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Le Lutin d'Ecouves

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Dans la catégorie Culture et confiture

L'ESPRIT FRANÇAIS 14

Par Le Lutin d'Ecouves - 17-01-2016 17:59:17 - 2 commentaires


Louis-Nicolas Clérambault 
1676-1749
Il faut croire que la musique, c'est surtout une affaire de famille... Louis-Nicolas Clérambault fait lui aussi partie d'une dynastie de musiciens attachée à la couronne depuis Louis XI, c'est du moins ce qu'indique le Nouveau Dictionnaire Historique paru en 1789.
 
Né et mort à Paris, Louis-Nicolas, fils d'un des "Vingt-quatre violons du Roi", s'est spécialisé dans le jeu d'orgue et il sera titulaire des orgues de l'Abbaye Ste Geneviève, St Cyr et des Grands Jacobins. Cela ne l'empêchera pas de se faire remarquer par Louis XIV puis par Madame de Maintenon pour la qualité de ses cantates. 
 
Hormis pour l'orgue, sa production instrumentale reste modeste mais de qualité comme en témoigne cette Simphonie à cinq aux doux accents versaillais.
 
 (Ref)
 


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LE BAISER DES ARBRES

Par Le Lutin d'Ecouves - 05-01-2016 17:19:25 - 7 commentaires

Parfois en Ecouves, certains arbres semblent pris d'affection l'un pour l'autre comme ce chêne et ce hêtre :
 
 
Enlacés comme deux danseurs de slow, ils ont l'air bien occupés, faisons discrètement le tour...
 
 
Hou-là la pelle d'enfer ! Ça me paraît bien avancé au niveau de la drague, vont-ils nous faire des petits hybrides Fago-querciens ? Les arbres échangent-ils longuement leur sève comme les adolescents humains dont les baisers sans fin font parfois penser aux accouplements gastéropodiens ?
 
Que nenni ! L'arbre, au rebours du primate à la lubricité frénétique que nous sommes, est chaste et il déteste justement les intrusions. C'est la tante Hulotte (le journal le plus lu dans les terriers) qui donne  l'explication de ce phénomène :
 
 



L'un des arbres (certainement le hêtre qui pousse plus vite) a émis une branche qui est venue frotter contre l'écorce de l'autre arbre.
 
 
 
 
 
 
 
 
Celui-ci, par une réaction de défense, a formé un bourrelet englobant l'impudent membre de l’intrus.
 
 
 
 
 
 
 
 
 

La branche ainsi capturée va dépérir et se détacher pour laisser l'impression d'un baiser passionné entre deux arbres d'espèces différentes.
 
 
 
 Dessins tirés du N°88 de la Hulotte
© Pierre Déom
 
Abonnez-vous, conseil de Lutin.
 
 
 

Mais de près, il faut le dire, ça peut donner des idées à ceux qui se promènent sous les aimables frondaisons d'Ecouves...


 
 
PS1 : Pour les Ecouviens, ces arbres se situent près du hêtre tortillard à la Lande de Goult.

PS2 : Les arbres d'une même espèce peuvent se connecter pour échanger leur sève, particulièrement les hêtres, rois de la greffe.

 
 
 
 
 

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L'ESPRIT FRANÇAIS 13

Par Le Lutin d'Ecouves - 15-12-2015 16:46:27 - 4 commentaires

Louis-Antoine Dornel
1685- après 1757


Louis-Antoine Dornel dont la postérité n'a gardé aucun portrait fut pourtant un compositeur important et actif durant la période allant de la fin du règne de Louis XIV à la première partie de celui de Louis XV, en passant par la Régence du Duc d'Orléans.
 
Dornel laisse une importante production de musique vocale, de pièces de clavecin et de musique de chambre de grande qualité. Son poste le plus prestigieux fut celui  de Maître de Musique de l'Académie française qu'il perdit au profit de Jean-Féry Rebel en 1742.
 
La carrière de Dornel s'est déroulée à la charnière des deux époques du Baroque et cela s'entend dans l'évolution stylistique de l'écriture de l'auteur, bien française dans sa grandeur et sa mélancolie au début et plus novatrice et italienne ensuite.
 
 Document Wikipédia

La pièce choisie appartient à la première manière de Dornel, c'est une Plainte pour deux traversos (flûte traversière baroque) qui illustre bien l'époque crépusculaire que fut la fin du règne de Louis XIV à Versailles.

Promis, j'essaierai de faire plus gai ensuite...
 
