KikouBlog de Le Lutin d'Ecouves - Lutin et billevesées
Le Lutin d'Ecouves

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Dans la catégorie Lutin et billevesées

LE LUTIN MILLIONNAIRE

Par Le Lutin d'Ecouves - 02-05-2013 07:44:29 - 15 commentaires

 

 

Ce deux mai 2013, le blog du Lutin vient de passer le million de lectures grâce à ses fidèles lecteurs mais aussi aux gentils robots de Google. Que vous soyez humains ou algorithmiques, je vous invite tous à boire une bière virtuelle à la santé de Kikouroù et de Mathias sans qui vous n'auriez pas eu à lire autant de billevesées et autres calembredaines.

 

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UN INSTANT DE PERFECTION

Par Le Lutin d'Ecouves - 30-04-2013 08:31:19 - 7 commentaires


Andy Warhol avait parlé du quart d'heure de célébrité mais ce samedi matin, nous eûmes, moi et Germaine, 0,0015625 secondes de perfection pour prendre ce cliché.
 
 Cliquer sur la photo pour la voir en 1024x768

Lors d'un entraînement de 21 km à vitesse marathon, sentant l'opportunité, je me suis jeté sur la rambarde à 12 km/h pour m'y bloquer et y prendre une rafale. La première photo fut la bonne.

Une vingtaine de lignes parallèles, trois perpendiculaires (dont la crête d'Ecouves), un camaïeu de bleu et les pieds de la cousine à 2 cm du sol, mon Canon D20 peut-être fier de lui.
 
 

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LA RIA DE L'AVEN

Par Le Lutin d'Ecouves - 27-04-2013 20:55:33 - 7 commentaires


La Bretagne est décidément une mystérieuse terre de contrastes sur laquelle doivent encore rôder quelques korrigans, cousins du goubelin (lutin) normand.
 
 
Partis pour à nouveau crapahuter sur les escarpés chemins de douaniers du bord de mer, le Lutin et sa Josette sont tombés par hasard sur la ria de l'Aven.

Photo de ma Josette

Une ria est la basse vallée d'un fleuve envahie par la mer, le terme est très proche de celui d'aber largement utilisé en Bretagne.
 

Deux fois par jour, la ria de l'Aven se remplit et le marais devient une petite mer intérieure.
 
 
La sinueuse promenade sur les bords de la ria représente de nombreux kilomètres et chaque bras contourné offre une couleur différente en fonction de l'heure, du terrain et de la profondeur.
 
Photo de ma Josette

J'ai cru y voir quelques Ents se reposer au bord de l'eau mais je n'en suis pas sûr. Ce qui est certain, c'est que le lieu est habité par une multitude d'oiseaux ...
 
Photo de ma Josette

... comme cette fantomatique aigrette garzette qui cherche sa nourriture dans la vase.
 
Photo de ma Josette

Ou ce courlis corlieu dont le bec recourbé est parfaitement adapté à la pêche aux mollusques, petits crabes ou vers marins.
 
Photo de ma Josette

Mais aussi le tadorne de Belon, le plus grand de nos anatidés au plumage blanc superbement décoré de vert, roux et noir avec un bec rouge vif et des pattes palmées roses.
 
Photo de ma Josette

La ria de l'Aven se situe dans le Finistère entre Pont-Aven et l'Océan Atlantique.


  Clichés pris les 23 et 24 avril 2013
 

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LE BLEU DES ÂMES

Par Le Lutin d'Ecouves - 22-04-2013 23:04:03 - 8 commentaires

 
Trois heures et six secondes dans la campagne entre Sarthe et Ecouves,  j'entraîne, j'anime, je fais du bruit durant trente kilomètres ; et pourtant, je rêve éveillé, fasciné par la splendeur toujours changeante de la nature et l'émouvante beauté des âmes humaines.
 

Encore un matin, encore un chemin.
Pénétrant un printemps bleu acier,
Ils glissent dans l'air vif,
Leurs sourires pareils à des larmes.


