KikouBlog de Le Lutin d'Ecouves - Mai 2009
Le Lutin d'Ecouves

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Archives Mai 2009

UNE PETITE IDEE DU BONHEUR

Par Le Lutin d'Ecouves - 31-05-2009 21:17:43 - 2 commentaires

 

Vingt-cinq ans plus tard...

Le soleil inonde les bords de l'Huisne que les libellules ponctuent de mouvantes taches d'un étrange bleu électrique.

Je vais, je viens. Je prends une caisse que je dépose plus loin, je la déplace à nouveau. Non, finalement elle était mieux là...

Tout cela n'a guère d'importance. Je suis fatigué mais quelque chose en moi sourit.

Je sais les abîmes de la vie mais aujourd'hui, les nuages ne font que souligner le bleu du ciel et rien ne peut ternir la chaleur qui m'envahit.

Mon enfant tend ses bras vers celui qu'elle a choisi et j'appuie sur le déclencheur de mon petit Sony qui ne me quitte guère.

Moment banal de la vie de tous les jours, moment magique pour moi et mon épouse.

J'entends en moi une petite voix malicieuse et souriante qui me sussure : "Mission accomplie !"

 

 

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UN PEU DE GEOGRAPHIE ET DE POESIE

Par Le Lutin d'Ecouves - 27-05-2009 16:19:22 - 10 commentaires

 

Le Lutin a retrouvé le fondement
de la culture française
Ici !

Après des années de recherches, j'ai enfin réussi à localiser ce lieu mythique qui inspira tant de poètes et de proctologues :
 

Il s'agit du hameau d'Anus situé sur la commune de Fouronnes (89560), une charmante commune de Bourgogne qui compte 131 habitants qui sont tous fiers de séjourner dans un lieu si frais sur lequel le vent de l'histoire a bien souvent soufflé. 

 

 

Ce petit hameau, c'est moins connu, a inspiré de nombreux poèmes.

L'un d'eux restera cependant dans les annales, c'est celui écrit en commun par Arthur Rimbaud et Paul Verlaine :

  Obscur et froncé comme un œillet violet
Il respire, humblement tapi parmi la mousse
Humide encor d’amour qui suit la fuite douce
Des Fesses blanches jusqu’au cœur de son ourlet.

Des filaments pareils à des larmes de lait
Ont pleuré, sous le vent cruel qui les repousse,
À travers de petits caillots de marne rousse
Pour s’aller perdre où la pente les appelait.

Mon Rêve s’aboucha souvent à sa ventouse ;
Mon âme, du coït matériel jalouse,
En fit son larmier fauve et son nid de sanglots.

C’est l’olive pâmée, et la flûte caline ;
C’est le tube où descend la céleste praline :
Chanaan féminin dans les moiteurs enclos !

 

Charmant et aérien ! Que notre langue est belle et agile quand elle est maniée par de si grands hommes...

 

 

 

 

Note : des petits plaisantins ont travesti le nom de la commune de Fouronnes en "Foufounes" sur un document qui traîne sur le Net. Quand le Lutin les attrapera, les auteurs de ce vulgaire "fake" seront punis par où ils ont péché.

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THE LUTIN EXTREME FIGHTER

Par Le Lutin d'Ecouves - 23-05-2009 18:38:10 - 11 commentaires

Hajime !
 
 
Il y a cinq ans, j'étais encore judoka. Malheureusement, je n'ai pas beaucoup de témoignages photographiques de ma brillante carrière de combattant au moins égale à ma non moins brillante carrière de trailer à la poutrance bien connue.
 
Fouillant récemment dans mes archives, j'ai retrouvé quelques clichés d'un de mes combats contre maître Joël (6ème dan - en bleu).
 
Vous allez voir comme il était fort le Lutin (en blanc) !
 
 
Euh... là j'ai glissé !
 
 
Mais où il m'emmène le vioque !!!
 
 
Non, mais là je vais me reprendre !
 
 
 Ah, enfin j'ai le dessuuuuus ! Mais, mais... Maman !!!
(Chlonk !)
 
 
 
(voix aiguë)  Nooon pas les C... !!!
 
 
 
J'abandoooone !!!
 
 
 
Bon ben, les photos du Lutin judoka balèze, ce sera pour une autre fois. Je vais encore faire des recherches.

 
Sore Made !
 
 
 
 
Le premier qui dit que j'avais plus de cheveux à l'époque, je lui pète un bras !

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PLAT DU JOUR : BULOT MAYONNAISE

Par Le Lutin d'Ecouves - 21-05-2009 19:22:55 - 1 commentaire

Trail du Pays de Bray
 
 
Ou comment j'ai rencontré :
 
Le Bulot et son copain Mayonnaise.
 
Et j'ai pas regretté !
 
Le récit ICI.

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IMPRESSIONNANT !!!

Par Le Lutin d'Ecouves - 20-05-2009 22:37:46 - 16 commentaires

Championnats internationaux de course de sous-marins 2009
 
 
 13H00 le départ
 
Le concurrent Russe prend de l'avance.
 
