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Le Lutin d'Ecouves

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Dans la catégorie Course à pied

DEUX CROSS, SINON RIEN

Par Le Lutin d'Ecouves - 04-12-2017 18:56:15 - 3 commentaires

 Le cross c'est bon, mangez-en ; le reste, c'est de la littérature !

Un nouveau récit du Lutin

ICI

 

 

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COURS TOUJOURS épisode 2

Par Le Lutin d'Ecouves - 22-11-2017 23:01:09 - 4 commentaires


Le cross
 
 
 
S'il est une discipline de l'athlétisme qui peut paraître étrange, c'est bien le cross. Son origine anglo-saxonne explique peut-être cela. Il faut être Anglais pour apprécier le fait de courir en hiver dans une campagne boueuse, généralement sous la pluie et poursuivi par des types chaussés de pompes à clous qui ne rêvent que de vous marcher dessus pour prendre votre place. Il faut être Anglais... ou cinglé.

C'est Eric qui m'a mis les pointes à l'étrier. Pas sur un bien sage cross réservé à la délicate élite de la FFA disputé sur un hippodrome ou un stade raisonnablement sale... mais non, pas du tout, j'ai fait mes débuts en cross dans une épreuve FSGT de l'Orne profonde où l'esprit boueux du vrai cross-country souffle encore son haleine bruineuse et glacée sur de hautes collines ouvertes aux assauts de vents aussi violents que vindicatifs. Orgères, ça s'appelle, un coin où ça monte et ça descend, où ce qui ressemble le plus à du plat est systématiquement en dévers, où le paysan qui prête ses champs n'a pas hersé l'herbe qu'il vient de couper pour tracer le parcours et où les flaques de boue se confondent avec les bouses de vache. Environ huit kilomètres pour tomber d'un champ à l'autre, pour escalader les herbages avant d'aller se tordre les chevilles dans un minuscule bosquet aux sentiers chafouins.
 
L'arrivée se fait en côte et, avant d'aller courir, on observe les enfants terminer leur course les larmes aux yeux et la rage aux pieds, puis les femmes, plus solidaires dans l'effort, mais qui finissent quand même les muscles bleus et le visage rougi. Enfin, c'est à nous, les hommes.

Brutalité du cross : l'on part à fond, les poumons dans la gorge et l'estomac juste derrière. Le cross a beau être anglo-saxon, il n'est pas fair-play, les virages sont pris à la corde en coupant l'élan de celui qui suit, les dépassements sont rapides pour éviter l'effet d'entraînement ; le cross se coupe au couteau. Au bout d'un tour, les poumons brûlent ; au deuxième les jambons crament ; au troisième, les oreilles fument. Le cross se cuit dans l'excès.

Un très bon athlète de ma connaissance m'a dit un jour "Tu sais que tu as bien couru quand tu as le goût du sang dans la bouche...", le cross procure ce type de sensation.

 
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Bien des années ont passé depuis ma première expérience à Orgères et j'entame ma troisième saison de cross en V3. Les choses ont bien changé, j'opte pour les cross courts, je ne démarre plus aussi vite et je me contente de modestes classements. Bientôt soixante-deux ans, j'ai droit au qualificatif de vieille pointe. A ceux qui débutent et me demandent des conseils sur la façon de courir un cross, je réponds "Le cross, c'est : à fond, à fond, à fond et tu vomis à la fin". C'est peut-être cela qui me plaît finalement, pas de stratégie, l'expression de la vigueur animale dans une nature hostile, ne pas réfléchir, être un corps.
 
Et puis, il y a l'arrivée, cette chaleur humaine autour du traditionnel vin chaud, cette fraternité et ce brassage social que je ne retrouve pas autant dans le marathon ou le trail ; c'est cette humanité au sens noble et populaire du terme qui me fait tenir et espérer être encore là pour mes soixante-dix ans. Sous la pluie, dans la boue mais humain et debout.


Jambes de cadettes à l'arrivée du cross de Montilly 2017.
(Ceux qui disent que les jeunes n'ont pas le sens de l'effort n'ont jamais vu un cross...)
 
 
 
 
 

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COURS TOUJOURS épisode 1

Par Le Lutin d'Ecouves - 12-11-2017 21:31:22 - 3 commentaires


Fin 2015, le Mustang me sollicita pour écrire de courts articles pour la LIK (Lettre d'information Kikouroù). Comme je ne fais jamais les choses à moitié, j'écrivis à la suite une série de 10 textes qui furent publiés dans les mois qui suivirent dans ladite Lettre. Récemment, j'ai relu ces textes et je me suis dit qu'ils avaient droit à une petite place dans mon blog. Au début, en référence à la destination première de ces billets, j'avais songé titrer cette série : LIK MY KIK mais j'ai pensé que seuls ceux qui pratiquent avec agilité la langue de Shakespeare apprécieraient le terme. J'ai donc opté pour le sage "COURS TOUJOURS" plus adapté à la vocation de ce brave et honnête site de course à pied qu'est Kikouroù.

