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Le Lutin d'Ecouves

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Dans la catégorie Lutin et billevesées

A LA RECHERCHE DE LA FEMME ENT

Par Le Lutin d'Ecouves - 12-04-2015 21:14:55 - 2 commentaires

 
J'ai demandé à la lumière du Dieu des hommes,
 
 
 
J'ai demandé à la femme au visage usé par ses cris,

 
J'ai demandé au chien pétrifié avant que tombe le funambule,


 J'ai demandé aux racines qui chantent dans la pierre,

 
J'ai demandé à l'ombre du souvenir de Sylvebarbe.


Seule la rivière m'a répondu :
 
"Lève les yeux et rêve ; la femme Ent t'apparaîtra dans toute sa grâce de gazelle de branches et de feuilles, de reflets et de bel orgueil, de doux regard et de beauté."


Photos prises à Alençon le 12 avril 2015

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UN MONDE SANS FIN

Par Le Lutin d'Ecouves - 26-03-2015 18:49:53 - 3 commentaires

 
 
Parfois, hors du temps, loin de ses lares
Il arrive que le voyageur s'égare
 
 
Sur des chemins mentaux, bleus et givrés
Sur des rivages au vent d'éternité
 
 
La vie s'arrête alors, instant véritable
L'avenir s'évanouit là, sur le sable
 
 
La lumière se fige, le regard fuit
L’univers t'appartient, tu es la Nuit 

 
La Vie s'éprend du chemin, du voyage
 Le monde s'apprend, est-ce cela être sage ?



Merci à ma Josette d'avoir joué le rôle du voyageur.
Clichés pris dans la Manche du 21 au 23 mars 2015 à Bricqueville-sur-Mer, St Germain sur Ay et à la Pointe du Grouin du sud.



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ÇA VA MIEUX !

Par Le Lutin d'Ecouves - 17-03-2015 19:48:12 - 5 commentaires

31 octobre 2014
 

Quel beau temps ! Une petite balade à Arromanches avec ma Josette s'impose. L'avantage avec la côte normande, c'est qu'on n'est pas les uns sur les autres, a fortiori la veille de la Toussaint...
 
 
Pendant que mon épouse se perd en conjectures sur la composition de tel ou tel minéral, je me dis que les minéraux, je les grimperais bien. Eh oui, depuis tout petit, enfin encore plus petit que maintenant, dès que j'ai vu un grand truc, j'ai eu envie de monter dessus pour voir. Dépourvu de vertige, j'ai toujours aimé grimper sur les toits,  aux arbres ou sur les modestes reliefs de ma région.
 
 
Yes, le Lutin surplombe la plage après avoir grimpé la moitié d'une falaise pourrie mi-calcaire mi-papier mâché. Pas moyen d'aller plus haut mais je suis content de surplomber le monde, oubliant que j'ai presque 59 berges et qu'il faut redescendre.
 
 
Tiens, je viens de faire une chute de trois mètres avec un élégant atterrissage sur le dos. Un surplomb en terre m'a arrêté à un mètre d'une barre rocheuse. J'essaie de me lever... ben non, on va attendre un peu. Au bout de vingt minutes, je finis par me redresser pour descendre sur la plage et rejoindre ma femme qui n'a rien vu. "Bon, ben on va se les manger ces moules ?"

Pendant le repas, je lutte pour ne pas défaillir, n'osant pas m'ouvrir à mon épouse de mon aventure dont l'imprudence le dispute à la gaminerie.


L'après-midi, la balade se fait le bras gauche en feu et l'épaule froissée comme la tôle d'une voiture accidentée. Bizarrement, je ne cherche plus à grimper les falaises rencontrées d'autant que je vois ici et là des avis indiquant la dangerosité de certains sites. Ah bon ?
 
Quelle belle journée ce fut, et quelle nuit de chi.... Pas moyen de fermer l’œil.
Au bout de quelques nuits de torture, je vais voir mon médecin qui constate que mon bras gauche ne sert plus à grand chose. Il me prescrit des anti-inflammatoires et des investigations radiologiques.

Comme je suis têtu, je prends les anti-inflammatoires et ne vais pas passer les radios. Résultat, je me retrouve avec un bras toujours en vrac et des intestins en bazar ! Y'a plus qu'à prendre de l'anti-diarrhéique.



Je ne vous dis pas les débuts de ma saison de cross... avec autant d’atouts de mon côté.
 
Photo Lydie-Christian Coulange
 
Avec ça, j'ai fait des classements de m...

Au bout de trois semaines, j'ai fini par aller les faire ces investigations radiologiques. Eh bien, j'avais rien de cassé mais le gars m'a dit qu'il y avait du boxon au niveau des tendons, cela étant évident à l'échographie.
 
