs aussi le nom d'Analote alpine, sa couleur varie du vert au noir en passant par le brun. Le spécimen présenté est bien sûr une femelle au vu de sa longue tarière (Ben non, ça ne coupe pas, c'est pour pondre !)

Anonconotus alpinus

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Les hyménoptères

Hyménoptère veut dire "Ailes membraneuses". Cet ordre regroupe, entre autres, les guêpes, les abeilles, le tenthrèdes et même les fourmis (mais si, les fourmis ont des ailes mais seulement les mâles et les femelles qui ne volent qu'une fois dans leur vie). Je ne suis pas allé jusqu'à photographier les abeilles et bourdons du coin mais j'ai plutôt préféré faire des clichés des espèces qui ne m'étaient pas familières. Enfin, je vais faire exception pour l'Ammophile des sables que l'on rencontre dans toute la France ou presque à un grand nombre d'altitudes. Celle-ci était partie faire ses emplettes en volant et était revenue à pied en traînant sous elle une grosse chenille qu'elle avait préalablement paralysée avec son dard dans le but de la plonger dans le trou qu'elle avait creusé quelques temps auparavant, la chenille devant servir de garde-manger à la future larve de l'ammophile issue de l’œuf pondu dans ledit trou. Mon intervention photographique lui ayant provisoirement fait lâcher sa proie, on observera que l'Ammophile des sables me regarde d'un œil torve mais ne cherche pas pour autant à me faire goûter de son dard...

Ammophila sabulosa

A la fin d'une longue randonnée sur les limites du parc de la Vanoise, je me promenais à environ 1800 m d'altitude ; le soir approchant, l'ombre commençait à envahir le versant sur lequel je me trouvais, j'admirais les fleurs fort nombreuses quand je vis que des dizaines d'entre elles étaient habitées de Megalodontes cephalotes. Ces jolis hyménoptères, le soir tombant, se logent dans les fleurs qui vont se refermer à la faveur de la nuit, ce qui les met à l'abri des prédateurs nocturnes. Pas bête... A noter que cette espèce de l'Est, plutôt montagnarde se trouve aussi à certains endroits du département de la Manche et dans le Finistère.

Megalodontes cephalotes

Et maintenant trois espèces de Tenthrèdes qu'on appelle aussi Porte-scies à cause de l'organe de ponte femelle qui possède une "scie"qui incise les feuilles des plantes hôtes pour y déposer les œufs à l'abri. Les larves des Tenthrèdes sont appelées "fausses chenilles" à cause de leur ressemblance avec les larves de papillons. Pour commencer, Tenthredo notha que l'observateur distrait pourrait prendre pour une sorte de guêpe :



Tenthredo notha

Très élégante, la Tenthredo caucasica cinctaria semble être essentiellement une espèce alpine en ce qui concerne notre pays.
 
 Tenthredo caucasica cinctaria
 
Plus courante mais très discrète, Rhogogaster punctulata se fond aisément dans la verdure, celle-ci s'est laissé approcher sans bouger, apparemment confiante dans ses capacités de camouflage :

Rhogogaster punctulata

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Les diptères



On va dire les mouches... Certaines sont d'une grande beauté comme la Volucelle zonée, d'autres ont un physique plus ingrat comme le Sicus ferrugineus, toutes sont fascinantes. Commençons par la Mésembrine de midi belle mouche noire à la base des ailes couleur or ainsi que le dessous des yeux et l'extrémité des pattes. On la rencontre partout, ses larves, élevées sur les excréments, ont la particularité de manger les larves des autres mouches. L'adulte, elle, se contente de butiner.

Mesembrina meridiana

A l'instar de nombreuses mouches syrphides, la Cheilosia illustrata essaie de se faire passer pour plus dangereuse qu'elle ne l'est, en l'occurrence pour un bourdon. Pour cela, elle ne lésine pas sur les poils, même à la base des yeux. Elle est cependant bien inoffensive.
 
 Cheilosia illustrata
 
Eurithia anthophila a l'air moins sympathique avec les poils hérissés de son abdomen. Elle fait partie de la grande famille des tachinides qui ont pour particularité de pondre leurs œufs sur les larves d'autres espèces d'insectes. Le but c'est évidemment que le bébé tachinide dévore ladite larve, bien souvent une chenille ou une fausse chenille. Certaines espèces sont d'ailleurs utilisées en lutte biologique contre les insectes ravageurs. Pas jolie mais bien utile.

