KikouBlog de Le Lutin d'Ecouves - Juillet 2009
Le Lutin d'Ecouves

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Archives Juillet 2009

OFF DE KHANARD

Par Le Lutin d'Ecouves - 29-07-2009 22:29:31 - 2 commentaires

Comment un si petit volatile...
 

 
...peut vous emmener sur les pas des géants.
 
 
L'explication est dans le Non-CR du Lutin ICI.
 
 
 
 
Mes photos du week-end ICI.
 

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ENCORE UNE FEMME ULTRA VIOLEE !

Par Le Lutin d'Ecouves - 29-07-2009 10:08:54 - 8 commentaires

NOUVELOBS.COM (29.07.2009 - 09:53)
 

Ils étaient jusque là considérés comme "probablement" cancérogènes. Une étude de l'OMS "a conclu que l'exposition aux UV artificiels avant l'âge de 30 ans augmente de 75% le risque de mélanome".

 

Les UV des cabines de bronzage, jusque là considérés comme "probablement" cancérogènes, sont désormais classés "cancérogènes" par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC), l'agence cancer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), apprend-on mardi 28 juillet.

 
Je m'en doutais bien que c'était dangereux !
 
 
 
 
 


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OFF VERCORS, LE MALENTENDU

Par Le Lutin d'Ecouves - 23-07-2009 11:59:48 - 23 commentaires

 

J'ai pas tout compris !
 
 
Quand le Khanard m'a proposé de venir chez lui, j'ai tout d'abord été intéressé par ses références. Il m'avait dit qu'il travaillait chez EROS alors, je suis allé voir sur le site de l'entreprise et j'ai effectivement trouvé d'excellentes références le concernant :
 
Vibromasseur Canard vibrant à 3 vitesses : le dernier vibromasseur de la famille des Duckies !

Le vibromasseur Canard Vibrant à 3 vitesses vous offrira un moment de détente sous la douche accompagné d'une réelle partie de plaisir ! Avec le tout nouveau sex toy "I Rub My Duckie" - Version 3 vitesses.

Incontestablement, c'est le vibromasseur de ces dames qui se fait le plus discret dans votre intérieur.

Une simple pression sur le dos du vibromasseur Canard Vibrant suffit vous déclenchez son moteur puissant et silencieux, mais ce tout nouveau jouet intime a une botte secrète : ses 3 vitesses.

Chaque pression sur son dos vous fera vibrer de bonheur, quant à lui c’est tout son corps qui s’emballe pour un massage intégral. Sa texture si douce vous procurera un plaisir absolu !!!

 
 
 
Je me suis dit, "Chouette, on va faire les canards avec les invitées, cooool !"
 
 
Tu parles ! J'ai appris par le Mustang que le Khanard travaillait chez HERO, de vulgaires fabricants de compote à base de fruits. Pfff !
 

 

 

Ensuite, en lisant de plus prêt, j'ai vu que l'on allait rentrer dans le Vert Corps. "Ouais, que j'me suis dit, il va y avoir du sexe !"
 

Tu parles ! Il va bien falloir grimper mais  le Vercors, c'est une montagne. Et moi qui n'aime que les descentes (surtout de bière).

 

J'ai lu rapidement le fil de discussion et j'ai vu qu'on allait quand même se faire la Glandeuse. Ça tombe bien, je la connais la Glandeuse, elle est du genre à se laisser faire :

La Glandeuse, célèbre tableau

Manque de bol ! Il s'agit de la montagne de Glandasse qui culmine à 2000 mètres. Il croit vraiment que je vais monter là-haut le Khanard !

 

Maintenant j'ai l'air d'un gland pour le coup ! Si je me défausse, je vais encore aggraver ma réputation qui n'est déjà pas brillante sur ce site de beaux et jeunes sportifs surdiplômés à l'haleine fraîche et à la pensée droite.

En plus, j'ai promis à Marioune la Loutre de co-voiturer. Si je la laisse tomber, je la connais, elle va me poutrer la tête sévère ! Les morsures de loutre, ça fait mal !


 

Bon, faisons contre mauvaise fortune bon coeur et préparons notre sac. Le Khanard a fait des recommandations à ce propos sur le forum... J'espère que je n'ai rien oublié !


 

 

 

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TOUTE HONTE BUE...

Par Le Lutin d'Ecouves - 21-07-2009 10:16:21 - 5 commentaires

Record battu !
 