 

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Source principale : Brian Berryman

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L'ESPRIT FRANÇAIS 12

Par Le Lutin d'Ecouves - 24-11-2015 20:34:13 - 2 commentaires

Jacques Gallot
1625-1690
 
Ayant déjà cité Jacques Gallot dans la série des Folies d'Espagne, je ne m'étendrai pas sur sa maigre biographie. Elève d'Ennemond Gaultier et contemporain de Charles Mouton, il est un digne représentant de l'école française de luth dont on ne dit pas assez l'originalité et la puissance d'expression. Il s'agit d'une musique des sentiments, des impressions, de la description ; même si les pièces y sont organisées en suites, la danse n'y est qu'un cadre abritant une peinture musicale rappelant bien des œuvres picturales du Grand Siècle. 
 
Comète de Kirch au-dessus de Rotterdam
 
C'est justement le cas dans cette chaconne "La Comète" dont la répétition du thème sert d'écrin à un ensemble de miniatures délicatement expressives. Cette pièce a peut-être été inspirée par le passage de la comète de Kirch (1680) qui fut une des plus brillantes du XVIIème siècle.


 

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AURORE BORÉALE

Par Le Lutin d'Ecouves - 17-11-2015 10:35:56 - 3 commentaires

 
Novembre est froid et Caen n'est pas une très belle ville... ce n'est pas sa faute, en juin 44, six cent mille obus se sont abattus sur la ville et sa région, provoquant le chaos et la mort. La liberté était à ce prix.

Ecouves est située en Normandie méridionale, nous quittons rarement notre biotope et goûtons peu les plaines calcaires, lutins des collines que nous sommes, mais un concert d'Alina Orlova est chose trop rare pour y surseoir. Après un symbolique shopping dans le centre ville de la cité de Guillaume, nous rejoignons le théâtre de la Comédie de Caen situé à Hérouville St Clair.

Il n'y a pas foule... les gens venus pour le concert sont pour la plupart des festivaliers qui sont ici pour la découverte. 


Nous avons le temps de musarder dans le hall du théâtre avant de nous positionner enfin en première place devant l'escalier menant à la salle de spectacle. L'humain est grégaire, il a suffi que nous fissions cela pour que de nombreuses personnes se mettent à faire la queue.

La salle est très confortable, nous sommes assis au premier rang. Alina Orlova n'est pas venue seule de Vilnius et la première partie est assurée par Eglė Sirvydytė du groupe MMPSUF. Douceur, nonchalance, on se croirait chez Emiliana Torrini.
MMPSUF (Je recommande chaudement leurs albums Electro "Expeditors" et "Retina" téléchargeables gratuitement sur leur site.)


Pendant les dix minutes d'entracte, une jeune femme vient s'asseoir à côté de nous en pestant contre les employés du théâtre qui empêchent les prises de vue. Nous discutons un moment, la dame est fan de musique nordique, ça tombe bien, moi aussi. J'ai toujours aimé la glace car elle fond à un moment ou un autre...


Alina Orlova se présente seule au piano, délivrant aussitôt avec rage une multitude de miniatures de sa voix claire, puissante et tendue. Son extrême minceur fait penser aux cordes du Steinway qui ondule sous ses doigts impitoyablement précis à l'impeccable technique classique. Entre chaque morceau, quelques mots presque bafouillés, elle s'excuse de la brièveté de chaque pièce. En solo, ses textes sont des haïkus et sa musique tranchante comme du verre, dégraissée à l'extrême. Jamais je n'ai vu un tel engagement physique chez une chanteuse hormis chez Janis Joplin

Deux rappels, la salle est conquise et Alina épuisée nous fait signe qu'elle arrête. Je connaissais sa musique pour posséder ses quatre albums dont un en live mais je ne l'avais pas vue jusqu'ici s'impliquer ainsi physiquement avec une telle urgence ; j'en suis presque inquiet pour elle.

22h45, nous avons cent kilomètres à faire pour retourner dans nos collines, je demande à mon épouse de charger un CD dans le lecteur de la voiture. La radio se met automatiquement en marche. Stupeur, chaos, mort.

La ville de Caen n'est pas très belle et elle connaît le prix amer de la liberté. La ville de Caen n'est pas très belle mais elle est toujours debout.