 Eurithia anthophila


Pour terminer cette petite revue des insectes de la Vanoise, j'ai choisi de vous présenter une belle dame aux yeux verts qu'on trouvera généralement en montagne : Philipomyia aprica. Au grand restaurant de l'alpage, madame et monsieur Philipomyia se gavent de nectar et de pollen sucrés puis comme beaucoup d'espèces après un bon repas, ils s'accouplent. Tout le monde a fait cela mais là où ça se gâte, c'est que, délaissant son compagnon, madame Philipomyia va ensuite chasser le bétail paissant paisiblement dans les prairies pour lui pomper du sang en vue de la fabrication de ses œufs. 

Philipomyia aprica







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LES INSECTES DE LA VANOISE - DEUXIÈME PARTIE

Par Le Lutin d'Ecouves - 01-08-2017 19:02:12 - 4 commentaires

Les coléoptères
 
Eux, on les connaît bien. Chacun a appris à l'école qu'ils ont deux ailes et deux élytres comme la coccinelle. Nous allons commencer par un petit coléoptère au nom pétaradant : le Clairon des abeilles. Non, sa fonction n'est pas de réveiller les abeilles le matin pour qu'elles aillent au turbin, c'est plutôt de pondre ses œufs dans les nids d'abeilles sauvages. Les larves du Clairon vont ensuite se nourrir en dévorant les œufs et les larves présents dans le nid. Les abeilles domestiques, plus à cheval sur le ménage, ne craignent généralement rien tant que leur ruche est bien tenue.

 Trichodes apiarius
 
Passons maintenant aux chrysomelidae, une famille de coléoptères qui donnent des maux de têtes à ceux qui essaient de les identifier tant sont importantes les variations de couleur à l'intérieur d'une même espèce (J'en ai moi-même identifié trois espèces dans mon petit jardin normand : Herbacea, Americana, Bankii). En fait, pour savoir à qui on a affaire, il faut regarder le kiki du monsieur dont la taille peut parfois atteindre les deux tiers ou plus de la longueur totale de son corps. Enfoncés les ânes et autres mustangs.
Commençons par Oreina collucens :

Oreina collucens
 
 Puis  la Chrysomèle alpine des Composées identifiable plutôt par la plante sur laquelle elle se trouve que par sa couleur :

Oreina cacaliae

Et enfin Oreina gloriosa identifiée aussi par son hôte :

Oreina gloriosa

Passons aux cetoniidae. Vous connaissez certainement la Cétoine dorée, bel insecte vert métallisé qui séjourne peut-être dans votre jardin et dont les larves sont malheureusement confondues avec celles du hanneton alors qu'elles sont d'excellents auxiliaires pour la formation du compost ; eh bien, j'en ai déjà photographié des spécimens partiellement ou totalement rouge foncé. C'est pourquoi, quand j'ai photographié l'insecte qui suit, j'ai cru à une variation naturelle de la couleur de Cetonia aurata. Que nenni, il s'agissait en fait d'une Protetia cuprea bourgini. Désolé, cette cétoine n'a pas de nom plus facile à retenir.

 
Protetia cuprea bourgini

Et maintenant, trois coléoptères qu'on a peu de chances de rencontrer en dehors des zones montagneuses. D'abord, le Dascillus cervinus qui se présente fièrement à vous du haut de ses 11 à 12mm. Il faut dire qu'il est unique car il est le seul représentant de sa famille (dascillidae) en Europe. Il vit essentiellement au voisinage des fleurs des régions montagneuses à proximité des ruisseaux.
 
 Dascillus cervinus
 
Voici ensuite la verte et fort jolie Cicindèle des Alpes. Ce petit prédateur mangeur de fourmis et autres petits insectes vit sur des espaces dégagés caillouteux ou sablonneux. On peut la rencontrer au pied des névés. Sa larve est une piégeuse qui s'enfonce dans un trou qu'elle creuse, ne laissant dépasser que l'extrémité de ses mandibules. Gare à qui passe à proximité ! En faisant des recherches sur cet animal, je me suis aperçu que cette Cicindèle était quasiment la sœur jumelle de la Cicindelle verte des pinèdes, une espèce américaine en voie de disparition et donc protégée.