 
 
Mieux que le Mustang au RTT ! Le Lutin se crashe et finit dernier du Trail des Méandres de la Rouvre !
 
Le récit apocalyptique de ce naufrage dérisoire : ICI .

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UNE NUIT D'ETE EN 1969

Par Le Lutin d'Ecouves - 20-07-2009 21:09:29 - 5 commentaires

Le monde était en noir et blanc...
20-21 juillet 1969
 
 
Nous étions bien loin de chez nous cet été-là. La Provence, si belle, n'était pour moi qu'un chaudron incompréhensible dans lequel ma vie allait basculer, faisant de moi un étranger aux gestes maladroits.
 
J'avais treize ans et Papa n'avait plus qu'un an à vivre. Les douleurs de la mue rendaient incertaine ma perception du monde. Je n'étais plus là. J'étais avec eux...
 
 

Voici les paroles de la chanson dans laquelle Harriet Wheeler raconte cette nuit si spéciale alors qu'elle n'avait que six ans :

 

it's 4 in the morning July in '69
me and my sister
we crept down like shadows
they're bringing the moon right down to our sitting room
static & silence
& a monochrome vision

they're dancing around
slow puppets silver ground
& the world is watching with joy
we hear a voice from above
& it's history
& we stayed awake
all night

& something is said & the whole room laughs aloud
me & my sister
looking on like shadows
the end of an age as we watched them walk in a glow
lost in space
but I don't know where it is

they're dancing around
slow puppets silver ground
& the stars & stripes in the sand
we hear a voice from above
& it's history
& we stayed awake
all night

they're dancing around
it sends a shiver down my spine
& I run to look in the sky &
I half-expect to hear them asking to come down
will they fly or will they fall?
to be excited
by a long late night

 

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TOUS GENTILS !

Par Le Lutin d'Ecouves - 18-07-2009 13:09:53 - 6 commentaires

Notre langue a du génie

 

Un des  reproches faits au site Kikouroù, c’est que ses membres sont trop gentils. J’ai moi-même commis une pochade nommée Alerte aux BSN !!! pour me moquer en toute mauvaise foi de cette tendance qu’ont les membres de ce respectable site de piétons pressés à se féliciter, se congratuler, s’applaudir, se complimenter, se louanger… bref, se brosser les uns les autres dans le sens du poil.

 

 

 Site de Bisounours
ou de drogués du sport ?
 
 
Mais sait-on que le charmant adjectif (parfois substantif) gentil sort du même terrier étymologique que d’autres mots moins charmants tels que génital ou génitoires ? C’est déjà moins gracieux !
 
Tous ces termes sont liés à la racine latine genitus qui signifie et qui a donné tout un tas de mots qui tournent autour de la conception et de la naissance.
 
Joli terme étymologiquement précis pour désigner le sexe féminin

 

 

Au Moyen Age, le mot gentil ne signifiait pas mignon. Il voulait simplement dire (bien) , c’est-à-dire noble. On pouvait donc être un gentil prince et ne pas hésiter à trancher, rôtir ou escouiller ses contemporains avec entrain. Il suffisait d’être de bonne famille, un gentilhomme.

 

Retiens ton bras ô mon doux prince ! (Shakespeare : Hamlet)
Moi doux, tu veux rire ! (Arnold Schwartzenegger : Last Action Hero)

 

Si cette famille de mots a évidemment donné gens, elle a aussi généré l’adjectif gent utilisé dans l’expression gente dame qui est tout simplement le féminin de gentilhomme.
 
Dans la même famille, on trouve le substantif féminin gent qui désigne un groupe ou une race. Ainsi, on écrit la gent féline pour désigner les chats et la gent féminine pour désigner les femmes. Une erreur commune fait rajouter un e à ce nom féminin qui n’en a pas, par amalgame avec l’adjectif gent qui, lui, s’accorde.
 
Donc, si comme moi, vous aimez les créatures féminines à l’épiderme parfait, vous devez les désigner comme étant la gent de peau lisse et non en utilisant un adjectif à la place d’un substantif.
 
Oh oui, passe-moi les menottes !

 

 

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SOIXANTE ANNEES...

Par Le Lutin d'Ecouves - 14-07-2009 11:29:46 - 10 commentaires

... de mariage !
 
