KikouBlog de Le Lutin d'Ecouves - Mai 2012
Le Lutin d'Ecouves

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Archives Mai 2012

SYMPHONIE PASTORALE

Par Le Lutin d'Ecouves - 28-05-2012 16:54:47 - 9 commentaires


 Une minute parmi les herbes d'une prairie d'argent.
 
 
 
Lisière d'Ecouves, un dimanche de mai.


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BELLE FROIDE ET HUMIDE COMME ON L'AIME

Par Le Lutin d'Ecouves - 26-05-2012 08:28:44 - 2 commentaires


Comment se passer de la Belle Bretagne ?

 


Même si le pays est parfois un peu humide...


 

Le récit d'un périple dans un pays de rêve : ICI.

 

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ELISABETH ET L'ESPRIT FRANÇAIS

Par Le Lutin d'Ecouves - 15-05-2012 18:33:43 - 4 commentaires


L'Esprit Français est un concept artistique aussi solide qu'insaisissable. Je me souviens du film d'Alain Corneau mettant en scène un Sainte-Colombe qui essaie d'en enseigner l’essence au jeune Marin Marais dans la tourmente d'une soirée de tempête. Le pauvre Marin ne peut à ce moment faire la part entre la tragique profondeur du sentiment humain et la prégnante expressivité d'une Nature ubiquitaire.

 
C'est à cela que je pensais en arrivant au concert de la Pelegrina consacré à Elisabeth Jacquet de la Guerre : les musiciens allaient-ils saisir la grave légèreté de cette musique aux inflexions uniques ?


Elisabeth Jacquet est née en 1665 dans une famille de musiciens. Son père, facteur de clavecin dans l'île Saint-Louis lui enseigne l'art de toucher cet instrument et, tel un Mozart avant l'heure, la petite Elisabeth montre d'étonnantes dispositions qui vont l'amener à se produire à la cour dès l'âge de cinq ans.

La petite prodige va parfaire son éducation à la Cour sous la houlette de Mme de Montespan puis sous celle de Mme de Maintenon avant de se marier avec l'organiste Marin de la Guerre en 1684.

Pionnière au niveau de l'écriture des sonates pour violon, Elisabeth Jacquet de la Guerre est aussi connue pour ses pièces de clavecin et pour ses cantates bibliques et profanes comme "Le sommeil d'Ulysse" ou pour sa tragédie lyrique "Céphale et Procris".

Si elle n'est pas unique dans l'histoire de la musique, elle est cependant un cas rare de femme ayant pu prouver sa valeur dans une France marquée par le pouvoir masculin pendant encore longtemps.

Bien que la production d'Elisabeth Jacquet de la Guerre soit limitée en quantité, on est surpris par la qualité de ses pièces qu'elles soient chantées ou instrumentales et on se demande combien de Mozart féminins sont tombé(e)s dans les oubliettes d'une histoire de la musique essentiellement masculine.

 
Une sonate pour violon, une pièce de clavecin et deux cantates plus tard, le pari est gagné. Sophie Landy et les musiciens de la Pelegrina ont retrouvé l'Esprit Français, cet entrelacs pareil à une dentelle d'Alençon, autre chef-d’œuvre discret et sublime.



Merci à Sophie Landy et à la Pelegrina pour l'utilisation de cet extrait de concert.

Site de la Pelegrina : http://www.lapelegrina.fr/

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SINGULARIS PORCUS

Par Le Lutin d'Ecouves - 09-05-2012 19:58:47 - 1 commentaire

 

 Lutin ou Sanglier ?

 

 

On vous raconte cela ici : Course du Sanglier 2012.

 

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NAGUÈRE, DES ÉCOLES - ÉPISODE 13

Par Le Lutin d'Ecouves - 06-05-2012 21:15:51 - 6 commentaires


Anecdotes et pataquès

 
 
Lors de mon passage de quelques années au sein d’une école en zone « sensible », j’avais pris l’habitude de noter les bons mots de ces enfants des cités à la spontanéité parfois crue et toujours surprenante. Le travail dans ces classes était dur et souvent stressant ; il fallait bien se détendre un peu… aux dépens des élèves et parfois de leurs parents.
 