 
"Vous voyez, là l'extrémité distale du sous-épineux gauche est hétérogène, c'est évident !
- Ben oui docteur, je vois bien euh..."
 
Il n'y avait plus qu'à attendre que ça se guérisse et ce fut long, mais long ! Trois mois à glacer trois fois par jour et à bouffer de la codéine pour supporter la douleur tout en continuant le sport et mes exercices de musculation de grand-père consistant à porter une petite chérie qui a atteint les dix kilos pour ses neuf mois. Yes ! 

Codéine, ça vient de kôdé !e nom grec du pavot.
C'est d'la bonne !
 
Le printemps arrive et la douleur a presque totalement disparu. Je peux maintenir un bébé du bras gauche s'il ne gigote pas trop, je n'arrive pas encore à lever le poing pour chanter l'Internationale mais je peux faire un bras d'honneur. Ouf !


  Promis, j's'rai plus prudent !
 
 
 
 

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LE CHANT DES RACINES ERRANTES

Par Le Lutin d'Ecouves - 09-03-2015 11:39:35 - 6 commentaires

 

Ne vous fiez pas à mon aspect juvénile, mes racines sont partout et plus anciennes que vous, que votre ordre, que votre dieu. 

J'étais une forêt, j'avais un nom si long qu'une vie d'homme ne suffirait pas pour l'égrener. J'étais une forêt et il est arrivé.

 
Noble il était, imbu de son rang et pourtant, il recherchait calme et méditation. Erreur ou faute, je lui permis de s'établir dans la recherche érémitique de sa vérité. Trois anachorètes étaient peu face à mes entrelacs sylvestres.
 

Las, la vertu a ceci de destructeur qu'elle attire les âmes perdues et l’ermitage devint cloître, dévorant ma chair ligneuse, brûlant mes membres pour la plus grande gloire de celui qui fut pourtant nu sur le bois d'olivier.
 

De mes entrailles l'on sortit une armure de pierre qui perdit souffle sous les coups des hommes du Nord mais la paix, compagne trompeuse, fit se lever murailles et colonnes dont la vanité poussait l'essor à la hauteur de l'orgueil des bâtisseurs.


Je n'étais plus que racines, survivant dans le tartare souterrain que ne pouvaient atteindre les homuncules dont les batailles ne me parvenaient  que par bribes assourdies.


Le temps passe et les siècles ne sont qu'un sourire fugace dans l'océan des larmes éternelles. Le regard détourné des maîtres fit plus que l'outrage des temps et la rapacité parfit l'ouvrage.


Fières icônes d'une trompeuse splendeur, les trônes de pierre furent renversés et les fourmis rompirent le fil de leur fol orgueil. Le faîte n'était plus, la pluie était fête.


Siècles et ères, que m'importe le babillage des myrmidons, seul est vrai le chant de l'onde, constante est ma présence. Je reviens parmi les marais, je reviens du fond des sources, je reviens et mon nom sera celé dans les murmures des ruisseaux.


Photos prises à l'abbaye de St Evroult Notre Dame du Bois
Texte inspiré par l'histoire de l'abbaye

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DU TRAFIC EN ECOUVES

Par Le Lutin d'Ecouves - 08-02-2015 19:44:38 - 5 commentaires


Ah, les encombrements ! Même le dimanche ça n'arrête pas, même en Ecouves durant les entraînements !
 



Pas facile à filmer, les bestioles, malgré leur taille respectable ; et en plus, elles doivent courir en chaussons car on ne les entend pas arriver J'ai compté une vingtaine d'individus dont des biches et quelques jeunes cerfs.  90 min plus tard, nous croisions un autre troupeau d'une douzaine d'individus...

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BON ANNIVERSOURS

Par Le Lutin d'Ecouves - 10-01-2015 09:09:05 - 13 commentaires

Photo de la Baronne

Lui c’est Chéri-Nounours, il est arrivé chez moi le 10 janvier 1957, le jour de mon premier anniversaire. C'est mon oncle Alfred qui me l'a offert. Qu'il était beau et doux avec sa tendre fourrure et ses yeux de verre ! Je l'ai tout de suite adopté et il partagera mon lit jusqu'à mes douze ans. 

Le problème, c'est qu'il a aussi partagé mes jeux, et jouer avec un jeune lutin, ce n'est pas de tout repos. C'est ainsi qu'il a découvert le parachutisme du haut de l'immeuble où j'habitais. Enfin, je veux dire qu'il a d'abord expérimenté la chute libre avant de sauter avec un matériel plus adapté.
 
Il m'a aussi servi de cible, placé au fond du couloir de l'appartement. Il a dû ainsi supporter fléchettes à bout métallique et autres projectiles comme les flèches à bout ventouse tirées par mon grand arc à corde en nylon (la modernité !).

