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Le Lutin d'Ecouves

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CENT MÈTRES CARRÉS : MES LÉPIDOPTÈRES (I)

Par Le Lutin d'Ecouves - 06-02-2020 14:43:36 - 6 commentaires

Cette série de billets a pour but de faire un catalogue forcément incomplet des arachnides et insectes photographiés par mes soins dans mon petit jardin urbain d'Alençon de seulement 100 m². J'avais déjà commis un billet en 2017 mais je m'étais arrêté à 100 spécimens alors que chaque année m'apporte de nouvelles surprises ; de plus, ce billet ne comportait que des photos. Ce  petit hobby scientifique m'a beaucoup appris, entre autres que, pour qui sait regarder, la beauté de la nature est infinie. J'estime l'identification des espèces exacte à 95%. Que les spécialistes pardonnent mes éventuelles erreurs et qu'ils m'en fassent part que je les rectifie.
 
 
Lépidoptères (1ère partie)

S'il est un ordre d'insectes qui a bonne presse, c'est bien celui des lépidoptères, autrement dit les papillons. Ils sont jolis, ne bourdonnent pas et évitent de se promener sur vos aliments ou sur votre très vieille grande-tante. Le papillon est Disney-compatible, contrairement à nombre de petites bêtes qu'on écrase sans réfléchir juste parce qu'on les trouve moches ou gênantes. Et pourtant... et pourtant le nombre de papillons a été divisé par deux ces vingt dernières années et, si je me réfère aux souvenirs de prés couverts de papillons de mon enfance, ce serait bien une division par dix ces cinquante dernières années. Eh oui, malheureusement pour eux, ces si gracieux insectes ont des formes larvaires appelées chenilles et celles-ci ont parfois un comportement vorace qui déplaît à l'homme qui s'empresse de balancer des nuages de produits tchernobylisants autant que minamatesques dans la campagne et même dans certains jardins. Ce n'est pas le cas chez moi où j'ai recensé quelques espèces.


Polygonia C-album

Le Robert-le-diable est facilement reconnaissable à ses ailes découpées. Il ne faut pas trop se fier à sa couleur qui va du jaune au rouge en passant par l'orange mais il y a un truc qui permet de l'identifier à tous les coups : le revers de chaque aile comporte un petit "C" blanc dessiné d'où son nom latin (C-album = C blanc). Sa chenille peut se nourrir sur votre noisetier ou votre groseillier et est couverte de blanc, ce qui la fait ressembler à une fiente d'oiseau, la protégeant des volatiles qui répugnent à manger leur caca !
 
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 Aglais urticae

La petite tortue est un des papillons les plus courants, on le trouve un peu partout des plaines aux montagnes à condition que la nourriture de sa chenille s'y trouve, ce qui n'est pas rare vu que c'est l'ortie (urticae). Comme la précédente espèce, c'est un papillon hivernant : la dernière génération (2ème ou 3ème selon l'endroit) passant la saison froide à l'état imagal dans des granges ou autres bâtiments d'où il ressort très tôt, parfois en mars avant la fin de l'hiver.
 
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 Vanessa atalanta

Très courant, le vulcain est aussi un papillon de l'ortie mais c'est en plus un grand voyageur qui passe l'hiver dans la zone méditerranéenne pour remonter dans le nord au printemps. L'adulte (imago) ne se nourrit pas d'orties comme le font ses chenilles mais il butine ou alors il va sucer le jus de fruits mûrs ou même pourris. La chenille, ne possédant pas de système de défense s'enroule dans les feuilles d'ortie pour se protéger des prédateurs et manger tout à son aise.


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Maniola jurtina

Le myrtil est un papillon ubiquiste, en gros, cela veut dire qu'on le trouve quasiment partout... Il est effectivement très courant car sa chenille se nourrit de poacées, c'est à dire les graminées qui sont les plantes les plus répandues. C'est plutôt un papillon d'été qui hiverne sous forme larvaire. Les mâles (dessus des ailes marron) éclosent les premiers et s'accouplent avec les femelles (dessus des ailes marron et jaune) dès qu'elles pointent le bout de leur trompe. Les premiers mâles ont maintenant tendance à éclore fin mai avec deux semaines d'avance sur leurs habitudes d'il y a trente ans, preuve s'il en est d'un réchauffement global progressif (source : Bourgogne Franche-Comté Nature).

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 Pararge aegeria
 
Le tircis est encore plus courant que ses camarades cités ci-dessus et c'est aussi dû au fait que ses plantes hôtes sont partout comme les poacées y compris le chiendent. Très courant en lisière de forêt, il s'observe aussi dans les jardins et les parcs d'avril à octobre (trois générations). Le mâle a un comportement territorial et monte la garde sur son petit domaine alors que la femelle passe son temps à... papillonner. Les mâles défendent âprement leur zone, n'hésitant pas à se battre pour chasser les importuns. Une étude de l'Université de Lyon a permis de prouver que plus le territoire d'un mâle est grand et éclairé, plus il avait de chances de s'accoupler car cela lui permettait de mieux repérer ces dames.

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Aglais io

Le paon du jour est aussi beau que répandu, sa chenille vit elle aussi sur les orties et l'adulte butine toutes les fleurs qu'il rencontre. Les ocelles de ses ailes sont censés effrayer les éventuels prédateurs et, si cela ne suffit pas, il replie ses ailes, montrant des couleurs brunes qui se fondent facilement dans le décor. C'est un papillon trogloxène qui n'hésite pas à se reposer ou hiverner dans des cavités naturelles ou artificielles (grottes, cavernes, mines, tunnels...).

