KikouBlog de Le Lutin d'Ecouves - Mars 2008
Le Lutin d'Ecouves

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Archives Mars 2008

LES FEMMES EPISODE 1

Par Le Lutin d'Ecouves - 24-03-2008 16:59:20 - 4 commentaires

 
Après le Moyen-Age, la Polyphonie Franco-Flamande et autres borborygmes musicaux, Le Lutin qui ne recule devant rien vous propose une nouvelle série culturelle  abordant  le sujet qui le chatouille depuis le cm1 : Les Femmes.
 
Eh oui, plutôt que des barbares mafflus et chevelus brandissant leurs guitares sur scène comme ils brandissaient autrefois leurs bistouquettes dans la cour de récré; j'ai toujours préféré la puissance créatrice féminine qui, si elle ne manque pas de force, est toujours plus nuancée et plus trouble que l'expression masculine. 
 
Par qui commencer, sinon par Björk, la plus dérangeante et décalée des artistes de notre siècle qui ne cesse de naître.
 
Episode 1 : Björk 
 

 
Le 21 novembre 1965, Björk Gudmundsdóttir, signifiant "la fille de Gudmund", voit le jour à Reykjavik. Toute petite elle étudie la musique, le piano et la flûte ; vivant au milieu d'une communauté hippie elle grandit au rythme d'artistes comme Jimmy Hendrix ou Eric Clapton. En 1977 la mère de Björk, Hildur Hauksdóttir, est contactée afin de lui faire enregistrer un disque intitulé Björk et composé de reprises. Ce disque est vendu à 7000 exemplaires et est à ce jour très rare.
 
Et c'est le début d'une carrière qui la mènera à des sommets comme Homogenic, Vespertine, Medùlla ou plus récemment Volta.
 
Chaque album est le résultat de recherches artistiques poussées allant de la haute technologie aux grognements les plus basiques. 
 
Comme tout génie, Björk dérange et n'est pas toujours facile à suivre mais quel talent !
 
Pour illustrer ce propos, je propose une vidéo particulièrement troublante, expression d'une féminité brute et sophistiquée à la fois, débarrassée de toute mièvrerie.
 
 Voici donc un hymne à l'amour d'un érotisme déroutant : 
 
All is full of Love 
La vidéo étant de qualité, mettez en pause une ou deux mn
au début de la lecture si vous avez des problèmes de flux. 
 
 

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GALA DE CLOTURE

Par Le Lutin d'Ecouves - 23-03-2008 18:38:13 - 4 commentaires

 
La saison de cross est terminée depuis quelques temps mais on n'allait pas se quitter comme ça. La traditionnelle soirée des récompenses vient clôturer la saison FSGT de l'Orne.
 
Soirée de récompenses pour les plus jeunes : le sport, ça fait grandir...
 
 
Soirée de récompenses pour les grands : homme ou femme, senior ou vétéran 4 : le sport ça conserve...
 

 
 Soirée de récompenses pour les couples : le sport, ça resserre les liens...
 
 
Soirée de récompenses et d'amitié : le sport, ça fait vivre avec les autres... 
 
 
 
La pluie, la boue, le froid...c'est aussi ça le cross.
Vivement que ça recommence !
 
 

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DES QUINQUAS QU'EN VEULENT !

Par Le Lutin d'Ecouves - 19-03-2008 23:08:47 - 10 commentaires

Préparation au Marathon de Paris
 
L'année dernière, ma Josette avait couru son premier marathon pour ses 50 balais accompagnée de sa copine Béa. Cette année, c'est Béa qui va fêter ses 50 ans, il faut donc qu'on y retourne.
 
Seront aussi du voyage : Brigitte qui fêtera aussi ses 50 berges en courant son premier marathon et Béatrice, une petite jeunette mère du célèbre Bin'.
 
Depuis la déchirure musculaire d'Allain le coach, je me suis retrouvé entraîneur des filles, ce qui n'est pas une mince affaire quand on connaît la personnalité de ces dames !
Il ne faut pas leur en conter aux quinquas, c'est pas des fillettes ! De plus, il faut surveiller ce qu'on leur dit car elles sont de la génération qui a connu les années soixante et le MLF. Un mot de travers et on reçoit leur soutif dans la figure !
 
L'entraînement hebdomadaire pour leur marathon en 4h30 à 5h se divise en 3 parties : 
 
Une sortie de 9 kilomètres à 11 km/h.
Une séance 20mn jogging + fractionnés sur piste+15mn jogging
Une sortie en forêt de 2h à 2h30 à allure réduite suivie par 30mn de bière et de rigolade au bar.
 