Trop de temps passé, trop de promesses,
Ils ne croient plus, ils respirent seulement.
Amour et haine mêlés quittent leur existence
Par les sources des paupières, par les pleurs du printemps.


De froides douleurs en noirs ressentiments,
Ils sont ici, là et maintenant.
Ils vont, indifférents à la peur,
Pour une seconde d'éternité.
 

Héros discrets volés au quotidien,
Ils courent comme si leur vie en dépendait.
Jamais les mêmes, toujours sincères
En leurs corps et en leurs âmes, ils vivent encore.


Calmes dans l'effort, ivres de soleil
Par-delà l'impassible azur
En cet instant fugace d'une courte éternité, 
Ils aiment ...


Moments légers de plénitude
Brisant nos sombres certitudes
Printemps d'automne, folie du sage
Autres passions, nouveaux passages.



 

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LES SAISONS D'ECOUVES

Par Le Lutin d'Ecouves - 13-04-2013 08:05:21 - 3 commentaires


Ecouves de janvier à décembre
Au fil des saisons dans la lumière et la couleur
 
Sur une musique de Tomaso Albinoni
 
 
(Ref)
 
 
 
Pour les curieux : Une anecdote sur le fameux adagio d'Albinoni
 
 
 
 

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À UNE SEMAINE DU PRINTEMPS

Par Le Lutin d'Ecouves - 15-03-2013 21:22:09 - 8 commentaires

13 mars 2013
 
 
Il a neigé une bonne partie de la nuit et au lever du soleil, il faisait moins cinq. Il ne m'en faut pas plus pour persuader mon épouse d'aller faire un tour en Ecouves. Même si la neige se fait moins rare ces dernières années (avec le réchauffement climatique ...), un blanc manteau en Ecouves, c'est une chose qui ne se rate pas !
 

Nous n'avons pas été dérangés par les automobilistes sur la route de Médavy, le citadin a dû être effrayé par les cris apeurés des médias prompts à parler de catastrophe pour faire de l'audience.
 

Nous démarrons du pied du Vignage pour d'abord remonter un affluent de la Briante. Nous sommes totalement seuls, point d'humains. Durant près de deux heures, nous ne verrons que des traces d'animaux : oiseaux, biches, sangliers...


... et lutins !
 
 
Ce qui devait être une course en forêt va plutôt devenir une promenade photographique, chacun s'arrêtant régulièrement pour humer la beauté du spectacle offert par la nature.
 
 
La grisaille persistante depuis le début de l'hiver se déchire de temps en temps et nous saisissons chaque rai de lumière comme si c'était le dernier.
 
 
Il faut dire que le soleil a été particulièrement timide, cette année.
 
 
Le givre combiné à la neige courbe les branches, ce qui donne de magnifiques spectacles qu'affectionne particulièrement mon épouse. 
 
 
Nous effectuons un triangle allant du Vignage à Pierre-Chien et retour par le Chêne au Verdier. La progression est lente vu l'épaisseur inédite de la neige pour un mois de mars, nous n'excédons pourtant pas 400 m d'altitude !
 
 
Plus nous montons, plus le matelas blanc est épais et toujours aucune trace humaine ...
 

Arrivés sur la crête, nous bifurquons vers le parcours santé en direction du Verdier et de son grand totem.


 Descente vers le Vignage en passant par le mur d'escalade. Ici, Ecouves a des faux airs de montagne.
 

Le givre laisse d’impressionnantes traces sur le bois mort, révélant l'âpreté de la nuit. Quand je pense que nous sommes à sept jours du printemps !
 
 
Encore une parcelle de lumière et la grisaille recouvre à nouveau la forêt.
 

Il est temps de refermer la parenthèse enchantée pour descendre vers la Briante près de laquelle se trouve notre véhicule.
 

Mars fait d'étranges cadeaux en nos terres normandes mais un cadeau, ça ne se refuse pas ...
 
 

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POÉSIE ET BALISAGE

Par Le Lutin d'Ecouves - 19-02-2013 21:52:45 - 4 commentaires

 16 février 2013
 

Accompagné du Mustang, de Cathy et Germaine, je retrouve l'équipe des solides gars du club de Champfrémont pour le balisage du cross qui va avoir lieu en début d'après-midi.