Ah, l'Américain le talonne.
 
Ça commence à être chaud !
 
 
Le Français va-t-il troubler la belle assurance des deux favoris ?
 
Ah non, le Français doit s'arrêter aux stands pour faire changer son hélice.
 
 
 Mais voici que surgit le concurrent chinois !
 
Le suspense est insoutenable !
 
Incroyable ! Le Belge qui surgit du diable vauvert grille la politesse aux favoris !
 
Quelle belle leçon de sport !
 

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CHANSON POUR CLAUDIE

Par Le Lutin d'Ecouves - 14-05-2009 22:38:29 - 9 commentaires

 

 

Ses parents avaient eu la drôle d’idée de l’appeler Claude mais elle se faisait appeler Claudie. C’était la jeune sœur d’une copine et du haut de mes presque dix-huit ans, je la considérais comme une petite. Son année d’avance et mes talents de cancre avaient fait qu’à quinze ans, elle s’était retrouvée dans la même classe de première que moi.
 
Elle n’était pas très jolie malgré d’assez beaux yeux marron fort expressifs. Je ne la regardais pas, en route que j’étais pour une histoire d’amour dont je ne percevais pas encore toute l'étincelante vigueur.
 
Pourtant, trente–six ans après, je pense encore à elle et me remémore son regard doux , timide et douloureux.
 
 
Musicalement, l’année 1973 avait été riche en sorties fracassantes que ce soit la résurrection de Paul Mc Cartney avec "Band on the run" ou  l’envol de Pink Floyd  avec son "Dark Side of the Moon" dont moi et mes copains n’avions pas encore compris la modernité qui devait l’inclure définitivement dans le siècle. Dois-je parler de "Quadrophenia", l’opéra-rock des Who ou de "Lark’s Tongues in Aspic" de King Crimson ?
Cette année 1973 était une explosion de créativité et la France n’était pas en reste avec la déferlante "MDK" de Magma.

Et pourtant, c’est un album de Procol Harum qui restera gravé dans ma mémoire. Claudie, me sachant fondu de musique discutait de temps en temps avec moi des nombreuses sorties de l’année finissante.
C’est ainsi qu’un jour d’automne, elle me parla de "Grand Hôtel", dernier opus en date de ce groupe dont je ne connaissais qu’un slow responsable de bien des élans hormonaux.

Je ne sais pas pourquoi, mais l’exposé des qualités de cet album par Claudie me toucha plus qu’il ne l’aurait dû. Tant de sensibilité, de raffinement, de douceur et de tristesse. Elle m’avait décrit en quelques phrases l’ambiance si particulière de cette œuvre presque décadente qui n'exprimait que sentiments, suicide et amours mortes.
 
 
Quelques temps après, ma petite amie m’apporta le disque qu’elle avait soustrait à ses frères qui venaient de l’acheter et je pus en faire de nombreuses écoutes en feuilletant le luxueux livret illustré de dessins originaux.

J’adorais, nous adorions. Cette œuvre ajoutait une brique supplémentaire à l’édifice culturel que notre si jeune couple construisait patiemment, nous nous découvrions en même temps que nous découvrions le monde des arts et des idées.

J’avais déjà oublié Claudie…
 
 
Un matin de givre et de neige, c’est au lycée que j’appris que Claudie avait dérapé devant un poids lourd et que celui-ci n’avait pu l’éviter.

Je me rappelle mon prof de sciences qui ne savait quoi dire et les larmes dans les yeux des filles.
Je ne pleurais pas, inconscient de la portée du drame ou peut-être trop tôt conscient du tragique de la Vie.

La mort de Claudie devait précipiter l’éclatement du couple de ses parents, laissant une sœur aînée et un petit frère dans le désarroi.
 
 
"Grand Hôtel" eut depuis lors une place particulière dans mon esprit. Sa musique n’a jamais été loin de moi, je l’ai naturellement racheté en CD puis compressé en MP3 et à chaque fois que je l’écoute, j’ai une pensée pour Claudie. Elle est là après toutes ces années, presque une vie...
 
... et elle a toujours quinze ans.
 
 
Dessins originaux de Spencer Zahn pour le livret de l'album
 
 A Rum Tale
Extrait de Grand Hôtel
Procol Harum
 

Ce texte, je devais le poster il y a une semaine mais la disparition de Séverine a fait que je ne me sentais pas alors le coeur de le publier.

Je me permets à présent de dédier ce texte à Séverine et à toutes celles qui, comme Claudie, ont vu s'écouler trop tôt les sables du temps.

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C'ETAIT LE BON TEMPS !

Par Le Lutin d'Ecouves - 12-05-2009 22:20:22 - 12 commentaires

Voilà ce que j'ai trouvé dans les papiers de Pépé :

 Voyons cela de plus près :

Il faut bien sûr lire ce billet avec un intérêt seulement historique. 