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Pieris brassicae
 
La piéride du chou est ce papillon blanc à revers jaunâtres dont la chenille se nourrit de chou (quelle surprise !) mais aussi de capucine. L'espèce n'est pas menacée et résiste plutôt bien à la pollution générée par l'homme. Heureusement pour les amateurs de chou, la population de piérides est régulée par plusieurs petits parasites hyménoptères ou diptères qui pondent leurs œufs dans les chenilles qui sont ensuite dévorées par les larves. Ces parasites maintiennent ainsi un équilibre naturel qui empêche l'espèce de trop se développer. Et en plus, ça ne pollue pas !

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Iphiclides podalirius

Le flambé est un grand et magnifique papillon. Malheureusement, le seul  spécimen que j'aie pu photographier dans mon jardin avait beaucoup vécu et l'on observe mal ses deux longues queues et son bel ocelle coloré. Je ne vais pas me plaindre car ce papillon est thermophile et est assez rare dans le nord. Pour tout dire, celui-ci est le premier que je vois dans ma région. Par contre, j'en ai observé pas mal dans les Alpes où ils font du "hill toping", pratique consistant à se regrouper en masse au sommet de collines pour pratiquer la sexualité de groupe avant de redescendre pour vaquer à d'autres occupations. Sa chenille se nourrit généralement sur des arbres fruitiers.





 
 


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CENT MÈTRES CARRÉS : MES COLÉOPTÈRES (III)

Par Le Lutin d'Ecouves - 13-01-2020 15:37:27 - 2 commentaires

Cette série de billets a pour but de faire un catalogue forcément incomplet des arachnides et insectes photographiés par mes soins dans mon petit jardin urbain d'Alençon de seulement 100 m². J'avais déjà commis un billet en 2017 mais je m'étais arrêté à 100 spécimens alors que chaque année m'apporte de nouvelles surprises ; de plus, ce billet ne comportait que des photos. Ce  petit hobby scientifique m'a beaucoup appris, entre autres que, pour qui sait regarder, la beauté de la nature est infinie. J'estime l'identification des espèces exacte à 95%. Que les spécialistes pardonnent mes éventuelles erreurs et qu'ils m'en fassent part que je les rectifie.

Coléoptères (3ème partie)

Melolontha melolontha

Voici le seul hanneton commun que j'ai pu photographier en dix ans dans mon jardin. Dans mon enfance, cet insecte était bien connu des enfants qui jouaient volontiers avec ces animaux qui, après avoir passé trois années à grignoter les petites racines (radicelles) dans le sol, sortaient par milliers au printemps et quand je dis par milliers, il faudrait dire par millions ou même par milliards si l'on en croit "L'Année Scientifique et Industrielle de 1888" relatant le "Hannetonnage" des enfants des écoles chez mes voisins mayennais d'Ernée (texte édifiant à voir sur Insectes.net). Le DDT puis d'autres peu sympathiques produits tchernobyliens ont ensuite remplacé les petites mains pour faire presque disparaître cet insecte qui avait le tort d'être incroyablement prolifique, entraînant par là-même dans l'abîme tout un tas d'autres espèces d'insectes ainsi que les oiseaux qui s'en nourrissaient. Même si l'on ne peut ignorer les dégâts des hannetons (avec 50 larves au mètre carré, plus grand chose ne pousse), traiter ainsi les sols revient à vouloir régler le problème de la petite délinquance en employant des bombes au napalm. Donc, si vous trouvez des larves de hanneton en bêchant votre jardin, prélevez-les à la main et mettez-les chez votre voisin qui, de toute façon, a un jardin plus moche que le vôtre. Ou alors, exposez les larves à l'air libre dans un récipient où les oiseaux viendront se servir.
Attention, si vous trouvez des vers blancs dans votre compost, ce sont des larves de cétoines qui sont utiles à ce même compost.
 
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 Trichius fasciatus

Autre scarabéidé, la trichie fasciée (Bee beetle en anglais) ne pose par contre aucun problème pour le jardinier car sa larve se développe dans le bois en décomposition quant aux adultes, ce sont des butineurs (un peu brouteurs quand même...) participant comme les abeilles à la pollinisation des fleurs. 

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Lucanus cervus

Le lucane cerf-volant est le plus grand insecte européen, du moins le mâle (souvent 8 cm) car la femelle est nettement plus petite et ne comporte pas ces imposantes mandibules qui pourtant ne causeront pas de dégâts à vos mains si vous vous saisissez du mâle alors que celles de la femelle, plus modestes mais bien acérées, peuvent pincer jusqu'au sang. En fait, les grands attributs du mâle lui servent à la castagne car ces messieurs se battent comme des chiffonniers pour la possession des femelles. La plupart du temps, ces bagarres se soldent surtout par des rayures sur la carrosserie et peu de blessures à part d'amour-propre en ce qui concerne les vaincus.

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 Clytus arietis
 
Passons aux Cérambycidés, ces insectes longicornes. Le clyte bélier a un petit air de guêpe mal imitée mais il est totalement inoffensif. Les larves se développent dans du bois mort  et les adultes se nourrissent de nectar et de pollen. 
 

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Agapanthia cardui

Chez l'agapanthie du chardon, c'est le mâle qui est nettement plus petit que la femelle (ce qui est très fréquent chez les insectes sauf chez le lucane). La femelle de ce longicorne pond dans les tiges des chardons où les larves se développent. L'espèce apprécie aussi les marguerites et les mélilots.
 