Alina Orlova en public à Vilnius :
 
 

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L'ESPRIT FRANÇAIS 11

Par Le Lutin d'Ecouves - 12-10-2015 17:34:32 - 3 commentaires

Pancrace Royer
1705-1755


Pancrace Royer, né à Turin de parents d'origine bourguignonne, s'est établi à Paris à l'âge de vingt ans où il s'est vite fait connaître pour sa manière "savante et délicate" de jouer du clavecin et de l'orgue. Nommé Maître de musique à l'Académie royale cinq ans plus tard, il se vit ensuite confier l'éducation musicale des enfants royaux par Louis XV. Il fut ensuite nommé directeur du Concert Spirituel, institution installée aux Tuileries donnant de nombreux concerts publics qui fit beaucoup pour la diffusion de la musique française mais aussi européenne (Pergolesi, Vivaldi, Hasse, Geminiani...). Le petit nombre d’œuvres publiées par Royer (quelques opéras et autres pièces lyriques et un seul livre de clavecin) s'explique par le peu de temps dont disposait Royer pour la composition et la publication.
Ce sont justement ces pièces de clavecin qui retiennent l'attention car, si certaines font encore référence à l'esthétique française raffinée à la Couperin, d'autres sont pour le moins empreintes d'une liberté et d'une virtuosité toute italienne (la publication en 1740 des sonates de Scarlatti est passée par là...). 
 
Pour illustrer ce propos, voici "Le Vertigo", pièce alliant la grandeur de l'ouverture à la française à la folie italienne, ce que je qualifierai anachroniquement de "Furia Francese". 


 (Ref)
 
Pour en revenir à l'Esprit purement français avec ses paysages mentaux tendres et raffinés, je vous propose en bonus, "La Zaïde" pièce transcrite par Royer d'un air de son opéra éponyme.

 

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 Source principale : texte de Christophe Rousset
 

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L'ESPRIT FRANÇAIS 10

Par Le Lutin d'Ecouves - 21-09-2015 21:49:19 - 3 commentaires

Marin Marais
1656-1728

Marais jeune par Jean Dieu

On ne présente plus Marin Marais dont j'ai déjà écrit une biographie succincte à propos des Folies d'Espagne. Marais est de nos jours indissociable de la viole de gambe dont il porta l'art au niveau de la perfection, fait qui était déjà reconnu à son époque comme en témoigne Evrard Titon du Tillet en 1732 : "On peut dire que Marais a porté la Viole à son plus haut degré de perfection, et qu’il est le premier qui en a fait connoître toute l’étendue et toute la beauté par le grand nombre d’excellentes Pièces qu’il a composées sur cet Instrument, et par la manière admirable dont il les exécutoit"
 
Héritier d'une longue tradition portée par de prestigieux prédécesseurs (Roberday, Hotman, Ste Colombe, De Machy...), Marais, dans ses cinq livres de viole, a produit une œuvre dont la sensibilité et l'intelligence le disputent à l'expressivité sans jamais donner dans la virtuosité facile. Cette profondeur toute française cédera plus tard le pas à la virtuosité italienne qui devint petit à petit l'étalon musical de la fin des années baroques malgré les sursauts de certains comme Hubert le Blanc qui publia en 1740 son fameux traité : "Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les prétentions du violoncelle."

La viole est, à juste titre, comparée à la voix humaine et c'est justement ce qui inspira le titre de cette soixante-troisième pièce du second livre de Marais qui en comporte cent quarante-deux. Le côté sombre de la pièce est bien sûr dû à l’instrument employé et au choix d'une deuxième viole pour assurer la basse continue mais aussi au fait qu'à l'époque de Marais, le diapason était de la=392Hz à Paris alors qu'il monte à 460Hz à Venise (actuellement : 440Hz). 

 

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L'ESPRIT FRANÇAIS 9

Par Le Lutin d'Ecouves - 31-08-2015 16:02:41 - 2 commentaires

Jean-Féry Rebel
1666-1747
 
 
Jean-Féry Rebel est un de ces nombreux musiciens qui doivent leur carrière à Lully qui le remarqua à l'âge de huit ans et lui fit donner une formation musicale comprenant le violon et la composition. Il gravit ainsi les échelons de la hiérarchie musicale pour finir compositeur de la musique de la Chambre du Roy aux côtés de son beau-frère Michel-Richard de Lalande.

Ses compositions, essentiellement profanes, sont marquées par une certaine recherche de modernité (des sonates pour violon composées dès 1695, parmi les premières en France mais publiées presque 20 ans plus tard), une modernité parfois surprenante (Le surprenant "Cahos" tiré des "Elémens"). En tout cas, il s'agit toujours d'une musique de grande qualité.

La pièce que j'ai choisie pour ce billet "Les Caractères de la Danse" s'insère parfaitement dans le cadre de l'Esprit français car on ne peut concevoir de musique française sans parler de la suite de danses. Cette pièce de Rebel a l'avantage de présenter un large éventail de ce qui se fait à l'époque, onze danses précédées d'un prélude entre lesquelles l'auteur intercale par deux fois un mouvement vif de sonate : Prélude-Courante-Menuet-Bourrée-Chaconne-Sarabande-Gigue-Rigaudon-Passsepied-Gavotte-Sonate-Loure-Musette-Sonate. Le tout en huit minutes !