 
Quand je suis arrivé dans cette famille, la première chose que j'ai remarquée, ce n'est pas le cygne en ciment au-dessus du bassin des poissons rouges, ni le petit moulin en bois aux ailes peintes. Je n'ai pas remarqué tout de suite que la machine à coudre était toujours branchée et que la cafetière était constamment sur la cuisinière.
 
Mon oeil n'était pas suffisamment exercé pour que je m'aperçoive que les portes, boiseries et meubles étaient faits maison et que jusqu'aux torchons, les objets en tissu du foyer sortaient des mains de la personne en tablier qui épluchait ses légumes assise à la table de cette cuisine si petite et si remplie d'enfants et d'ados, de copains et de copines, de cousins et de cousines, d'oncles et de tantes...
 
Non, ce qui m'a d'abord frappé quand je suis entré dans ce petit pavillon ouvrier il y a plus de trente-six ans, c'est l'esprit de tolérance.
 
Qui que tu sois, d'où que tu viennes, on ne t'y demandait rien, on te proposait un café et si l'heure avançait on te disait la phrase rituelle :" Tu restes pour manger la soupe ?"
 
Et de la tolérance, il fallait en avoir pour inviter à sa table un type comme moi. Il faut dire qu'au début des années  soixante-dix, j'avais un sacré look et une personnalité pour le moins rock and roll :
 
 
Mais voilà, dans cette maison, l'on ne souciait pas de ton apparence physique ni de ta provenance. On t'acceptait parce que tu étais là. Et puisque tu étais là, il n'y avait pas de raison pour que tu ne reprennes pas deux fois de la tarte aux pommes.
 
Quand je suis sorti avec cette jolie brunette de seize ans, je n'avais pas immédiatement réalisé que j'étais tombé chez des magiciens qui, une fois rentrés du boulot, se mettaient à coudre, à scier, à poncer, à peindre, à jardiner, à cuisiner tout en élevant fort bien cinq enfants sans parler de quelques cousins de passage.
 
Les années ont passé, beaucoup d'années...
 
 
et peu de choses ont changé...
 
 L'esprit est resté le même. La petite maison est toujours là, le cygne a été repeint, le moulin a maintenant des ailes en métal. La cafetière a été remplacée par une machine à café mais la machine à coudre est toujours branchée et, même si ce n'est plus au même rythme, l'atelier du sous-sol fait toujours chanter le bois.

Et il y a toujours des enfants, beaucoup d'enfants...

Voilà, mon esprit trop complexe cherche des mots simples et ne les trouve pas pour exprimer toute la gratitude et l'immense respect que je ressens envers ce couple qui fête maintenant ses soixante années de mariage.
 
Parfois, les sentiments n'ont pas à s'encombrer de mots compliqués...
 
 
Merci
 

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NOUS N'IRONS PLUS AU BOIS

Par Le Lutin d'Ecouves - 12-07-2009 11:11:11 - 8 commentaires

Nous n'irons plus au bois,
Les lauriers sont coupés,
La belle que voilà
Ira les ramasser

Entrez dans la danse,
Voyez, comme on danse,
Sautez, dansez,
Embrassez qui vous voudrez.
 
En voilà une comptine qu'elle est jolie ! J'imagine bien quelques mignonnes petites filles en jupe plissée qui se tiennent par la main, faisant une ronde en chantant cette chanson d'un air innocent.
 
 Malheureuses ! Cessez tout de suite de chanter ce texte paillard aux allusions égrillardes !
 
Explication:
 
Cette chanson, sous différentes versions (attestée aux XVème et XVIIème siècle), est très ancienne. Son origine la plus lointaine provient d'une décision de notre bon Louis IX plus connu sous le pseudo de St Louis.
 
 
Le gars était plutôt porté sur les bondieuseries et, même s'il ne cherchait pas  à bâcher les femmes comme certains de nos contemporains, ça le gênait aux entournures de voir des femmes se prostituer à deux pas de chez lui dans divers établissements de la bonne ville de Paris.
 
Ces maisons de passe étaient souvent de vulgaires et insalubres baraques en planches ; or le mot planche se disait "bord" en germain, ce qui par extension donna en ancien français le terme "borde" dès le XIIème siècle, ce qui signifiait "baraque".
Voilà pourquoi l'on nomma "bordel" les établissements où l'on pratiquait l'intromission et l'aspiration à divers niveaux et, pour les distinguer des autres baraques où l'on pratiquait d'autres activités plus licites, on y suspendait une branche de laurier au-dessus de la porte.
 