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 Brachyleptura fulva
 
Le lepture fauve se rencontre plutôt dans les bois où se développent ses larves mais les adultes lors de leur courte vie (deux à trois semaines) voyagent assez pour arriver chez moi où ils se nourrissent de nectar et de pollen. 
 
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 Stictoleptura rubra
 
Autre longicorne très proche du précédent, le lepture rouge pond ses œufs dans du bois mort de conifères. Le pronotum (plaque au-dessus du thorax) du mâle est noir et celui de la femelle est rouge. On a donc droit à une dame sur la photo.

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Oedemera podagrariae
 
L'œdémère ochracé (famille des oedeméridés) se trouve souvent sur les ombellifères mais il ne dédaigne pas mes chardons bleus. Comme pour les cérambycidés, les adultes se nourrissent sur les fleurs et les larves dans le bois mort. Imaginez l'état d'encombrement des forêts si toutes ces espèces d'insectes aidant à la décomposition du bois n'existaient pas !

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Rhagonycha fulva
 
Malgré la ressemblance avec les oedeméridés, le téléphore fauve fait partie d'une autre famille, celle des cantharides. Le téléphore fauve se nourrit de petits insectes et de pollen (il participe donc à sa dispersion et à la pollinisation comme de très nombreux insectes) sa larve vit au sol et se nourrit aussi de petits insectes et de jeunes escargots. Le jardinier y voit là une certaine utilité !
 
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Lagria hirta

Les ténébrions sont une vaste famille de coléoptères dont le plus connu est le ténébrion meunier dont la larve est le ver de farine. La larve de la lagrie hérissée se contente de consommer des végétaux en décomposition, surtout les feuilles mortes. Les adultes se nourrissent essentiellement de pollen et de nectar. 

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 Otiorhynchus armadillo

Terminons par les curculionidés ou charançons dont il existe 1500 espèces en France. Ce sont des polyphages peu aimés des jardiniers mais ils sont si mignons que je me garderai bien de leur faire du mal. Celui-ci ne semble pas avoir de nom vernaculaire.

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Lixus angustatus

Le charançon de la mauve se nourrit sur cette belle plante qui ne pousse pas dans mon jardin. Je suppose que ce spécimen (c'est une femelle, ça se voit à sont rostre noir) était de passage.









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BILAN ANNUEL

Par Le Lutin d'Ecouves - 31-12-2019 16:36:21 - 9 commentaires


Une fois n'est pas coutume, après 25 ans de course à pied, je m'amuse pour cette année 2019 à faire un petit bilan chiffré, histoire de voir où mes pieds m'ont mené...
 
D'abord les données brutes fournies par mon GPS :
 
 
On remarquera le nombre d'activités supérieur d'une unité au nombre de jours de l'année. En fait, à part exception, je ne fais aucun sport le lundi, j'ai donc parfois deux activités par jour, souvent marche nordique + course à pied.
 
La répartition :
 
Course à pied : 250 activités pour 3605,99 km
 
Marche nordique : 116 activités pour 1097,78 km

(Dénivelé total : 68 081 m)
 
 
Bilan physique :

Aucune blessure cette année ; de plus, mes hallux valgus (déformation des bases des deux gros orteils) m'ont enfin laissé tranquille : merci à Katia qui m'a appris de savants bandages des pieds à effectuer quand l’inflammation se pointe et merci à moi pour avoir toujours refusé l'opération des pieds en partant du principe qu'un lutin, ça ne s'ouvre pas (ou alors aux autres...).

Toujours au niveau physique, même si la forme était moyenne en début d'année, elle n'a cessé de s'améliorer une fois que j'ai trouvé un équilibre d'entraînement entre 75 et 100 km par semaine (avec un pic à 120) répartis entre 70% de course et 30% de marche.

Bilan compétitions :
 
Au niveau compétitions, j'en suis certainement à mon niveau le plus modeste avec 19 épreuves (à 50 ans, j'en courais le double) : 7 cross, 7 trails (dont un de 64 km), 4 courses sur route (dont un marathon et un 100 km) et un 24 H dans lequel j'ai battu mon modeste record de distance avec 127,73 km. Le total des kilomètres en compétition étant de 503,49 km. Au niveau performances, l'érosion prévue se poursuit et je peux maintenant juste espérer 45 min sur 10 km et 3h45 au marathon. Par contre, je n'ai rien perdu sur les 100 km de Millau en 5 ans puisque mon chrono 2019 est le même que celui de 2014. 
La nouveauté en compétition, c'est que, en allant un peu moins vite, je termine chaque fois assez frais comme à Millau où je suis reparti à mon gîte à pied ou au Trail des Châteaux de la Loire lors duquel j'ai maintenu un rythme de 9 km/h du début à la fin.

Entraînement

La semaine type hors compétition :
Lundi : Je m'occupe de mes petites-filles en compagnie de mon épouse pendant que leurs parents font du sport.
Mardi : Sortie jogging avec des membres du tennis-club d'Alençon. Comme ce sont des bourgeois, je fais profil bas et ne joue pas au lutin.
Mercredi : AS21 avec Katia : 3,5 km d'échauffement, entre 5 et 8 X1000 m à 13 km/h sur piste puis 3,5 km de retour au calme.
Jeudi : Fractionnés sur piste avec les copines : 3,5 km cool puis la fête entre 15 et 18 km/h puis 3,5 km re-cool. Ce qui est nouveau ici, c'est que je m'astreins à limiter la vitesse maximum à 17/18 km/h et même souvent de me contenter de 16 à l'heure contrairement aux 20 km/h d'il y a quelques années ; j'évite ainsi les blessures et de la fatigue musculaire, ce qui me permet de démarrer l'entraînement suivant moins de 12 heures après celui-ci.
Vendredi : Entre 2 et 3 h de trail en Ecouves seul le matin. Marche nordique 2h00 avec la FSGT l'après-midi.
Samedi : Marche Nordique 2 à 3h00 avec mon épouse et des copains et copines (surtout des femmes) en Ecouves.
Dimanche : 1h30 de trail en Ecouves avec mon épouse et des copines puis 1h00 de plus seul.
 