  Cicindela gallica

Et pour finir ce chapitre, le gros Pachyte à quatre taches, un cérambycidé habitant les zones montagneuses pourvues de conifères. Celui-ci a été photographié à un peu plus de 1600m d'altitude.
 
  Pachyta quadrimaculata
 

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LES INSECTES DE LA VANOISE - PREMIÈRE PARTIE

Par Le Lutin d'Ecouves - 27-07-2017 09:21:00 - 5 commentaires

Plutôt que de vous imposer une looongue soirée diapos sur le thème de ses vacances dans les Alpes, Papy Lutin vous invite à une balade entomologique située entre 1500 et 2700m d'altitude où vous trouverez des insectes communs ou plus rares mais toujours beaux et surprenants.
 
 
Les Lépidoptères
 
Oups, restons simples, vous les connaissez sous le nom de papillons. En juillet, ils couvrent les alpages et rendent fous les lutins qui aimeraient bien qu'ils se tiennent tranquilles de temps en temps comme le Machaon rencontré jusqu'à 2700m d'altitude mais dont je n'ai jamais pu faire un cadrage correct. Dommage pour sa longue double queue et les couleurs à la base de ses ailes. Ce papillon est très courant, vous l'avez certainement rencontré tournant autour de vos plants de carottes ou de persil que sa belle chenille verte et noire à pois orange se fait un plaisir de dévorer.
 
 Papilio machao
 
J'eus plus de chance avec son cousin proche le Flambé, autre porte-queue qui, lors de la période des amours, organise une partie en groupe au sommet d'un relief pour l'accouplement. Après bien des déboires, j'ai pu en pister un qui s'était isolé et qui butinait tranquillement. 
 
 Iphiclides podalirius
 
Encore un cousin du machaon (papilionidés) : l'Apollon dont le mâle est un gros macho qui sécrète un petit bouchon lors de l'accouplement qui verrouille l'appareil génital de la femelle condamnée à n'avoir dans sa courte vie de papillon qu'une seule partie de pattes en l'air alors que monsieur va continuer de batifoler jusqu'à sa mort.
 
 Parnassius apollo
 
D'une autre famille mais d'une forme et d'une taille proche de l'Apollon, le Gazé, tout blanc et délicatement nervuré est un as de l'accouplement. Le mâle, contrairement à ce pithécanthrope d'Apollon, honore madame (ou mesdames) de nombreuses fois sans leur boucher le kiki, ce qui donne à chaque fois une ponte. Dans des conditions expérimentales, pour un seul couple, on a obtenu 15 pontes en deux semaines pour un total de 1278 œufs (voir ici).
 
 Aporia crataegi
 
A propos de ces deux derniers papillons, j'ai assisté à une drôle de scène : Alors que je photographiais un Apollon, un Gazé s'est subitement précipité sur celui-ci et s'est posé dessus en mimant un accouplement. L'Apollon s'est aplati comme s'il se soumettait puis le Gazé s'est soudain envolé, peut-être en s'excusant et en prétextant une mauvaise vue, allez savoir...

 A l'assaut ! Oups !
 
Houlà, maintenant, avec le Moiré aveugle on aborde les papillons fiers de leurs racines, celui-ci ne se trouve que dans les Alpes ou à proximité. Gageons qu'il ne dédaigne pas la fondue et le génépi...

 Erebia pharte
 
Autre papillon alpin, le Nacré des Balkans qui ne vit que dans les Alpes et les Balkans (ben oui...). Il a comme plante-hôte la pensée sauvage très présente sur les pentes alpines.  

 Boloria graeca
 
Autre nymphalidae plus répandu mais plutôt cantonné à l'est de la France, la Mélitée noirâtre dont le nom est dû à la teinte sombre de la face interne des ailes mais dont la face externe présente une bien jolie géométrie.