L’œuvre fut scéniquement créée par Françoise Prévost et reprise par les plus grandes danseuses de son époque. L'audace, la dextérité compositionnelle et l'originalité de cette pièce assura la notoriété du compositeur qui produisit par la suite plusieurs partitions de ce nouveau genre appelé à l'époque "Symphonies de danses", type de composition légèrement différent de la suite de danses car indépendant des spectacles dramatiques.

(Ref)
 

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L'ESPRIT FRANÇAIS 8

Par Le Lutin d'Ecouves - 16-08-2015 15:41:24 - 2 commentaires

François Couperin
1668-1733
 
Document Wikipédia
 
François Couperin, dit "le Grand" est l'héritier d'une famille de musiciens originaires de Chaumes-en-Brie. Neveu de Louis et fils de Charles, tous deux clavecinistes et organistes, François apprendra la musique avant même l'écriture et la lecture. Héritant fort jeune de la charge d'organiste de l'église St Gervais de Paris à la suite de la mort de son père (qui avait succédé à son frère), il s'est fait connaître comme fin pédagogue et surtout comme rénovateur du clavecin français à travers ses quatre livres de clavecin qui révolutionnèrent le style national.

Avec ces pièces, on est en plein dans l'Esprit français dans ce qu'il a de plus idiomatique. On y échange la structure baroque de la suite de danse pour une série de petites peintures poétiques et souvent mélancoliques aux noms parfois étranges : La petite pince-sans-rire, Les satires chèvre-pieds, Les dars-homicides, Le tic-toc-choc,  Les ombres errantes, Les Baricades Mistérieuses... Le personnage de Couperin s'y esquisse : peu mondain mais non dénué d'humour, rigoureux mais aussi bon vivant comme le décrit Titon du Tillet :


Extrait du livre de Charles Bouvet
sur la dynastie Couperin (1919)


La pièce présentée ici a pour nom La Croûilli du nom de la terre que possèdent les Couperin dans la paroisse de Beauvoir non loin de Chaumes-en-Brie. La pièce est sous-titrée la Couperinéte (avec un accent à l'envers...) et décrit de manière tendre la campagne briarde et l'attachement que l'auteur y porte. Si j'ai choisi cette partition peu complexe, c'est parce qu'elle exprime bien le refus de la virtuosité de l'auteur au profit d'une simple élégance évocatrice. La deuxième partie de  la pièce ("dans le goût de musète" du nom de la musette, instrument campagnard) est écrite avec une contre partie de viole ("Sy l'on veut").
 

(Ref)
 

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Sources : Musicologie.org, pochettes de disques, analyses personnelles
 

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L'ESPRIT FRANÇAIS 7

Par Le Lutin d'Ecouves - 02-08-2015 19:04:10 - 4 commentaires

Pierre Gaultier de Marseille
1642-1696
 
Document BNF

 Né à La Ciotat, fils d'un tonnelier, Pierre Gaultier s'est fait remarquer très jeune pour la justesse de sa voix et ses dons musicaux, ce qui lui permit de faire des études d'organiste, métier qu'il exerça dans sa ville natale puis à Marseille où il fut aussi le premier compositeur d'opéra avec son œuvre "Le Triomphe de la Paix". 

Faire donner un opéra à Marseille en ces temps centralisateurs n'était pas chose aisée et Gaultier dut aller rencontrer le surintendant de la musique Jean-Baptiste Lully à Versailles pour lui acheter (pour 3000 livres) le droit de fonder une académie de musique ainsi que le droit de donner des représentations d'opéra, chasse gardée du grand Lully.

Revenu à Marseille, Pierre Gaultier y donna "Le Triomphe de la Paix" avec un grand succès puis partit en tournée dans toute la région avec sa troupe. Hélas, malgré l'affluence de nombreux spectateurs et le succès critique, Gaultier fut vite couvert de dettes et se retrouva jeté en prison faute de rembourser ses créanciers. C'est dans la prison d'Avignon qu'il composa la pièce présentée ici (voir partition ci-dessus). Ce duo (en l’occurrence flûte à bec alto et basse continue) exprime bien toute la mélancolie de l'auteur face au destin.

Un destin qui n’épargna pas l'auteur qui se "refit" en donnant plus tard l'opéra "Alceste" de Lully qui connut un franc succès à Aix, Avignon, Arles puis à Montpellier où il fut joué durant trois semaines. Malheureusement, Gaultier embarqua à Sète avec une partie de sa troupe pour voguer vers Marseille ; le bateau fut pris dans une  brutale tempête méditerranéenne et disparut corps et biens.

(Source : Musée de la Ciotat)
 
(Ref)

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