 
J'ai 64 ans dans pile 10 jours et je vais devoir chaque année adapter mes activités à l'usure du temps. Ce bilan peut à certains paraître déraisonnable mais il est le fruit de l'expérience de 25 années de course à pied (après 25 années de Judo) mais aussi de ma pratique d'entraîneur bénévole de copines, ce qui m'a obligé à réfléchir sur les dangers et les bienfaits du sport, les seconds l'emportant largement sur les premiers.


 Bonne année 2020 !
 
 
 
 

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DOUZE VISIONS AVEC OU SANS COULEURS

Par Le Lutin d'Ecouves - 23-12-2019 19:51:23 - 6 commentaires

Rétrospective 2019

Quand je me suis mis à choisir ces douze images tirées de mon blog photo ou de mon Flickr illustrant l'année qui s'achève, j'ai été surpris de constater la quasi fuite de la couleur au profit de l'expressivité. Deux de mes choix sont pris au téléphone portable et deux autres par un vieux compact Canon oublié au fond d'un tiroir. Comme quoi, la technique ne fait pas tout...
 
(En cliquant sur les photos, vous pouvez les voir en plus grande définition.)

Janvier
 
 
Ecouves à nouveau. J'ai pris l'habitude de courir seul chaque vendredi matin. Je traverse une futaie en pente peu accessible aux humains mais praticable pour les lutins. Le ciel encombré jusqu'ici s'étire comme un drap de papier et me livre quelques minutes azurées.
 
Compact Sony DSC-TX30
 
Février
 
 
Tonton Gilles m'a offert un trépied pour mon anniversaire et entend m'apprendre à m'en servir. Nous allons dans la cour carrée de l'ancien collège de Jésuites d'Alençon et nous faisons une séance à la tombée de la nuit. Huit secondes de pose pour l'appareil et trois secondes pour moi. Cela me permet de jouer au fantôme sur ce cliché. J'ai appelé cette photo : "Le Passe-Muraille".

Hybride Panasonic DMC-G80
 
Mars
 
 
Mon ami le Mustang nous a quittés quatre semaines auparavant. Chaque vendredi en Ecouves, je pense à lui lors de mes longues galopades solitaires. Alors que je cours parmi une parcelle de sapins pectinés, la brume se déchire soudain et le soleil m'offre un spectacle dont la magie vaut mille et mille paroles de consolation. J'aurais aimé que tu sois là...

Compact Canon PowerShot D20

Avril


Nous revenons d'Ecouves après une séance de marche nordique ; pénétrant dans Alençon par le nord, nous essuyons des giboulées puis le miracle renouvelé de l'arc-en-ciel survient au niveau de l'hippodrome. Je n'ai que mon petit Canon compact et je prends une photo qui révèle bien ses limitations mais aussi son charme. Le contraste entre l'intérieur et l'extérieur de l'arc est saisissant et le cadrage presque miraculeux. Le hasard fait parfois bien les choses.


Compact Canon PowerShot D20

Mai


Une de mes passions est la photographie d'insectes. Ce petit charançon (Lixus angustatus) a bien voulu me faire une séance de pose en prenant une série d'expressions intéressantes. J'ai choisi ce cliché pour sa précision et le bokeh rappelant les couleurs du premier plan. 

Hybride Panasonic DMC-G80
 
Juin
 
 
S'il est expert en physique relativiste et en cinéma muet, mon ami Brain n'est pas un  bricoleur performant et je l'aide à aménager son nouvel appartement en centre-ville. Après les tringles à rideaux, je m'attaque aux luminaires. L'animal a du goût et cette suspension mérite que je la fixe avec soin. Je sors mon téléphone portable. Pureté des lignes, monochrome involontaire, ce sera ma photo du mois.

Téléphone portable Huawei MYA-L11
 
Juillet
 
 
Je ne m'en lasse pas ! L'eumène est pour moi la plus belle des guêpes. Cette femelle illustre bien l'expression "Avoir une taille de guêpe". Le bokeh met à nouveau en valeur cet imposant quoique pacifique insecte témoin du réchauffement climatique.
 
 Hybride Panasonic DMC-G80
 
Août
 
 
Nouvel exercice de style, je suis en cours avec Tonton Gilles. Nous faisons une séance sur les reflets. Les gens doivent se demander ce que nous faisons collés aux vitrines l'appareil photo vissé au visage... La lumière brutale d'août brouille le discours, la photo sera en noir et blanc.

Hybride Panasonic DMC-G80
 
Septembre
 
 

Les Causses offrent des paysages magnifiques et Millau est une ville exotique pour des Normands tels que nous mais ce jour est nuageux et d'ailleurs, j'ai laissé mon appareil photo au gîte. Josette avise un atelier d'artisan, véritable foutoir surréaliste. La fille de menuisier se hausse légèrement pour observer les machines dont elle connaît le nom. Je sors mon téléphone portable. Cette rue me fait penser aux années 60 de mon enfance, mon épouse apporte une touche de couleur bienvenue dans ce monde figé dans un passé monochrome. De part et d'autre du soupirail, quelques plantes ponctuent la scène.
 