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Débuter
 
Jusqu'ici, je n'avais jamais cherché à courir, même pas au lycée où je séchais la plupart des cours d'éducation physique. Autant le dire, j'étais nul en sport et mes profs en attestaient : "Est souvent absent, ne fait rien quand il est présent" (J'ai un jour battu au cross le prof qui avait écrit cela sur mon bulletin trimestriel Langue tirée).
 

Bien des années plus tard, à 37 ans, alors que je pratiquais le judo depuis un moment, la nécessité de perdre du poids se fit pressante quand je me remis aux compétitions en vue de passer (enfin !) ma ceinture noire. En moins de 66 kg c'était possible ; dans la catégorie supérieure, je savais que je finirais comme une mouche sous la grille de la tapette.
 
Je me suis donc acheté une paire de chaussures sans marque à Leclerc dont les talons semblaient comporter un amorti suffisant, je me suis trouvé un short en coton et attrapé un t-shirt du même métal sur une étagère. J’avais l'air d'un plouc mais tous les joggers de l'époque avaient l'air de ploucs.
 
La rue des Tisons à Alençon comporte environ deux cents numéros ; je suis parti du 27 et aux environs du 160, mes poumons me brûlaient tellement que je songeais déjà à marcher et à faire demi-tour. J'avais fait environ mille mètres et je pris conscience de l'abîme de dérisoire dans lequel je plongerais si je cessais de courir sur le champ. Et sur le trottoir en l'occurrence.
 
Je persistai donc...
 
Des flammes dans la poitrine mais raisonnablement porté par mes jambons de judoka, je pénétrai vite dans la campagne et en profitai pour expectorer de grandes quantités du mucus qui me remontait des bronches. Habitué aux bleus consécutifs aux chocs et aux brûlures dues au tatami, je découvrais que l'on pouvait aussi souffrir de l'intérieur du corps. Le sport, c'est surtout une affaire de sensations.
 
De retour à la maison au bout de trois quarts d'heure, je découvris ce que ressent le fameux fou qui cesse de se taper la tête avec un marteau. Quel soulagement, quel bien-être ! Je décidai aussitôt de renouveler l'expérience deux fois par semaine.
 
J'ai effectivement perdu quelques kilos mais il m'a quand même fallu quatre ans supplémentaires pour passer ma ceinture noire. J'avais toujours été un judoka médiocre. J'allais en plus devenir un athlète moyen. 


 
 
 

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QUAND T'ES DANS LE BROUILLARD...

Par Le Lutin d'Ecouves - 10-07-2017 16:57:53 - Aucun commentaire


*Quand t'es dans le brouillard depuis trop longtemps
Tu t'demandes à quoi ça sert  d'courir comme ça le TGV
Ce trail qu'il faudrait terminer
Les yeux bandés.


Tour des Glaciers de la Vanoise
2017



La montagne, c'est très beau... quand on y voit quelque chose.




Le Récit du TGV : ICI.





*Sur l'air de : "Quand t'es dans le désert" de JP Capdevielle.

CONTES ET LÉGENDES

Par Le Lutin d'Ecouves - 08-06-2017 16:41:27 - 5 commentaires

 

Trail d'Ecouves

 

Pour ce nouveau récit du Trail d'Ecouves, vous vous attendiez à ça :

 

 photo Steph 61

Raté, vous aurez ceci :

 

 

En lisant mon dernier récit : Contes et Légendes.

 

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LA VIE DES HAMSTERS

Par Le Lutin d'Ecouves - 17-05-2017 16:40:15 - Aucun commentaire

 

 

Le hamster est un drôle d'animal qui aime se faire du mal pour faire le bien. Les étranges moeurs de ces bêtes singulières dans mon récit de la No Finish Line Paris :

ICI

 

 

ATLAS-MOI LES BASKETS

Par Le Lutin d'Ecouves - 03-02-2017 12:50:36 - Aucun commentaire

 

 

Au pied de l'Atlas se trouve Marrakech. Plus qu'à un marathon, c'est à la découverte d'une ville que je vous invite. Préparez-vous un thé à la menthe et prenez le temps de lire mon récit :

ICI

 

 

SIX APPEAL

Par Le Lutin d'Ecouves - 21-10-2016 23:10:36 - Aucun commentaire

 


Trois garçons et trois filles, c'est vraiment l'éclate !

Le récit ICI.

 

 

TOURS DE COCHON

Par Le Lutin d'Ecouves - 19-09-2016 15:09:42 - 1 commentaire

 

 

Damned, quel événement !

 

Le récit ICI.

 

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DANS LE BAC À SABLE

Par Le Lutin d'Ecouves - 06-09-2016 12:40:21 - Aucun commentaire

Dessin Art Frahm

Le Lutin a pris sa pelle et son seau pour aller jouer dans les sables d'Agon-Coutainville. La Normandie, c'est bôôô !


Le récit ICI.

 

 

 

 

 

 

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