L'autre dimanche, nous avons procédé à un entraînement spécial bitume de 30 km pour que nos traileuses testent leurs pompes et leurs articulations en vue du marathon.Seules les trois quinquas étaient disponibles.
 

Brigitte, Béa et ma Josette
 
Nous avons bien choisi notre jour, il tombe des cordes. Qu'à cela ne tienne, nos donzelles ne sont pas en sucre !
 
Accompagnés d'Allain en vélo qui va assurer les ravitaillements tous les 5 km comme pour un marathon, nous sortons d'Alençon en 10mn et nous passons la rivière Sarthe pour nous diriger vers Le Chevain puis Chenay. 
 

Le paysage est sympathique mais c'est encore l'hiver et il pleut ! Il faut dire que de ce côté de la Sarthe, on est en Pays de Loire alors que de l'autre côté, on est en Basse-Normandie où le climat est plus agréable.
 
Nous repassons la rivière pour aller vers Hauterive puis Ménil-Erreux. Effectivement, la pluie devient moins forte de ce côté !
 
Nous cheminons maintenant en direction d'Alençon, notre forêt d'Ecouves bien visible à notre droite. 
Larré, ravito du 20ème kilo, les filles sont toujours fraîches.
 
 
 En fait, elles sont congelées, nous sommes tous trempés et le vent nous refroidit sévèrement. Même Allain qui est mieux protégé souffre du froid.
 

 Allain à l'arrêt (arf!)
 
Encore quelques bornes, Semallé puis Valframbert et sa colline à gravir.
Nous bouclons les 30 bornes en 3h16mn (5 arrêts ravito compris). Pas mal les quinquas !

Nous sommes fiers de nos femmes et de leur volonté mais on ne leur dit pas trop sinon elle vont nous bouffer la laine sur le dos et à notre âge, de la laine, on n'en a plus trop !

 


 Trentième kilo, on s'étire.
 
Le contrat est rempli, il reste deux bornes à faire pour rejoindre la maison, nous les parcourons mi-marchant, mi-trottinant.
 

 Gaaarde à vous !
 
Après la douche :
Poulet-gratin dauphinois arrosé de Saumur-Champigny et de Médoc.
Indispensable pour la récup' ! 
 

 Fin prêtes !
 
Carte du parcours : 
 
 
 
 

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Demain dès l'aube

Par Le Lutin d'Ecouves - 10-03-2008 21:41:30 - 14 commentaires

 

 Bon, eh bien voilà, ce soir je me suis branché sur Kikouroù comme d'habitude pour alimenter mon blog et y raconter une histoire de course à pied et d'amitié.

J'ai appris le décès de Laurence que je n'avais jamais rencontrée mais que j'avais l'impression de connaître à travers les CR et les blogs dans lesquels elle apparaissait ou s'exprimait.

Je n'aurai pas le mauvais goût d'utiliser ma prose si faible en l'occurence pour lui rendre hommage.

Je préfère m'effacer devant Victor Hugo qui exprima la douleur d'avoir perdu sa fille Léopoldine dans ce poème dépeignant si sobrement le deuil.

 

 Demain, dès l'aube...

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

 

  

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LES FILS DE L'HOMME

Par Le Lutin d'Ecouves - 06-03-2008 18:25:17 - 6 commentaires

 
UNE GROSSE CLAQUE !
 
 
Avec deux ans de retard, je viens de voir "Les fils de l'homme", film britannique du  cinéaste mexicain Alfonso Cuaron et je peux dire que je suis un gros nase de l'avoir raté à sa sortie.
 
Je ne vais pas vous raconter l'intrigue bien qu'elle soit secondaire par rapport à l'ambiance, les décors et le jeu des acteurs. Je livre seulement le synopsis :
 
Dans un futur proche, les humains ne peuvent plus avoir d'enfants. L'être humain le plus jeune sur Terre meurt. Dans ce monde de désespoir, une jeune femme est enceinte, la première depuis vingt ans. Theo Faron, sous l'impulsion de son ex-femme se chargera de sa protection dans cette Angleterre où les conflits d'intérêts sont multiples et dangereux…
 
 Scène du début du film

 
Attention : film majeur qui vous remuera les tripes. Il décrit un monde (trop?) proche du nôtre en pleine décomposition dans lequel le suicide médicamenteux est encouragé par un gouvernement fascisant.

Le héros vit dans une Angleterre, dernier ilôt de civilisation cerné de toutes parts par des clandestins que l'on parque tant bien que mal dans des camps de réfugiés aux dimensions de villes. 

Theo va rendre visite à son cousin ministre dont la tâche est de récupérer les grandes oeuvres artistiques de ce monde moribond. Ils discutent dans une salle où s'affiche Guernica de Picasso sans voir que Guernica est dehors.