Il y a même une petite recette à essayer chez soi :

Merci pour cette deuxième petite recette, je vais essayer ce soir.

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10 MAI 1989

Par Le Lutin d'Ecouves - 10-05-2009 20:31:14 - 8 commentaires

La chute du Mûr
 

A 33 ans, on est plein de certitudes. On a déjà fait un bout de chemin et acquis pas mal d'expérience.

J'aurais dû me méfier. Depuis la fin 84, une petite princesse aux yeux de biche m'avait déjà ensorcelé mais cela s'était passé avec tant de douceur que je ne m'étais pas encore aperçu que mon édifice de principes et de convictions ne demandait qu'à s'écrouler.
 
 
1989, drôle d'année ! Le monde se secoue et la météo est comme folle. Il fait vingt-huit degrés en ce début d'après-midi de mai. Il n'a pas fait aussi chaud depuis l'année de mes vingt ans et j'attends que tu sortes. Tu n'es pas mon premier enfant et je ne suis pas trop impressionné par cette naissance. En fait, c'est ce que je crois...
 
A peine es-tu sorti que je te donne ton premier bain qui apaise le désordre d'une naissance difficile. A ce moment, le temps est suspendu et nous sommes seuls un court instant. Juste toi et moi.
 
J'entends comme un bruit de briques qui s'entrechoquent et je ne fais pas attention.
 
 
Vingt ans ont passé et mes certitudes s'en sont allées là où mes convictions s'étaient envolées. Et c'est bien ainsi.
 
 
Bon anniversaire mon Fils

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LE LUTIN A LA MULTONNE

Par Le Lutin d'Ecouves - 09-05-2009 16:05:29 - 2 commentaires

Désolé, au pays du Lutin il fait toujours beau...
 

Vous pouvez le vérifier en suivant le récit filmé du Lutin à la course de Multonne ICI.

 

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ORAGE SUR LA DRÔME

Par Le Lutin d'Ecouves - 08-05-2009 11:46:21 - 11 commentaires

 
Calamité au pays du Khanard
 
Ce week-end, c'est la fête au pays du Khanard et les choses semblaient se présenter sous les meilleurs auspices : cette tafiole de dégonflé de Lutin est forfait pour le 100km de la Drôme et il restera tapi tout le week-end dans sa forêt maudite, le regard torve et la bave aux lèvres.
 
Manque de bol, les Drômois et autres Kikous vont avoir à subir une invasion barbare venue du Nôôôrd :
 
Commençons par les moins méchantes qui ont décidé de faire le marathon :
 
Désolé, nous aussi on a des blondes... A gauche, je vous présente la Baronne, c'est la maman de trois redoutables coureurs dont le célèbre Bin'. Une femme qui a élevé trois aussi fieffés galopins ne peut qu'être d'acier trempé. 
A droite, Véronique qui, malgré son physique de Walkyrie, est un modèle de douceur. Personne n'est parfait...
 
Sur le 65 km :
 Christian, dit "Le Chef", un pur Normand de la Réunion dont il parcourt la Diagonale tous les deux ans. C'est lui qui trace les circuits d'Ecouves et qui mène les entraînements à un train d'enfer. Une blessure au genou l'oblige à ne faire que 65 km. 
 
Sur le 100 km :
Mimi, dite "Mama Gramoune" (ce qui l'énerve), femme du Chef et redoutable V2 qui va s'abattre sur Crest. Une petite femme en tungstène que rien n'arrête, aussi teigneuse sur les cross que sur l'UTMB.
 
Ricounette, de l'acier et une âme d'artiste. Un mélange de sensibilité et de détermination. La fleur et le feu...
Elle n'aime pas la compétition mais quand elle est en selle, elle ne lâche plus.
 
Son mari, Ricounet. Ce type, il m'énerve ! Il ne se fâche jamais. Son équanimité est aussi légendaire que son fair-play. En plus, il court mieux que moi et me bat à tous les cross ! Infréquentable !
 
JMF, le chauve qui peut. Quand je pense que c'est moi qui l'ai incité à faire du trail ! Il est devenu impossible de le suivre. En quelques années, il a parcouru toutes les grandes épreuves du trail en se permettant à chaque fois d'excellents classements. 
 
Et tout ce petit monde est emmené par le célèbre Mustang qui, lui, ne fait pas dans son froc comme cette sous-râclure de Lutin. Ses ennuis de santé de l'année précédente ne l'ont pas arrêté bien longtemps. The Mustang is back et ça va hennir !
 
Course jeunes :
 

Last but not least : Bin' douze ans et 35 kg de dynamite ! Ce galopin galopant est dépourvu de savoir-vivre : non seulement il n'hésite pas à poutrer son ancien maître (moi, en l'occurrence) lors d'entraînements de dix bornes sur route mais en plus, il se met au trail et commence à descendre aussi vite qu'un Lutin. Aucun respect !

Maintenant, vous savez ce qui arrive sur la Drôme ce week-end. Je vous aurai prévenus !

 

 

Un pensée pour Gazelle...

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