 Téléphone portable Huawei MYA-L11
 
Octobre
 
 
 La rue de la Levrette à Alençon. Je demande à Tonton Gilles de poser pour moi. Je m'accroupis et joue avec le contraste. Plusieurs allers-retours seront nécessaires pour obtenir ce résultat. Mon petit Sony RX100 révèle à nouveau son étonnante précision. Pas besoin de couleur.

Compact Sony DSC-RX100M3
 
Novembre
 
 
Honfleur est un magnifique port normand mais il tombe des cordes, que dis-je des câbles. Nous avons loué une sorte de loft meublé résolument moderne. J'ai amené mon trépied, ce qui me permet de faire de la pose longue et ainsi ne pas figurer dans le reflet. Le lendemain, je ferai une belle photo d'heure bleue sur le port mais ce cliché géométrique aura ma préférence.

Hybride Panasonic DMC-G80
 
Décembre
 
 
Il pleut sans presque discontinuer depuis octobre. Même en Normandie, on n'a jamais vu cela. J'appelle Tonton Gilles au secours : "Je n'ai rien réussi de probant ce mois-ci. Si tu ne m'aides pas, je n'aurai pas pour décembre de cliché présentable pour ma rétrospective annuelle." Une éclaircie, nous partons pour une séance à la tombée de la nuit. Nous longeons la Sarthe qui est sortie de son lit. Tonton Gilles voit un personnage marcher en contre-jour sur le pont. Il shoote et me montre sa photo. Sans honte, je lui demande de marcher sur le même pont pour copier son cliché très réussi. Il s'exécute de bonne grâce. L'homme au chapeau a toujours été photogénique.

Hybride Panasonic DMC-G80
 
 

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CENT MÈTRES CARRÉS : MES COLÉOPTÈRES (II)

Par Le Lutin d'Ecouves - 19-12-2019 17:13:24 - 5 commentaires

Cette série de billets a pour but de faire un catalogue forcément incomplet des arachnides et insectes photographiés par mes soins dans mon petit jardin urbain d'Alençon de seulement 100 m². J'avais déjà commis un billet en 2017 mais je m'étais arrêté à 100 spécimens alors que chaque année m'apporte de nouvelles surprises ; de plus, ce billet ne comportait que des photos. Ce  petit hobby scientifique m'a beaucoup appris, entre autres que, pour qui sait regarder, la beauté de la nature est infinie. J'estime l'identification des espèces exacte à 95%. Que les spécialistes pardonnent mes éventuelles erreurs et qu'ils m'en fassent part que je les rectifie.

Coléoptères  (2ème partie)
 
  Clytra laeviscula

Commençons la famille des chrysomélidés par le clytre du saule. Cet insecte ressemblant à une coccinelle allongée a une façon bien à lui d'élever ses enfants : la femelle entoure ses œufs de ses propres excréments et de sécrétions diverses puis les dépose à proximité d'une fourmilière. Les fourmis qui n'y voient que du feu utilisent ces œufs comme matériau de construction. Les larves de clytre, à leur éclosion, vont ensuite se nourrir de ce qu'elles trouvent sur place comme des œufs ou des larves de fourmis.
 
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Chrysolina herbacea

Petit bijou aux reflets métalliques, la chrysomèle de la menthe vit et se reproduit dans des massifs de menthe que nous entretenons exprès pour ce petit dévoreur insatiable qui nous en laisse quand même un peu... Certains individus ont des reflets bronze. 

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 Chrysolina bankii
 
La chrysomèle de Banks est un peu plus grosse que la précédente et peut aussi se nourrir de la menthe ou même d'orties. Chez moi, elle préfère la mélisse qui se trouve juste à côté du massif de menthe.

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Chrysolina americana
 
La chrysomèle américaine est aussi appelée chrysomèle du romarin mais je la trouve essentiellement sur ma lavande. Son appellation "américaine" est due à une erreur du grand naturaliste Linné, l'animal est bien autochtone et a depuis longtemps trouvé un équilibre naturel avec les plantes dont il se nourrit, ne causant que des dégâts limités.

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Leptinotarsa decemlineata

Ce chrysomélidé est, lui, bien d'origine américaine, du Colorado exactement. Le doryphore s'y nourrissait de morelle rostrée quand on introduisit la pomme de terre dans sa région vers 1850. Tout comme le Belge adopta la frite, le doryphore raffola de la pomme de terre et se mit à suivre sa progression dans tout le pays. Il attendit la Première Guerre Mondiale pour franchir l'Atlantique et, contrairement à ce qu'on croit, il n'est aucunement responsable de la famine de 1845-1852 en Irlande qui fit un million de morts (les deux responsables furent le mildiou et le gouvernement ultra-libéral de John Russell qui était un fervent adepte du laisser-faire en économie). Cela dit, le doryphore fit bien des ravages dans les années 1940 dans notre pays. A cette époque, on employait parfois les enfants des écoles (comme ma maman) pour ramasser ces insectes à la main (c'est facile et efficace). A noter que nos amis Allemands se livrant à l'époque à des réquisitions de nourriture sur le dos des Français eurent droit au sobriquet de "doryphores". Depuis, la lutte chimique s'est avérée un peu trop efficiente car ce bel insecte se fait nettement plus rare dans les jardins.