Face à ce gouvernement autoritaire, il y a des groupes de résistance dont l'idéologie devient plus importante que l'existence même des individus. L'enfant que porte la jeune femme devient alors une arme politique alors que pour Théo, il reste un enfant.

 

 
Théo, Kee et l'enfant

 

Je vous aurai avertis, louez ou achetez ce film (je l'ai eu à 9,90 euros) ou vous passerez à côté d'un chef d'oeuvre. Vous ne regarderez plus les soubresauts de notre monde actuel avec les mêmes yeux quand vous aurez vu ce film qui enfonce tous les blockbusters bêtas que l'industrie américaine nous déverse depuis quelques années.
 
Bande annonce 
 

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I WANT TO BE A MACHAUT MAN

Par Le Lutin d'Ecouves - 02-03-2008 18:12:14 - 3 commentaires

La Musique Européenne au Moyen-Age

Episode 7

Par Le Lutin d'Ecouves
Machaut mais pas trop
 
 
Pour cet avant-dernier épisode de la série, je vais vous entretenir du plus grand compositeur du XIVème siècle : Guillaume de Machaut (1300-1377).
 
Machaut est représenté à droite 
 
Guillaume est né dans un petit village non loin de Reims où il fit certainement ses études de clerc. Il entra à 23 ans au service de Jean Ier de Luxembourg, roi de Bohème en tant que secrétaire.
 
Trimballé un peu partout par son patron qui avait la bougeotte,  Guillaume traversa toute l'Europe jusqu'à ce qu'il perde son employeur lors de la bataille de Crécy.
 
Bataille de Crécy 
 
Là, il faut que je vous raconte les aventures de Jean de Luxembourg à Crécy, c'est trop marrant : 
 
Le roi Jean était le modèle même du chevalier flamboyant et batailleur, un sportif de l'époque, quoi ! Or, un mauvais coup de lance l'avait rendu aveugle lors d'un tournoi. Qu'à cela ne tienne ! Quand le roi de France Philippe VI rameute ses chevaliers pour stopper l'invasion anglaise menée par  Edouard III, roi d'Angleterre dans la région de Crécy (1346), Jean de Luxembourg qui est à moitié français se ramène avec ses chevaliers. Mais, problème, il ne voit rien. Pas de lézard, il se fait attacher sur son cheval et fait attacher le même destrier au milieu de deux autres chevaux montés par deux fidèles chevaliers.
 
Et voilà nos trois kamikazes qui se lancent à l'assaut des anglais, la lance en avant. Taïaut !
 
Manque de bol, en face, il y a des professionnels de la guerre. Derrière de solides lignes de défense constituées de fossés plantés de pieux se trouvent les 6000 archers gallois du roi d'Angleterre. Ces gaillards tirent 10 à 12 flèches à la minute avec de grands arcs en if. Leurs flèches sont montées de pointes capables de percer le fer des armures à moyenne distance.
 
Archers gallois à l'entraînement 
 
C'est donc plus de 60 000 flèches à la minute qui tombent sur nos valeureux chevaliers qui chargent bille en tête et, bien que supérieurs en nombre, ils se font transformer en passoires lors d'une séance d'acupuncture géante.
 
On retrouve plus tard le cadavre de Jean de Luxembourg toujours attaché à ses chevaliers. Une mort glorieuse et débile !
 
 
Revenons à notre Machaut,  maintenant que son patron, transformé en pelote d'épingles, est parti se faire épiler par St Pierre, Guillaume va se trouver des protecteurs plus calmes et se livrer encore plus intensément à ses passions : la poésie et la musique. Il va laisser des centaines de pièces dont la célèbre Messe de Notre-Dame à quatre voix et nombre de ballades. Il fut le plus grand représentant de l'Ars Nova, mouvement musical qui révolutionna l'art de la composition à la fin du Moyen-Age. 
 
Bien qu'homme d'église (il finit chanoine de Reims), notre Guillaume basa presque toute sa poésie sur le thème de l'amour courtois. Les femmes lui inspirèrent de nombreux poèmes et partitions. A plus de soixante ans, il tombait encore amoureux d'une jeunette de dix-neuf ans qui lui inspira un de ses recueils : le Voir-Dit.
 
Plutôt qu'une pièce complexe comme les motets isorythmiques ou la Messe de Notre-Dame, j'ai choisi de vous faire écouter une chanson balladée : "Dame à vous" dont voici les premiers vers :
 
Dame a vous sans retollir
Dong cuer pensée désir
Corps et amour
Comme a toute la millour
Qu'on puist choisir
Ne qui vivre ne morir
Puist a ce jour
 
 

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