KikouBlog de Le Lutin d'Ecouves - Mars 2016
Le Lutin d'Ecouves

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Archives Mars 2016

TROIS MOMENTS IMPERCEPTIBLES

Par Le Lutin d'Ecouves - 28-03-2016 18:02:43 - 5 commentaires

 
Les doux replis de l'aube
Ont gardé souvenir
De longs instants liquides
Où tout se confondait
 
 
 Face aux sables du temps

L'écho nacré de ses songes

A courbé l'échine ancienne

De mes certitudes
 
 
Jamais je n'ai cru l'hiver

À l'abri des combes humides

Entouré d'odeurs d'aurore

Et de pensées sylvestres
 
 
 

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L'ESPRIT FRANÇAIS 16

Par Le Lutin d'Ecouves - 15-03-2016 16:00:21 - 2 commentaires

Michel Blavet
1700-1768
 
Fils d'un tourneur sur bois de Besançon, Michel Blavet apprit la flûte en autodidacte et, n'ayant pas de professeur pour lui apprendre à tenir son instrument, il tint sa flûte du côté gauche*, habitude qu'il garda toute sa vie. A l'instar de Jimi Hendrix au XXème siècle, il en développa une technique toute particulière qui en fit le virtuose le plus renommé de son époque : "De l'aveu des connaisseurs, Monsieur BLAVET ne connut personne au-dessus de lui pour l'exécution des sonates et des concertos. L'embouchure la plus nette, les sons les mieux filés, une vivacité qui tient du prodige, un égal succès dans le tendre, dans le voluptueux et dans les passages les plus difficiles, voilà ce qu'est Monsieur BLAVET" (D'Aquin de Château Lyon).

(*Sur le seul portrait présumé de Blavet, celui-ci tient sa flûte à droite ; soit il était ambidextre, soit ce portrait n'est pas celui du compositeur.)

Depuis les améliorations apportées par la dynastie Hotteterre, la flûte française n'a cessé de progresser en expressivité et en précision même si elle connut ensuite son heure de gloire en Allemagne avec de grands virtuoses comme Quantz.
 
Traverso 1740 avec corps intermédiaire La=415Hz ou (au-dessus) la=392Hz pour interpréter la musique française (Document Wikipédia)
 
Si Blavet fut considéré comme faisant partie des tenants du style italien, sa musique au diapason très bas reste encore bien marquée par une subtilité française exquise  alliant brio et mélancolie. La pièce présentée ici est tirée de son Opus I pour deux flûtes sans basse continue, elle est intitulée "L'Insinuante".
 
(D'aucuns eussent pu penser que j'eus choisi la pièce de l'opus II intitulée "Le Lutin" mais je les laisse là à leurs insinuations...)
 
(Ref)
 

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Source principale : Masahiro Arita 

 

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AMOUR FUSIONNEL

Par Le Lutin d'Ecouves - 02-03-2016 16:03:11 - 7 commentaires


Baudroie des Abysses
 

Les baudroies des abysses sont une famille de poissons vivant entre 1000 et 3000 mètres de profondeur, là où il fait plus noir que dans la cervelle d'un adepte des théories du complot. Comme tous les animaux des milieux extrêmes, ces baudroies présentent des caractéristiques pour le moins originales comme cet appendice lumineux situé sur l'avant de la tête de Melanocetus johnsoni, lui permettant d'attirer des proies victimes de leur curiosité.
 
 Euh, il n'y a pas de poissons rouges dans les abysses pour être honnête...

Bon, il ne faut pas être trop effrayé par l'aspect du poisson car les plus gros spécimens ne dépassent pas 15 à 20 cm et ils ressemblent à ça : 

©Danté Fenolio
 
Certaine baudroies sont pourvues de beaucoup plus d'appendices comme chez les Caulophrynidae, ces appendices leur permettant de détecter tout ce qui passe à proximité.

© 2005 P. J. Herring

Mais ce qui reste le plus extraordinaire, c'est la façon dont ces petits monstres marins se reproduisent. Il existe dans cette famille de poissons abyssaux un dimorphisme sexuel très important. Alors que Madame fait environ la taille d'un ballon de football, Monsieur mesure environ 1,5 cm de long, cela ne l'empêche pas cependant de trouver les femelles fort séduisantes et d'en tomber éperdument amoureux.


Et quand je dis amoureux, c'est de l'amour fou car le mâle, dès qu'il a trouvé l'élue de son cœur, mord sa compagne et ne la lâche plus.
 
 © 2005 Theodore W. Pietsch
 
Au bout d'un moment, Monsieur fusionne littéralement avec Madame, perdant toute autonomie en se connectant sur son système circulatoire. Le processus de fusion va se poursuivre et le mâle perdra progressivement ses organes pour n'être plus qu'un bouton parasite dont le but ne sera plus que la fourniture de spermatozoïdes que la femelle utilisera pour sa reproduction. Comme elle n'est guère fidèle, celle-ci arborera au cours de sa vie plusieurs excroissances sur son corps comme autant de trophées sexuels.
 
© Disney
(sans rancune ?)
 
 
 

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