 
 
Mais voilà, le Louis qui n'était pas encore Saint, ça le dérangeait tout ce stupre, alors il fit interdire ces horribles lieux de débauche par un édit de 1254.
 
C'est ainsi que l'on vit apparaître la version primitive (aujourd'hui disparue) de la chanson dont le sens s'éclaire sous un nouveau jour  (version du XVIIème siècle ) :
 
Nous n'irons plus aux bois (baraque en bois= bordel)
Les lauriers sont coupés... (interdits)
 
Quant à la belle que voilà, on voit bien quel est son métier...
 
Entrez dans la danse,
Voyez, comme on danse,
Sautez, dansez,
(note : au XXème, "sautez" est remplacé par un deuxième "dansez" ou  "chantez")
Embrassez qui vous voudrez.
 
En ce qui concerne le refrain, ai-je besoin de vous faire un dessin ?
 

Finalement, le bon roi devant une levée de boucliers générale (et pas que de boucliers), va faire marche arrière et révoquer son édit puis autoriser à nouveau la prostitution en limitant le commerce des aimables dames à certains quartiers de la ville.

Louis IX était un bon administrateur et il avait finalement compris que la politique ce n'était pas tout régenter mais gérer rationnellement le bordel ambiant.

 

Note : Alain Baraton dans son ouvrage "L'amour à Versailles" date la chanson de l'époque de Louis XIV. Il s'agit  semble-t-il d'une résurgence de la chanson face à l'interdiction de la prostitution dans les bois de Versailles.Que cela ne vous empêche pas de lire cet excellent ouvrage.

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L'ART DE LA FUGUE

Par Le Lutin d'Ecouves - 09-07-2009 09:21:03 - 1 commentaire

Père n’a jamais cru en moi. Il m’a cependant élevé avec tout le soin et la rigueur dont ont bénéficié mes frères et sœurs mais mon esprit indépendant et mon goût pour les contrastes l’ont certainement décontenancé.

Wilhelm, son premier fils a toujours eu sa préférence. Il faut dire que mon aîné avait tous les dons. Que ce soit le clavecin, l’orgue ou le violon, tout ce qu’il touchait chantait avec la voix des anges. Sa technique était diabolique et je me souviens de ces concertos paternels pour trois clavecins pendant lesquels Wilhelm lançait des fusées d’arpèges que je devais rattraper tant bien que mal sous l’œil acéré et pesant de mon père dont la main gauche rythmait implacablement notre duel musical.

Mais voilà, Wilhelm n'a pas du s'éloigner de l’ombre de notre père et cela l’a brisé. Jamais il n’a trouvé la place qui lui revenait malgré ses multiples talents. Et puis, il y a eu le vin…

Voilà pourquoi, c’est moi Emanuel, le second fils, filleul du fantasque Telemann; c’est moi que mon rival Quantz appelle « le Bizarre» qui suis en train de trier les archives du grand Johann Sebastian Bach.

Ma belle-mère Anna m’avait averti depuis un moment que père allait très mal. Il ne voyait plus depuis un moment et l’hiver dernier, il avait eu la mauvaise idée de confier ses yeux à ce charlatan de Taylor qui a précipité sa déchéance physique en le rendant aveugle.

Déchéance physique seulement, car père a continué à composer jusqu’à la fin, dictant ses partitions à Maman Anna ou au petit Johann Christian qui a maintenant quinze ans. Il est doué le petit frère, Maman Anna m’a implicitement demandé de l’emmener à Berlin pour parfaire son éducation. Je vais sûrement céder à sa demande, Christian est un charmant enfant et ma belle-mère a assez à faire avec mes deux plus jeunes sœurs.

Hier, j’ai relu cette énorme partition dont Père avait commencé la composition il y a dix ans. Lui, qui avait passé sa vie à transmettre son art, était toujours resté discret sur cet opus qu’il reprenait régulièrement. Quatorze fugues et quatre canons, tous basés sur le même thème :

A partir de cette simple phrase musicale, Père a composé une cathédrale de sons faite de fugues à deux, trois ou quatre voix en augmentation, diminution, en miroir ou à reculons.  L’on ne compose plus ainsi maintenant. Le contrepoint, s’il est toujours présent, a cédé du terrain à l’expressivité. Mon parrain, le grand Telemann l’a bien compris et, malgré son âge avancé, il compose nombre de pièces que bien des jeunes compositeurs doivent lui envier.