Il a aussi connu des tentatives d'incendie à la colle scotch (très marrant, j'adorais l'odeur) et diverses autres tortures comme la crucifixion, pratique que m'inspirait le catéchisme auquel j'allais chaque semaine. Je n'ai jamais cherché à le décapiter car je l'aimais.

Voilà pourquoi mon ours en peluche perdit ses beaux yeux marron et la quasi totalité de sa fourrure, laissant même apercevoir la paille au niveau de la tête et des membres. Les diverses éventrations avaient failli avoir raison de son intégrité corporelle. La bourre du ventre étant partie, le tissu avait fini par se déchirer et mon cher ours faillit se résigner à voir disparaître ses membres inférieurs. 
 
C'est à cette époque (j'avais dix ans) que ma grand-mère intervint. Elle confectionna un pull rouge au crochet qu'elle fixa solidement au corps de mon compagnon, assurant ainsi une cohésion définitive entre ses  deux parties. Elle lui tricota même une petite cravate bleue et deux yeux minuscules qui lui donnèrent un éternel regard de drogué.
 
C'est en sixième que je me mis à grandir de deux centimètres par mois et il fallut un jour se rendre à l'évidence, il n'y avait plus de place pour lui dans mon lit de 70. Il élit donc domicile sur une chaise où je finis par le laisser tranquille, devenant moins guerrier à mesure que je grandissais.
 
De mes un an à mes douze ans, j'avais bavé, transpiré et certainement laissé d'autres traces de déjections sur ce pauvre ours qui avait aussi connu la boue et la poussière, la pluie et la neige ; or, étant constitué de bourre et de paille, il ne pouvait être lavé.

Constatant le triste état de crasse et de délabrement du jouet qu'on n'osait plus qualifier de peluche, ma mère me proposa un jour de jeter cet antique haillon qui traînait sur ma chaise. A l'époque, je faisais déjà dix centimètres de plus qu'elle ; je la regardai d'un air sérieux et lui dis :
"Si tu mets Chéri-Nounours à la poubelle, je t'y mettrai aussi..."

Ma mère n'insista pas.
 
Depuis ce temps, ce patient plantigrade a toujours siégé quelque part dans ma chambre. Il fallut bien que mon épouse l'accepte, ce qu'elle fit de bonne grâce. Il fut un père pour les ours de mon fils et un motif d’amusement pour ma fille. Je le présenterai un jour à ma petite-fille...
 
En 2001, à la faveur d'un douzième déménagement, je l'ai installé sur le dossier d'une chauffeuse rouge foncé à droite de mon lit et il y est toujours, m'observant chaque soir de son regard fixe de camé. Il semble cependant vivre paisiblement sa retraite d'ours. 

Aujourd’hui, nous avons 117 ans à nous deux. Bon anniversaire Chéri-Nounours.
 
 
 


 
 

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DANS LES RETS DE L'ASTRE D'HIVER

Par Le Lutin d'Ecouves - 15-12-2014 18:26:26 - 11 commentaires

14 décembre 2014
 
 
Un matin d'hiver en Ecouves, le lendemain d'un éprouvant 10 km à Sées, je m'extrais de la brume à la suite des trailers que je peine à suivre. Vers le sud, Radon, notre base arrière, sommeille encore dans les vapeurs hivernales alors que les hauts sont violentés par les rais obliques du soleil hiémal.
 
 
Voilà des années que, chaque semaine, je guette le bon éclairage, le juste plan. Certains jours, mon petit Canon baroudeur reste dans son étui. Parfois, l'air est trop saturé et dévie suffisamment les longueurs d'onde pour que tout semble gris. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. 
 
 
Ce dimanche, l'éclairage est d'une crudité sublime. Les fougères encore dressées, sont passées du carmin à l'orangé et la mousse, dorlotée par une saison douce et humide, est d'un vert insolent.
 
 
De l'ombre à la lumière, on passe d'un monde en noir et blanc à une explosion chromatique. Je manque parfois de perdre de vue mes camarades moins enclins que moi à l'ébahissement.


Au sommet du Rendez-Vous, la terre, passée au laser, s'allège des esprits de la brume dans le bleu intense de la fin de matinée. Il est temps de rentrer.


Seize kilomètres et soixante-six clichés plus tard, retour vers Radon. Il est onze heures. Nous nous enfonçons petit à petit dans les frimas et le brouillard. Le soleil ne montera pas beaucoup plus haut mais il a montré sa force. Ecouves est sous bonne garde.


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JUSTE AVANT LA NUIT

Par Le Lutin d'Ecouves - 30-10-2014 19:12:07 - 3 commentaires

 
30 octobre 2014
 
 
Oblique et fou, le soleil incendie pour une heure d’éternité mon jardin du Septentrion.