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Crioceris lilii
 
Ce petit bijou de criocère du lys passe son temps à copuler et à manger. Et pas qu'un peu, vos beaux lys peuvent être ratiboisés en peu de temps par cet insecte et ses larves qui, pour être plus discrètes que l'adulte, se dissimulent sous leurs propres excréments. Cet insecte étant fort beau, je conseille de n'en garder que quelques spécimens et de prélever les autres à la main pour mettre un maximum d'adultes chez le voisin.
 
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 Gastrophysa polygoni
 
Autre chrysomélidé très proche, la gastrophyse de la renouée est bien mieux vue que le criocère du lys car elle s'attaque à des plantes considérées comme des mauvaises herbes ou même invasives comme la renouée du Japon. 

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Cetonia aurata

La cétoine dorée fait partie d'une autre famille que les chrysomèles même si sa jolie couleur métallique peut faire penser à ces derniers. C’est un gros insecte au vol bruyant totalement inoffensif car surtout polliniphage ce qui en fait par conséquent un pollinisateur très efficace car il va de fleur en fleur pour se nourrir. Ses larves ressemblent à celles du hanneton et les ignorants les suppriment alors que ces larves ne se nourrissent que de débris et sont très utiles à l'élaboration de votre compost.

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Oxythyrea funesta
 
La cétoine grise appelée parfois "drap mortuaire" est couverte de poils qu'elle perd au fur et à mesure de sa vie pour finir entièrement lisse. Elle se nourrit surtout de fleurs mais ses dégâts restent limités.
 
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 Valgus hemipterus
 
La cétoine punaise se nourrit d'ombellifères et pond ses œufs dans du bois mort où ses larves se développent.

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Voilà pour les chrysomèles et les cétoines mais la grande famille des coléoptères est vaste et il reste encore un gros chapitre à parcourir...
 


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CENT MÈTRES CARRÉS : MES COLÉOPTÈRES (I)

Par Le Lutin d'Ecouves - 27-11-2019 17:28:13 - 8 commentaires

Cette série de billets a pour but de faire un catalogue forcément incomplet des arachnides et insectes photographiés par mes soins dans mon petit jardin urbain d'Alençon de seulement 100 m². J'avais déjà commis un billet en 2017 mais je m'étais arrêté à 100 spécimens alors que chaque année m'apporte de nouvelles surprises ; de plus, ce billet ne comportait que des photos. Ce  petit hobby scientifique m'a beaucoup appris, entre autres que, pour qui sait regarder, la beauté de la nature est infinie. J'estime l'identification des espèces exacte à 95%. Que les spécialistes pardonnent mes éventuelles erreurs et qu'ils m'en fassent part que je les rectifie.
 
 
Coléoptères (1ère partie)
 
Pour ceux qui auraient oublié la leçon de choses de la septième, euh... du CM2, les coléoptères sont ces insectes qui ont les ailes protégées par des élytres. Le terme vient du grec "koleos" désignant le fourreau de l'épée mais aussi, par analogie, un des mots désignant le vagin, les conducteurs de SUV Renault apprécieront.

On va commencer par la famille des coccinelles dont je n'aurais pas imaginé la variété avant de me pencher sur le sujet.

Coccinella septempunctata
 
A tout seigneur tout honneur, la terrible coccinelle à sept points, l'Attila des pucerons. Au sortir de l’œuf, elle ressemble à ça :
 
 

Et "ça" c'est une larve tellement vorace que quand elle est en manque de pucerons, elle n'hésite pas à manger ses petites sœurs de taille inférieure ou encore dans l’œuf. Faut pas se gêner d'autant plus qu'elle est la seule à digérer ses congénères (en dehors d'Harmonia la coquine) car les autres animaux hésitent à boulotter de la coccinelle sous la forme œuf, larve ou adulte car elle contient un dangereux alcaloïde (coccinelline) qui dissout instantanément l'intérieur du puceron quand il est mordu mais qui donne aussi cet horrible goût amer* à l'insecte quand il est ingéré. L'oiseau qui a mangé une coccinelle s'en souvient toute sa vie et ne recommence plus, averti qu'il est par la couleur rouge de l'animal qui est un signe naturel de danger.


Eh bien, elle n'est pas rouge la coccinelle quand, après métamorphose, elle sort de sa nymphe mais rassurez-vous, en quelques heures elle passe du jaune au rouge pendant que des points noirs apparaissent sur ses élytres.

*Je confirme, j'ai goûté.

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Adalia bipunctata

Un tiers plus petite que sa cousine à sept points, la coccinelle à deux points est elle aussi une grande consommatrice de pucerons. Malheureusement pour elle, l'introduction des coccinelles asiatiques en Europe a considérablement réduit sa population et dans certains pays comme en Angleterre, son effectif a déjà été réduit de moitié.
 
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 Harmonia axyridis

La voilà justement la coupable ! Ce que vous voyez sur la photo n'est pas une fornication contre nature mais bien un accouplement de deux spécimens de la même espèce : la coccinelle asiatique. Les Américains la nomment "coccinelle arlequin" à cause de sa grande diversité de couleurs. Elle est de grande taille, semblable à notre coccinelle à sept points et est largement aussi vorace, tellement vorace qu'elle n'hésite pas à manger ses consœurs européennes quand elles sont à l'état de larves ; ce qui n'est pas réciproque, la larve d'harmonia axyridis étant hérissée de piquants et bourrée de défenses chimiques. De bonnes âmes voulant limiter le recours aux pesticides contre les pucerons avaient trouvé malin d'introduire massivement cette goinfre au début des années 80. Résultat : elle met en danger les coccinelles indigènes en créant un déséquilibre écologique. Le phénomène est d'ailleurs mondial car l'introduction de notre gentille coccinelle à sept points alliée pour une fois à la coccinelle asiatique a réduit d'au moins 60% la population de coccinelles à bandes transversales indigènes des Etats-Unis et du Canada. Comme quoi on est toujours l'envahisseur de quelqu'un...