Melitaea diamina
 
Et maintenant, deux petits malins de la famille des Azurés (parce que les mâles sont bleus au niveau des faces internes des ailes). Tout d'abord, l'Argus bleu que j'ai souvent rencontré en grand nombre en train de butiner de la crotte, ce qui ne doit pas lui donner une bonne haleine mais ce qui lui apporte de précieux nutriments. Sa chenille se fait dorloter par certaines espèces de fourmis en émettant une sécrétion sucrée que les fourmis lèchent et qui atténue leur agressivité. En échange, les fourmis protègent la chenille de ses prédateurs. C'est bien connu, la lèche permet de se garantir une place confortable en société.

 Polyommatus icarus
 
Autre papillon azuré, l'Azuré des mouillères qui vit toujours proche d'une zone humide où il trouve sa plante hôte : la gentiane pneumonanthe. Une fois qu'elle a boulotté assez de graines de gentiane, la chenille de l'Azuré des mouillères se laisse tomber au sol et, quand elle croise des fourmis du genre myrmica attirées par le miellat que ses glandes dorsales sécrètent, elle émet des phéromones imitant à la perfection les phéromones émises par les fourmis elle se fait transporter dans la fourmilière où elle s'installe tranquillement pour se nourrir des œufs et les larves des fourmis qui n'y voient que du feu. Une fois rassasiée, la chenille se nymphose puis se transforme en un papillon qui va vite fait quitter la fourmilière avant qu'on s'aperçoive des dégâts. Le papillon présenté sur la photo est une femelle qui est brune (avec des reflets bleus selon la lumière) alors que le mâle est d'un beau bleu. La partie externe des ailes est très différente, proche de celle de l'Argus bleu.

 Maculinea alcon
 
L'Hespérie de l'échiquier fait partie de cette famille de papillons (Hesperiidae) aux caractères primitifs et au vol vif. Leurs chenilles, pour se métamorphoser à l'abri, s'enroulent dans des feuilles qu'elles fixent avec des soies.

Carterocephalus palaemon
 
Je termine ce tour d'horizon non exhaustif des papillons de la Vanoise par deux espèces nocturnes. D'abord la Panthère. Tout papillon nocturne qu'il puisse être, on peut facilement l'observer en plein jour. 

Pseudopanthera macularia

Et pour finir, un papillon à tête de chauve-souris : le Bombyx du chêne que j'ai trouvé à environ 1900m d'altitude ce qui n'a pas laissé de m'intriguer car les chênes ne poussent pas à cette altitude. En fait, ce papillon présent dans tout le pays est un opportuniste dont la chenille peut vivre sur les chênes, les arbres fruitiers et de nombreuses espèces d'arbustes.

Lasiocampa quercus



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VERS UNE HERMÉNEUTIQUE QUANTIQUE

Par Le Lutin d'Ecouves - 01-04-2017 08:39:55 - 23 commentaires


Le vingt et unième siècle, s'il connaît d'ores et déjà des bouleversements au niveau  de la compréhension phrénologique de l'appréhension sociale de la phénoménologie structurelle, a des grandes chances de subir une révolution techno-cognitive autrement plus prégnante en ce qui concerne l'application ingéniologique de la théorie des quanta élaborée par Max Planck dès le début du vingtième siècle.
 
Même si un grand nombre d'applications ont vu le jour très tôt comme l'effet photo-électrique très connu ou  l'effacement ailurophobe de Schrödinger moins connu, c'est bien dans les prochaines années que se prépare une véritable révolution trans-scientifique qui verra tomber bien des barrières dogmatiques au niveau de l'épistémologie sociale dont les méta-modèles sont en pleine expansion.

Mais c'est à l'étage humain que se situe la véritable révolution et c'est au niveau d'un nouveau structuralisme basé sur une phénoménologie sartrienne adossée au post-modernisme d'un Derrida ou d'une déconstruction à la Deleuze. L'eccéité même de l'homme du vingt et unième siècle pourrait bien voir entamer une montée en puissance de l’idiosyncrasie réifiante constitutive de la dégradation ontologique de la perception combinatoire. Pour preuve de nouvelles techniques comme le "Quantic Potential Measurement" maintenant utilisé dans la nouvelle administration américaine dont la preuve de l'efficacité n'est plus à faire. 