La colline de Ste Anne de Champfrémont, prise dans une lumière spectrale, s'éveille doucement ; le froid encore vif maintient au sol la brume que tente de percer un soleil déjà haut mais encore pâle. Il fait froid mais la douceur et la beauté du décor nous incitent à la contemplation.


L'étang principal, générant une bulle de fraîcheur, se nimbe de blanc grisé. D'une immobilité marmoréenne, sa surface nous semble un monde inversé d'où notre imagination verrait aisément surgir quelque glaive d'un roi oublié.


Ste Anne est le pays des arbres où règnent de formidables chênes, gigantesques bergers immobiles attentifs à leurs troupeaux aux innombrables essences.

La chaleur du sourire de nos féminines perce un moment la brume et nous nous croyons presque au seuil d'un printemps convalescent.


Le travail est lent, bercé tendrement par la beauté du lieu et c'est sans vergogne que je capte plus d'images que je ne place de piquets sous l’œil amusé de nos championnes.


Ce sont de solides femmes de l'Ouest qui connaissent la Vie et savent la valeur de l'Instant. Voilà pourquoi mon comportement quasi oisif leur sied ; nous partageons la couleur du temps et j'en fixe une dérisoire image dont elles sauront humer l'évanescente mais indispensable futilité.



Les petits étangs en espalier reflètent un instant cette promesse vernale qu'un frisson hiémal vient bientôt doucement recouvrir.


Les pasteurs assoupis se vêtent à nouveau de pâle, notre tâche est achevée et nous rentrons en nos foyers, laissant les étangs à leurs légendes pour quelques heures encore.

 
 
 

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PROMENADE EN BLANCHE ECOUVES

Par Le Lutin d'Ecouves - 19-01-2013 22:16:45 - 5 commentaires

19 janvier

 

Radon est bien frileux ce matin, tout comme les quelques Trailers d'Ecouves que j'ai contactés pour aller courir par moins 1° ce samedi matin ; seule Cathy, la presque petite sœur, m'accompagne pour cette balade de 2h25 dans la forêt figée par les frimas hivernaux.

 
Dans notre Normandie, la neige est une blanche fête, rare et donc précieuse. Pourtant, nul ne se précipite pour arpenter Ecouves vêtue d'hermine et nous nous trouvons seuls à marquer, comme à regret, sa virginité sylvestre.
 
 
Après avoir croisé un gracieux chevreuil près des Chauvières, nous avons la chance d'apercevoir trois cerfs qui nous observent un moment non loin du Rendez-Vous. Les diables ne se laissent cependant pas facilement photographier et resteront une ombre sur mon cliché avant de disparaître sans bruit.


La remontée vers la Croix-Médavy se fait par un marais dont les anciens chemins sont devenus ruisseaux.


Nous sommes proches du sommet d'Ecouves et il fait subitement plus frais ...


Là, le souffle d'hiver a givré les dures aiguilles ; sapins pectinés et pins sylvestres prennent des allures spectrales.


Il est temps de rentrer et nous passons par le Mont-Coq au bas duquel le printemps couve ses verts desseins sous un linceul nival.





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DANS LE PUITS DE LUMIÈRE

Par Le Lutin d'Ecouves - 11-11-2012 19:50:42 - 9 commentaires

 
Après mes calembredaines de la semaine dernière à la Ferrière-Béchet, j'ai décidé de faire l'impasse sur le cross de Montilly, ce 11 novembre. J'ai les pistons qui grippent et les carters qui grincent depuis une semaine, ça m'apprendra à courir après les jupettes ! Je sais bien que je rate le championnat régional de cross court dans lequel j'avais une chance de médaille pour peu qu'une épidémie de grippe décime le peloton des vétérans et qu'un mauvais balisage égare la tête de course. Tant pis, je vais me rabattre sur le traditionnel rendez-vous écouvien du dimanche matin.