Mon épouse, grimpée dans l'arbre sauvé des sables d'Aquitaine, s'affaire à recueillir la manne miraculeuse.
 

Les fleurs au nom de renard nous feraient presque oublier que novembre est à nos pieds.
 
 
J'abandonne bientôt le panier que distraitement je tenais...
 
 
...pour admirer la gloire et la splendeur des baies.
 
 
Une dernière éclaboussure sur les fleurs de Toussaint, la nuit se précipite.
 
 
La cueillette est bonne, demain sera lumière. 






1 : Escargot des haies
2 : Arbouse
3 : Fuchsia
4 : Baies de chèvrefeuille
5 : Callicarpa
6 : Chrysanthèmes
7 : Future confiture



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AU FIL DE L'AUTOMNE

Par Le Lutin d'Ecouves - 27-10-2014 09:49:15 - 6 commentaires

(cliquer pour agrandir)
 
 
Un matin d'octobre, sous un lumineux collier de perles, rampe un minuscule escargot de dessin animé pressé d'arriver au terme de son périple avant qu'un rayon de soleil ne mette fin à ses rêves.
 
Vous pensez que j'ai trop d'imagination et que ce n'est qu'un empilement de gouttelettes d'eau sur un fil à linge. Et pourtant, je l'ai vu...


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SPORT AU COLLÈGE

Par Le Lutin d'Ecouves - 12-09-2014 20:16:50 - 18 commentaires

Mercredi matin : entraînement de 3x20min en vitesse semi-marathon sur piste, le 100km de Millau, ça ne s'improvise pas ! Pendant que Sébastien galope et que Katia, affûtée comme une lame de tungstène me décolle avec une incroyable facilité, moi, je me traîne...

Au bout d'une trentaine de minutes, arrive une classe de collège, certainement des troisièmes. Il fait grand soleil et nous courons en débardeur alors que les jeunes arrivent habillés dans des survêtements qui nous feraient exploser de chaleur même au plus fort de l'hiver.
 
Je remarque un bon quart des filles qui s'assoient le long de la clôture pour n'en plus bouger. C'est certainement les victimes des menstruations qui, c'est bien connu, oblitèrent toute idée de sport. Ayant entraîné plusieurs femmes au marathon, je suppose que mes pauvres amies qui ne rataient aucun des quatre entraînements hebdomadaires étaient en aménorrhée permanente...
 
Le prof, bien jeune, commence par demander aux collégiens de s'échauffer en faisant un tour de piste. Au bout de cent mètres, un autre groupe de filles se met à marcher en ronchonnant (D'abord, j'aime pas courir !) pendant que le reste du groupe rampe à l'exception de quatre ou cinq garçons qui ont encore gardé le goût du jeu ; j'apprendrai plus tard que ce sont les footeux de la classe.
 
Après quatre cents mètres "d'échauffement", le prof montre aux élèves quelques mouvements de gym, le genre d'assouplissements à ressorts que l'on ne pratique plus depuis vingt ans et d'autres exercices, cette fois-ci plus adaptés à l'athlétisme. 

Pas facile son boulot : enseigner le sport est, à mon sens, plus dur que d'enseigner les maths car on est sur de l'humain, du corporel, et, chez les ados, il n'y a rien de plus mouvant et problématique.

Séries de deux cents mètres : les footeux partent comme des bombes suivis par quelques rappeurs qui explosent en milieu de course. Tant bien que mal, le jeune enseignant indique les performances à ses élèves assorties de quelques encouragements.

Reste quelques mangeurs excessifs de mac do qui s'évertuent avec lenteur mais qui terminent tant bien que mal leur demi-tour de piste. Une élève est cependant rétive (Je sais pas courir !), le prof s'énerve un peu : "Mais tu sais marcher, alors fais au moins tes deux cents mètres !" La gamine l'envoie promener. 

"Mais... si tu cours pas, comment veux-tu que je te note ?" explose enfin le prof.

Ben voilà mon gars, me dis-je en continuant de faire mon hamster sur la piste, tu as touché du doigt le problème du sport à l'école. Le sport, c'est le corps, c'est le sensible. Quand on note un devoir d'histoire ou un exercice de maths, on apprécie un travail, pas celui qui l'a fait. Quand on note une performance sportive chez un ado, on s'attaque à un corps qui est un continent en pleine révolution tectonique.

Notre entraînement sur piste se termine, Katia a déjà parcouru quinze kilomètres, elle ruisselle. Quelle ado était-elle, je n'en sais rien. Quant à moi, je me souviens vaguement de mes cours de sport au collège et au lycée mais j'ai cependant gardé des archives :



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