Les quanta (pluriel de quantum) et leurs applications fort nombreuses actuellement ont enfin permis d'éclairer le public sur la réalité de bon nombre de pratiques au niveau des sciences et de la médecine. C'est en reprenant les théories d'Heisenberg sur les similitudes entre le pont Einstein-Rosen et la contrafactualité du comportement des molécules d'eau (de l'infiniment grand à l'infiniment petit) que le professeur Benveniste a finalement trouvé le chemin le menant à prouver la véracité factuelle de la mémoire de l'eau, véritable acrasie intellectuelle et scientifique. Sans Max Planck ou Niels Bohr, l'homéopathie en serait restée au niveau d'une sympathique pratique empirique alors que, reprenant les travaux de ses aînés, Benveniste a mis en lumière l'aliénation entre les molécules et leur mémoire, un "trou de ver" quantique, une logique événementielle et statistique au niveau de l'infiniment petit.
 
Et si ce n'était qu'au niveau de l'eau...  Une acatalepsie partielle des sciences du vingtième siècle avait occulté bien des pratiques anciennes comme le Reiki  que Mitsao Usui remit au goût du jour et que de nombreux scientifiques japonais considèrent maintenant comme un véritable transfert d'énergies combinées propres à engendrer une modification chiasmique des propriétés corporelles. Combinée à une lithothérapie issue des dernières recherches sur le rayonnement quantique des cristaux, cette pratique révèle un autre homme et même un homme autre, une sorte de "Cogito alter ego sum".

Pour rester clair et concis, on peut juste noter que le principe d'intrication quantique explique enfin nombre de phénomènes jusqu'alors mystérieux et cela ne peut qu'engendrer une nouvelle pensée de décohérence structurelle qui attend ses nouveaux théoriciens comme ses futurs contempteurs. Une formidable bataille au niveau de l'aséité culturelle et morale est à venir. Espérons que se lèveront de nouveaux penseurs à l’éthologie organologique solide capables d'appréhender de manière globale un monde conceptuel aussi vaste que grandement ichtyologique.
 
 
 

Pour approfondir votre réflexion, un article passionnant sur le Blog de Tonton Gilles.

 



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AMOUR FUSIONNEL

Par Le Lutin d'Ecouves - 02-03-2016 16:03:11 - 7 commentaires


Baudroie des Abysses
 

Les baudroies des abysses sont une famille de poissons vivant entre 1000 et 3000 mètres de profondeur, là où il fait plus noir que dans la cervelle d'un adepte des théories du complot. Comme tous les animaux des milieux extrêmes, ces baudroies présentent des caractéristiques pour le moins originales comme cet appendice lumineux situé sur l'avant de la tête de Melanocetus johnsoni, lui permettant d'attirer des proies victimes de leur curiosité.
 
 Euh, il n'y a pas de poissons rouges dans les abysses pour être honnête...

Bon, il ne faut pas être trop effrayé par l'aspect du poisson car les plus gros spécimens ne dépassent pas 15 à 20 cm et ils ressemblent à ça : 

©Danté Fenolio
 
Certaine baudroies sont pourvues de beaucoup plus d'appendices comme chez les Caulophrynidae, ces appendices leur permettant de détecter tout ce qui passe à proximité.

© 2005 P. J. Herring

Mais ce qui reste le plus extraordinaire, c'est la façon dont ces petits monstres marins se reproduisent. Il existe dans cette famille de poissons abyssaux un dimorphisme sexuel très important. Alors que Madame fait environ la taille d'un ballon de football, Monsieur mesure environ 1,5 cm de long, cela ne l'empêche pas cependant de trouver les femelles fort séduisantes et d'en tomber éperdument amoureux.


Et quand je dis amoureux, c'est de l'amour fou car le mâle, dès qu'il a trouvé l'élue de son cœur, mord sa compagne et ne la lâche plus.
 
 © 2005 Theodore W. Pietsch
 
Au bout d'un moment, Monsieur fusionne littéralement avec Madame, perdant toute autonomie en se connectant sur son système circulatoire. Le processus de fusion va se poursuivre et le mâle perdra progressivement ses organes pour n'être plus qu'un bouton parasite dont le but ne sera plus que la fourniture de spermatozoïdes que la femelle utilisera pour sa reproduction. Comme elle n'est guère fidèle, celle-ci arborera au cours de sa vie plusieurs excroissances sur son corps comme autant de trophées sexuels.
 