Deux degrés au départ, voilà qui réveille. La troupe est surtout constituée des survivants de la Diagonale des Fous qui viennent récupérer en forêt. Tant mieux, après ce qu'ils ont avalé il y a deux semaines, le rythme sera certainement modéré et je vais pouvoir prendre des photos.
 
Radon baigne encore dans la brume et j'insiste pour que l'on grimpe au sommet de la forêt. Grand bien m'en fasse, des jours comme cela, il n'y en a que quelques-uns par automne. Au Québec, ces moments s’appellent "Les Couleurs".
 

 
En Normandie, nous n'avons pas le rouge vif de érables mais le roux des chênes le remplace avantageusement.
 
 
Le rouge est au sol avec la première mutation des fougères dont le carotène jaillit enfin après la désertion de la chlorophylle.
 
 
Mais les rois de novembre sont sans conteste les hêtres dont chaque individu brille comme un jeune soleil.
 
 
Les longues tiges de canche ont elles aussi viré au jaune et seuls les sapins apportent encore une sombre touche de vert à cette forêt en feu.
 
Après avoir grimpé au sommet d'Ecouves, nous retournons vers le sud et nous plongeons ainsi dans un puits de lumière.
 
 
Le soleil d'automne s'immisce partout, jaillissant de derrière les arbres ...


... et s'insinuant jusque dans les rets de l'épeire tardive dont la géométrie ne capturera désormais plus que la lumière.


Nous approchons bientôt de Radon, plus qu'une dernière montée dans l'éblouissement automnal.


 
 
La descente vers le village se fait aussi en température et nous quittons le puits de lumière pour retrouver les frimas.


Dans le froid de novembre se cachent des joyaux
D'incarnat, de bel ambre, de roux et d'or rêveur.
Le soleil inonde tout : arbres, fougères et ruisseaux.
La lumière est à nous, pour l'hiver en nos cœurs.
 

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AILUROPHILIE

Par Le Lutin d'Ecouves - 07-08-2012 15:55:32 - 7 commentaires

 
Rassurez-vous, je ne suis pas atteint d'une sale manie mais, depuis que mon fils a adopté son petit Socrate, moi qui me suis toujours bien entendu avec les chiens, je suis devenu bêtement ailurophile (de ailouros, chat en grec ancien). Ça s'attrape subitement et ça rend mou et parfois gnangnan...


Jusqu'ici, je chassais les nombreux chats du quartier qui venaient faire leurs besoins dans mon jardin mais un matin, elle est apparue sur mon appui de fenêtre. Son port gracieux et ses jolis yeux verts m'ont poussé à ouvrir la fenêtre pour discuter avec elle.
 
La demoiselle a une technique bien à elle pour se faire accepter, après s'être frottée à vos jambes comme tous les chats, elle grimpe à votre hauteur et provoque les caresses en passant le haut de sa tête sur vos mains tout en prenant un petit air triste. Irrésistible !
 
 
Cette petite chatte fait partie de la tribu féline des voisins, elle a des maîtres et un nom mais elle s'est taillé un territoire dans mon jardin et chez moi, elle s'appelle Minou Gris en souvenir d'un livre que je lisais à ma fille dans les années 80.
 
 
Au bout d'un certain temps, Minou Gris m'a fait comprendre par des miaulements déchirants que quelques croquettes ne seraient pas de trop. Je me suis exécuté et lui ai même acheté ce qui se fait de mieux sur le marché.  
 
 
Un autre chat que j'ai appelé Petit Gris a observé un moment Minou Gris qui se régalait de mes croquettes mais il restait à distance, trop timide. 


Petit Gris avait peur de moi et ne se laissait pas approcher mais un jour, trouvant que mes croquettes étaient bien appétissantes, il s'est résolu à imiter Minou Gris et s'est frotté à moi de la même manière. A stimulus identique, réaction identique, je lui ai préparé une autre gamelle de croquettes. On appelle ça le réflexe de Pavlov.

Voilà pourquoi chaque matin, quand j'actionne la commande de mes volets, je découvre ce spectacle :
 
  
Je crois que je suis foutu...




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