L’œuvre de Père est tout autre, datée mais intemporelle. Elle est l’incarnation du contrepoint et en même temps le testament de cette musique qui vit le jour il y a plus de deux siècles chez nos voisins Flamands.

J’ai joué ce matin quelques-unes de ces fugues sur le clavicorde de Père, accompagné au clavecin en jeu de luth par Christian. La grandeur qui émanait de ces pièces finissait par créer une atmosphère étrange et au bout d’un moment, il semblait que nous étions plus de deux dans notre salon. Père m’impressionnera donc toujours…

Ce traité musical composé de fugues, je vais le faire graver, ne serai ce que pour rendre hommage au grand Johann Sebastian. Mais que mettre sur la page de couverture ? Père n’a même pas précisé quels instruments on doit employer pour jouer cette partition. Deux clavicordes, deux clavecins ou encore deux pianoforte, ces instruments qui sont tellement à la mode dans les salons berlinois et ailleurs ? La plupart des pièces peuvent être jouées à l’orgue à la condition qu’un deuxième musicien intervienne dans certaines fugues. La solution des cordes semble intéressante mais les tessitures requises nécessiteraient qu’un des violonistes prenne de temps en temps un deuxième alto.
Quant à la dernière fugue, la plus énigmatique, j’ai bien essayé de lui trouver une résolution en essayant de la terminer sur le clavecin de Père mais c’était presque injouable. Wilhelm aurait été mieux à même de trouver la sortie de ce labyrinthe mais c’est à moi qu’échoit la lourde responsabilité de mettre un point final à ce qui semble l’Opus Ultimum du grand Johann Sebastian.

Finalement, après bien des réflexions, j’ai pris ma plume et tracé directement sur le manuscrit :

"Über dieser Fuge, wo der Nahme "BACH" im Kontrasubjekt angebracht worden, ist der Verfasser gestorben."
(Sur cette fugue où le nom de BACH est utilisé en contre-sujet, est mort l'auteur.)


Die Kunst der Fuge BWV 1080
Contrapunctus 14 (Fugue inachevée)
 
 
 

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UN SAMEDI ENTRE DEUX SAINTS

Par Le Lutin d'Ecouves - 06-07-2009 22:43:31 - 14 commentaires

Une sainte journée d'enfer
 
 
 
 Première étape : Saint Céneri
 
Ce samedi, le Grand Pascal et Cathy son épouse nous emmènent pour une balade culturelle à Saint Céneri le Gérei, village ornais situé à quinze kilomètres d'Alençon.
 

 Pas trop moche, non ?
 
Saint Céneri était un religieux italien du VIIème siècle qui s'est établi dans ce petit coin de Normandie avant même qu'elle ne porte ce nom. Le gars était un bon coup et il avait décidé de repeupler la région qui avait été mise à mal par les Grandes Invasions. C'est pourquoi, l'on voue encore un culte à cet ermite bien membré.
La tradition veut que la femme en mal de mâle trouvera son bonheur dans l'année si elle plante une aiguille dans le bon italien. Résultat : Céneri pourrait s'appeler Saint Hérisson !
 

Cathy est blonde et vitrailliste, c'est à dire qu'elle crée et fabrique des vitraux. Le fait qu'elle soit blonde indique juste que ses ancêtres buvaient leur bière dans le crâne de leurs ennemis. C'est elle qui a été chargée du remplacement des vitraux de la petite chapelle du XIVème siècle.

 Et voilà le travail, la chapelle a retrouvé sa dimension spirituelle grâce à la lumineuse humilité de Cathy qui a su percevoir avec justesse la beauté et la simplicité du lieu :

Cathy nous a expliqué toute la symbolique de son travail avant de nous narrer l'ensemble des contes et légendes du lieu. Il est des endroits où l'on ressent plus intensément l'incroyable perspective de siècles écoulés. Saint Céneri est un de ces lieux.

Deuxième visite : l'église romane (XIème) située non loin, peut-être la seule église de France qui possède un nid d'abeilles protégé par Dieu en personne :

 Mais si, je ne plaisante pas ! Ces saintes abeilles ont même leur plaque sur le mur de l'église :

Le fait que l'église date du XIème siècle alors que l'événement conté ici se passe au IXème n'est aucunement une contradiction. En fait, l'église romane a été construite autour de la ruche.