Je passerai sur les insultes bariolées que les élèves se lançaient en classe sans se soucier de la présence du maître (Face de cul de mammouth !) pour livrer une sélection de mots et d’anecdotes à l’humour involontaire.
 
 
*Début d’année en géométrie, je fais sortir le matériel et je demande comment on appelle cet instrument semi-circulaire qui sert à mesurer les angles.
« M’sieur, M’sieur ! Le menteur M’sieur dit Y…, un blondinet plutôt speed.
-      Le menteur ???
-      Ben oui, le menteur… euh, non le rapporteur, M’sieur, c’est pareil ! »
 
 
*Leçon d’histoire en CM1 sur la guerre de Cent Ans, H… lève la main, c’est un des rares bons élèves de la classe ; je le lance sur la Pucelle d’Orléans :
« Jeanne d’Arc est morte sur un buffet ! »
 
 
*Autre leçon d’histoire et c’est S… qui lève la main. Pour une fois qu’elle intervient pour dire autre chose qu’un gros mot, écoutons-la :
« Ouais, ben les Romains, ils parlaient le Lapin ! »
 
*Les parents ne sont pas en reste comme la maman de S… précédemment citée qui m’adresse un mot pour demander que je serre la vice à sa fille ou cette autre maman qui me dit, en parlant de sa fille, qu’on lui donnerait le Bon Dieu sans profession
 
 
*Les enfants avaient parfois de surprenantes analyses qui n’étaient pas si sottes comme D…, un petit Hmong souriant qui me dit un jour, alors que nous parlions de la famine en Somalie :
« Ben, le Somaliens, ils n’ont qu’à venir ici pour manger à leur faim ! »
La logique même.
 
*Parfois, ces facultés d’analyses dérapaient un peu comme dans le cas de C… qui assurait en sciences que les vaches et les taureaux ne pouvaient pas faire de bébés car ils ne pouvaient pas s’embrasser ou dans celui de J… (un fan de Johnny Halliday) qui, un jour de coupure d’électricité dans le quartier, affirma que c’était à cause de ses parents qui ne payaient pas leur facture EDF.
 
 
*En ce qui concerne la religion, sujet abordé en histoire, ce n’était pas toujours facile à démêler entre les Musulmans qui m’affirmaient que le Prophète récitait déjà le Coran dans le ventre de sa mère, les Asiatiques qui changeaient de religion en fonction du pays traversé («oui, j’étais bouddhiste à Hong-Kong puis on est allés chez un oncle en Amérique, on était protestants et puis ici, on est catholiques») et les Chrétiens qui ignoraient souvent jusqu’au nom de leur propre religion comme T… qui devint plus tard un excellent footballeur et qui répondit à ma question : « Mais, qu’est-ce que tu as appris au catéchisme ???
-      J’ai appris que plus il fait froid, plus on se rapproche de Noël. »
 
 
*Certaines perles tombaient parfois par écrit comme ce petit travail de recherche que F… fit sur la cellule en sciences qui donna cette définition :
- Cellule : petite chambre de religieux dans un monastère.
Ou cette simple faute d’orthographe d’A… petite fille sage qui écrivit à propos d’une courbe de population au 20ème siècle : « On observe des baises pendant les guerres. »
 
 
*Mais la plus belle bourde fut de mon fait :
H…, un petit marocain très studieux que je choyais comme une perle rare, avait cependant un petit défaut : il faisait des fautes de copie. Sentant son fort potentiel, je le félicitais souvent pour son travail mais ne lui passais rien en ce qui concernait l’orthographe. Corrigeant la leçon de grammaire sur les formes active et passive, je relevai une fois de plus une faute d’inattention et lui dis d’une voix forte ma façon de penser :
« Fais donc attention H…, tu as oublié un C ! Ça ne veut rien dire : « A la forme active,  le sujet fait l’ation !!! »
Nom d’une pipe ! J’aurais mieux fait de me taire !

 

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