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Hippodamia variegata

La coccinelle des friches est une petite espèce de la taille de la coccinelle à deux points et elle a le même régime alimentaire (pucerons, cochenilles) qu'elle peut diversifier en consommant du pollen ou du miellat.

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Propylea quatuordecimpunctata
 
La coccinelle à damier, elle aussi de petite taille, est appelée comme cela car, parmi l'importante variété de formes, elle peut présenter des taches presque rectangulaires. Très présente dans les herbacées (ortie, berce, armoise etc...), c'est aussi une grande consommatrice de pucerons. C'est une espèce très prolifique qui produit deux générations par an.

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 Coccinula quatuordecimpustulata
 
Elle aussi est censée avoir 14 points mais c'est la coccinule à quatorze taches qui n'est semble-t-il pas renseignée dans ma région. Elle mange des pucerons comme tout le monde, enfin presque...
 
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 Platynaspis luteorubra
 
La coccinelle fulgurante est très petite (3mm) et couverte de fins poils ce qui lui donne un aspect duveteux. Sa biologie est peu connue mais on sait qu'elle se nourrit de pucerons. Sa présence dans mon jardin est une énigme car c'est une espèce de prairies et de bords d'étangs.
 
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Henosepilachna argus

Toutes les coccinelles ne se nourrissent pas de pucerons, la coccinelle de la bryone est une espèce phytophage (qui mange des végétaux)  que l'on a des chances de trouver sur les cucurbitacées mais qui a été attirée en l'occurrence par mon chardon bleu qui diffuse une légère odeur de cadavre. La bryone étant une plante hautement toxique, je déconseillerais la consommation de cette coccinelle...

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Psyllobora vigintiduopunctata

La petite coccinelle à 22 points est mycétophage (qui mange des champignons), elle se nourrit essentiellement des champignons responsables de l'oïdium, maladie des plantes due à l'humidité.
 
 
 


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CENT MÈTRES CARRÉS : MES ARACHNIDES

Par Le Lutin d'Ecouves - 09-11-2019 13:07:58 - 6 commentaires

Cette série de billets a pour but de faire un catalogue forcément incomplet des arachnides et insectes photographiés par mes soins dans mon petit jardin urbain d'Alençon de seulement 100 m². J'avais déjà commis un billet en 2017 mais je m'étais arrêté à 100 spécimens alors que chaque année m'apporte de nouvelles surprises ; de plus, ce billet ne comportait que des photos. Ce  petit hobby scientifique m'a beaucoup appris, entre autres que, pour qui sait regarder, la beauté de la nature est infinie. J'estime l'identification des espèces exacte à 95%. Que les spécialistes pardonnent mes éventuelles erreurs et qu'ils m'en fassent part que je les rectifie.
 
Arachnides
 
Parents pauvres de ma collection, les araignées méritaient cependant de débuter cette série de billets. Celles présentées ici ne sont qu'une partie des individus parcourant mon jardin car il m'est difficile de photographier au ras du sol la quantité d'araignées coureuses qui galopent dans la précipitation ainsi que celles qui passent la journée cachées dans un trou sombre.
 
Araneus diadematus
 
L'épeire diadème, facilement reconnaissable à sa croix sur le dos est la reine du jardin sur lequel elle règne littéralement en septembre et octobre au grand dam des insectes qui se prennent dans sa magnifique toile à la géométrie parfaite. En fin de saison, elle peut être énorme et impressionne les petites âmes qui ignorent qu'elle est inoffensive pour l'homme qui peut la prendre dans sa main sans crainte.
 
 Nid d'Araneus diadematus.
 
La ponte de cette épeire donne ensuite lieu à un petit nid constitué de plusieurs centaines de petites araignées qui restent regroupées jusqu'à ce qu'elles prennent leur indépendance en émettant chacune un fil qui, en augmentant leur prise au vent les fait s'envoler au hasard. Qui n'a jamais vu ces fils se promener dans l'air par beau temps ? On appelle ce type de migration : le ballooning.
 
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 Araneus quadratus
 
L'épeire carrée est reconnaissable aux quatre points qu'elle possède sur le dos (non visibles sur cette photo), sa couleur est très variable. Elle ne rentre pas en concurrence avec sa cousine diadematus car sa toile se situe plus près du sol, l'épeire carrée étant spécialisée dans la capture d'insectes sauteurs comme les criquets, ce qui ne l'empêche pas de consommer tout insecte volant faisant du rase-mottes. En fin de saison, elle devient énorme et peu peser le poids d'une dizaine d'abeilles. Au moment de la ponte, elle perd un tiers de son poids.
 
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 Arianella cucurbitina
 
Plus discrète, l'épeire concombre se fond dans la végétation grâce à sa couleur qui s'adapte parfaitement à la végétation environnante. les adultes possèdent cependant une tache rougeâtre à la base de l'abdomen qui permet de les identifier avec certitude. Comme les autres épeires, elle est parfaitement inoffensive et fort utile au jardin, limitant par sa présence le nombre d'insectes ravageurs.