© Disney
(sans rancune ?)
 
 
 

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LES NOUVEAUX HABITANTS DU CHARDON BLEU

Par Le Lutin d'Ecouves - 23-08-2015 19:53:34 - 6 commentaires

En 2010, je vous parlais d'un chardon bleu que j'avais acheté en Bretagne pour le transplanter dans mon jardin de lutin normand (voir ICI). L'animal, si je puis dire, s'y est trouvé fort à l'aise et a même fait des petits, attirant de nombreux insectes intéressés par sa subtile odeur de cadavre en décomposition. Outre le fait que cette plante me renseigne sur les différentes espèces d'insectes butineurs (non, il n'y a pas que les abeilles), elle me permet d'année en année d'apercevoir de nouvelles espèces qui semblent bien remonter du sud, témoignant ainsi d'un probable réchauffement climatique. 
 
Scolia hirta

Joli regard... la scolie hirsute est qualifiée d'insecte xérophile, c'est à dire vivant dans des milieux très pauvres en eau comme les dunes, collines et prairies sèches. C'est un insecte méditerranéen plus commun en Afrique du Nord, Europe du Sud et jusqu'en Iran. Depuis deux ans, la scolie vient chez moi, dans l'Orne. Elle ressemble plus précisément à ça :
 
Scolia hirta

C'est une guêpe solitaire mais elle est dépourvue d'agressivité. Il faudra cependant éviter de la prendre à la main car sa piqûre est douloureuse bien que sans danger.
 
 
Delta unguiculata

Autre guêpe solitaire, l'énorme eumène unguiculé (de la taille d'un frelon) très commune en Espagne et qui n'était jusqu'ici remontée qu'au niveau des Charentes. Elle est présente chez le lutin alençonnais depuis 2011 (voir ce billet). Ne lui faites pas de mal, elle est, elle aussi, parfaitement pacifique.
 
Isondontia mexicana

L'isodontia mexicana est une guêpe solitaire américaine qui s'est implantée dans le Midi il y a environ 50 ans, elle remonte vers le nord depuis 2003 et est arrivée chez moi en 2014.
 
Polistes dominula

Dernière guêpe, sociale par contre, Polistes dominula est un gros poliste très pacifique mais attention cependant à sa piqûre qui peut poser des problèmes d'allergie. Cela dit, il faut la prendre dans les mains pour qu'elle daigne vous piquer !
 
Anthidium septemspinosum

De nombreuses abeilles et bourdons de plusieurs types fréquentent le chardon bleu mais je n'avais pas encore vu cette abeille cotonnière. Cette espèce particulière (Anthidium septemspinosum) était jusqu’ici absente de Normandie. Je ne me suis pas permis de lui demander ses papiers...

Sphecodes albilabris

Autre abeille solitaire, le Sphécode à labre blanc est un nouveau venu de 2015.

 
Helophilus pendulus
 
Les syrphes sont parmi les plus belles mouches comme cet hélophile suspendu de belle taille...

 
Volucella zonaria

... mais la plus belle est sans doute la volucelle zonée qui imite le frelon dont elle a presque la taille, ce qui peut faire peur aux phobiques. Pourtant, l'insecte est totalement inoffensif.

Volucella pellucens

Sa cousine, la volucelle transparente est un peu plus petite mais toujours élégante. Les deux espèces de volucelles sont des animaux des bois et zones humides mais elles fréquentent mon jardin de ville depuis deux ans.

Synanthedon formicaeformis

Plus curieux ici, ce petit papillon, la sésie fourmi ne devrait fréquenter que les saules dont se nourrit sa chenille. L'appel du chardon a été le plus fort...

Cetonia aurata
 
Et pour terminer, même la cétoine dorée vient butiner le chardon bleu. Elle, elle n'est ni rare ni nuisible, au contraire. Sa larve est un excellent recycleur de matières organiques pour votre compost (attention, elle ressemble à celle du hanneton [gros ver blanc] mais ne provoque aucun dégât dans les cultures), quant à l'adulte, c'est un important pollinisateur à la grande polyvalence.




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