KikouBlog de Le Lutin d'Ecouves - Mars 2014
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MARDI, C'EST ZOMBIS

Par Le Lutin d'Ecouves - 12-03-2014 13:44:34 - 3 commentaires


Quand on me dit : "Mais je n'ai pas le temps de courir avec le boulot, les gosses et tout ça", je réponds souvent : "Faites comme nous, courez la nuit ..."
 

 
Voilà une bonne quinzaine d'années que nous nous réunissons chaque mardi soir pour notre tour d'Alençon à la lumière des candélabres municipaux. Au début, nous n'étions que quatre ou cinq puis par un prompt renfort, nous nous vîmes une vingtaine galopant dans la cité déserte à l'heure où même les corneilles se taisent.

Durant une heure, la petite ville ne résonne que de nos interjections et de mes plaisanteries douteuses puis c'est enfin la remontée vers la basilique et le sprint final lors duquel chacun retrouve ses dix ans.


C'est enfin la dispersion et le retour. Le kilomètre qui me sépare de la maison en compagnie de ma Josette et de mon presque petit frère Erick, je le goûte comme on goûterait un dessert oublié. Un chemin aux accents à la fois froids et doux comme le sont nos hivers. 

Une si courte séparation jusqu'à l'entraînement sur piste de jeudi : "Pour moi, c'est flammekueche et un peu de rillettes avec du Gevrey-Chambertin, s'il m'en reste." Le presque petit frère sait vivre ...

Pour moi et mon épouse, c'est soupe et compote comme chaque mardi. A l'approche de la soixantaine, la ligne, ça se surveille. Plus que trois cents mètres et c'est la maison près du chemin de fer désert.


Depuis quelques temps, notre frugal repas du mardi soir s'égaie d'un nouveau rituel réjouissant : nous visionnons systématiquement un épisode en VO de l'excellente  série "The Walking Dead" dans laquelle de sympathiques américains se fritent avec des milliers de zombis tous aussi stupides qu'avides de chair fraîche.
 

Et je te dis pas la mauvaise haleine ...

Même si la série est une intéressante réflexion sur le comportement social et politique des survivants, ce qui nous réjouit surtout, c'est quand même le "Zombi Kill" récurrent dans chaque épisode car, comme chacun le sait, les morts vivants, il faut les re-tuer, et de manière rigolote si possible. 

Dans le genre artiste, ma préférée reste Michonne, une virtuose du katana qui vous tranche du zombi comme ma grand-mère tranchait du lapin vivant dans son arrière-cuisine (doux souvenir d'enfance).

Hou, ça pique !
 
Le jeune Carl (douze ans) n'est pas mal non plus. Il faut dire que dans ce monde, on apprend vite à survivre.

Oh le coquin !
 
Bon, c'est un peu gore mais après une journée de boulot avec des enfants et dix kilomètres de course à pied le soir, ça passe tout seul et ça permet de passer une bonne nuit.
 
 Vas-y Maggie, fais-en de la soupe !
 
 
 




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UNE MOULE QUI SENT LE POISSON

Par Le Lutin d'Ecouves - 07-03-2014 17:01:03 - 4 commentaires


La moule d'eau douce
 

Pas vraiment un sex-symbol, l'animal ... Contrairement à sa cousine marine, la moule d'eau douce n'a pas la frite car elle ne vit pas en colonie sur des rochers mais seule au fond des rivières où elle se livre avec application à sa tâche de filtration de l'eau (50L par jour).
 
 
A l'instar des huîtres, certaines moules d'eau douce comme la mulette produisent parfois des perles (une pour mille) mais ce qui est remarquable, c'est que certains individus peuvent vivre plus d'un siècle et mesurer une bonne trentaine de centimètres de long.

La sexualité de la moule d'eau douce est cependant d'une tristesse infinie.  Le mâle se contente de lâcher ses spermatozoïdes au gré du courant, ce qui n'est pas facile quand on n'a pas de main pour accélérer le processus ; quant à la femelle, elle doit se fier au hasard pour avoir la chance de se trouver sur le passage d'un flux de gamètes mâles et, si l'affaire est faite, elle stocke ses œufs fécondés dans une poche appelée marsupium.
 
Après éclosion, la galère ne fait cependant que commencer pour la future petite moule appelée à ce moment glochidium car elle est incapable de vivre de manière autonome et doit trouver un hôte pour y passer son stade larvaire. En général, il s'agit d'un poisson auquel elle se fixe grâce à des petits crochets dont la plupart des espèces sont pourvues. Une fois accrochée au poisson, la larve va se déplacer jusqu'aux branchies pour s'y fixer.

 
Glochidium de Moule Cygne : On est dans Alien !
Docu Wikipédia
 

Mais voilà, dans le cas de la lampsilis perovalis, les bébés ressemblent bêtement à des moules microscopiques, sans crochets permettant de faire de la varappe sur les poissons. Cependant, Maman a trouvé une parade : elle garde ses bébés après éclosion dans son marsupium auquel des milliers d'années d'évolution a donné la forme d'un petit poisson histoire d'en attirer de plus gros.



Leurré par le marsupium agité par des spasmes, le bon gros ballot de poiscaille s'approche et cherche à gober sa prétendue proie et c'est à ce moment que la moule lui balance la dernière génération dans les branchies où les bébés vont se réfugier et se nourrir en attendant de quitter leur hôte à un âge plus avancé. Le poisson, ça va le gratter un moment ...

Branchies infectées par des glochidia (c'est au pluriel)
 

Une petite vidéo de l'attrape-nigaud :

Musique : Edgar Froese
 

Renseignements et docus tirés en partie du site du FMCS.
 

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