Cette église, entièrement peinte à l'origine, fut maladroitement restaurée au XIXème (peinture ci-dessus) et intelligemment mise en valeur depuis la fin du vingtième, entre autres grâce à un très beau chemin de croix  (ensemble de sculptures) de Malézieux :

Bon c'est pas le tout, il est temps de se restaurer au bord de la rivière Sarthe avant la prochaine étape.

Pas trop de rouge ni de rosé à ce pique-nique car une course m'attend à quelques kilomètres de là :

Deuxième étape : Saint Léonard

Saint Léonard des Bois est une commune exactement voisine de Saint Céneri mais alors que cette dernière se trouve dans l'Orne, Saint Léonard appartient au département de la Sarthe d'où le nom un peu nase du site : les Alpes Mancelles alors qu'on est à peine à vingt bornes d'Alençon.

En fait d'Alpes, le village est construit entre deux falaises creusées par la vallée de la Sarthe. C'est un site où l'on pratique l'escalade et le parapente.

Le Haut Fourché : il va falloir grimper là-haut !
 
Chaque premier samedi de juillet a lieu la "Ronde des Alpes mancelles" sur ce site : Un mini trail de 13 kilomètres pendant lequel on nous fait monter et descendre plusieurs fois les brutales falaises de la Sarthe. Le départ a lieu au bord de la rivière.
Le Narbonne, on le monte presque de face !
 
En compagnie de Riah50, je me présente au départ où je retrouve un autre Kikoureur : Dom61.
 

J'ai annoncé dans le Kivaoù que je le poutrerai en descente. Il ne va pas falloir mollir si je ne veux pas avoir l'air d'un gland !

Ma stratégie c'est : A fond, à fond, à fond.

Dès les premières petites descentes, je mets le turbo et ça me réussit. Première montée brutale, il faut marcher et même s'aider de cordes. Je repars un peu tapé mais la machine redémarre malgré les 28 degrés de cette fin d'après-midi.

Durant un moment, l'on court sur la crête du Haut Fourché et je récupère tout en avançant assez vite. Enfin, une vraie descente, là je laisse parler la poudre et je gagne cinq ou six places, enfumant ainsi quelques concurrents effarés.

Nous repassons dans le bourg où je retrouve Béa et ma Josette qui m'encouragent.

Photo Béa

Derrière moi, Allain (Riah50) court en bonne compagnie. Il est plus malin que moi car, vu mon rythme, je n'ai que deux féminines devant moi donc peu de belles fesses à admirer. Quelques minutes derrière, il y a plus de donzelles, et pas les plus moches.


Mais non  Béa, je ne drague pas ! (photo Béa)

Montée de la Barre vers le plateau du Narbonne : là je dois avouer que je marche un moment... et je ne suis pas le seul ! La traversée du Narbonne est périlleuse car très caillouteuse mais ça me plaît.

Descente vers la vallée de la Misère et passage dans l'ancienne ardoisière. Le site est spectaculaire.

(archives)

Boudiou, il va falloir remonter ça ! Je souffle ! Mon ami Ricounet en profite pour me passer et je n'ai pas l'énergie pour le suivre. Retour sur le Narbonne, je remets le turbo pour tenter de rattraper Ricounet mais en vain. Une descente acrobatique plus tard, me voilà à nouveau dans le village où je termine le circuit en 1h10'55".

Non loin derrière moi, arrive Dom61 que je retrouve total poutré près du ravito :

Arf ! Cuit le Dom !

 Pas facile de poursuivre le Lutin dans les descentes ! Riah50 va arriver un peu plus de trois minutes après. Lui, il est frais, comme d'habitude. Nous sacrifions à la bière coutumière avant de remonter vers Alençon. Le soleil  s'abaisse vers l'horizon mais la journée n'est pas terminée !

 

 

Epilogue : chez le Mustang

 

Le barbecue de juillet chez le Mustang, c'est un peu notre repas de fin d'année. En effet, les Trailers d'Ecouves vont se disperser jusqu'aux derniers jours d'août où ils se retrouveront pour une nouvelle saison.

Là, je dois dire que je n'ai pas trop assuré... Je crois bien que j'ai laissé les autres animer la soirée.

It's been a hard day's night !

 

Deux dernières photos : Mme Mustang

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