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 Argiope bruennichi
 
Nouvelle venue en 2019, l'argiope frelon (ou épeire fasciée) était commune jusqu'ici au sud de la Loire, je l'ai cependant vue en bord d'étangs ou de cours d'eau. C'est la première fois que j'en vois une en ville. C'est la plus belle de mes araignées, elle est très imposante et très inoffensive malgré son nom inquiétant. Les abeilles qui volent trop bas et qui se prennent dans sa toile ne sont pas du même avis. Sa toile comporte une particularité peu visible sur ce cliché, une sorte de zigzag en haut et en bas de l'axe vertical : le stabilimentum. Comme beaucoup d'araignées, elle pratique le cannibalisme sexuel mais les mâles ne se laissent pas faire et abandonnent une grande partie de leurs organes sexuels lors de l'accouplement histoire de partir plus vite ; cela a aussi l'avantage de gêner l'éventuelle fécondation par d'autres mâles car cette ogresse pratique aussi la polyandrie.
 
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 Enoplognatha ovata

Le théridion ovoïde est de couleurs et dessins très variables allant du blanc au jaune avec des bandes rouges ou des points aux formes et teintes diverses. Sa forme et les deux anneaux aux tibias avant sont par contre communs à tous. Il chasse près du sol en tissant une toile assez sommaire et se cache dans une feuille qu'il a roulée pour se faire un abri.


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Misumena vatia
 
Coucou, tu m'as pas vue ! La Thomise variable ou araignée crabe est un as du camouflage, pouvant être blanche, rose, vert pâle avec ou sans dessins. pour les insectes butineurs, elle est très difficile à repérer. Une fois pris dans l'étau de la Thomise, le butineur n'a aucune chance car son baiser venimeux est mortel et il dissout l'intérieur de l'insecte que l'araignée aspire avec volupté comme nous le faisons d'un cocktail pris au soleil :


Bisou !
(Photo prise à Trébeurden)
 
Rassurez-vous, ses chélicères  sont bien trop fins pour percer la peau humaine...

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Xysticus ulmi

Autre araignée crabe de la famille des Thomises, Xisticus Ulmi présente bien une variation de couleurs mais elle n'a pas les même talents de Misumena vatia en ce qui concerne le camouflage, ce qui ne l'empêche pas de chasser à l'affût et de s'attaquer à des proies parfois deux fois plus grosses qu'elle.

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Pisaura mirabilis

La pisaure admirable femelle peut atteindre une belle taille, c'est une araignée chasseuse au bel appétit, ce qui ne décourage pas le mâle qui, pour ne pas se faire bouloter, apporte une proie préalablement capturée et enrobée de soie à sa dulcinée. Pendant que madame déballe puis consomme son cadeau, le mâle dépose sa semence dans la femelle en utilisant ses pédipalpes, petites pattes qu'il a autour de la bouche, ce qui lui permet de partir vite en cas de danger sans laisser ses bijoux de famille comme cela arrive à l'argiope mâle car la pisaure femelle est aussi cannibale à l'occasion si le repas au restau ne lui a pas suffi. 

En quoi la pisaure est-elle admirable, me direz-vous ? Eh bien parce que c'est une très bonne maman qui tisse un cocon épais autour de ses 100 à 150 oeufs et qui veille admirablement sur sa progéniture en la transportant constamment avec elle, même pour chasser, ce qui est particulièrement épuisant.

Pas touche, c'est mes gamins !

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Carrhotus xanthogramma

Passons maintenant aux araignées sauteuses : la saltique orangée est une petite araignée pourvue d'une vision à 360 degrés qui bondit au moindre mouvement brusque ce qui la rend difficile à photographier de près. Sa capacité de saut lui sert aussi à tomber sur le râble de ses proies. La femelle est de couleur variable alors que le mâle présenté ici est toujours bien noir avec un abdomen orange.

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Heliophanus tribulosus

Bien que de couleur variable, Heliophanus tribulosus présente des joues rougeâtres (vérifiable en agrandissant la photo) et un liseré blanc autour de l'abdomen. Cette petite araignée sauteuse a une excellente vue, ce qui est une caractéristique commune chez les chasseuses alors que les araignées tisseuses de toiles sont bien souvent très myopes.

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Leiobunum rotundum

Passons maintenant aux cousins des araignées : les opilions ou faucheux. Le faucheur arrondi est particulièrement commun dans nos jardins. Ses longues pattes peuvent se détacher du corps en cas de danger mais ne repoussent pas. Il n'a ni venin ni glande à soie, il est omnivore et se nourrit de petits invertébrés vivants ou morts, de végétaux et de jus de certains fruits. 

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Dicranopalpus ramosus

D'abord documenté au Maroc, le Dicranopalpus ramosus est arrivé dans le sud de la France à la fin des années 60. Depuis 2004, on le trouve en Allemagne. C'est une des nombreuses espèces témoins d'un réchauffement climatique régulier à l'instar de certaines espèces d'insectes que je présenterai dans les billets suivants. La photo prise sur un muret de mon jardin ne rend pas justice à ses pattes qui sont bien plus longues, particulièrement la deuxième paire.





 

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MAIS POURQUOI EST-IL SI MÉCHANT ?

Par Le Lutin d'Ecouves - 29-10-2019 10:55:20 - Aucun commentaire

 

On peut vraiment se poser la question comme lors du Cross de Rânes : ICI.


UN MONDE 100 BORNES

Par Le Lutin d'Ecouves - 04-10-2019 22:18:45 - 4 commentaires

Un marathon et deux courses en côte, Millau c'est plus qu'un 100 km, c'est un voyage dans un monde sans limites...


Mon récit ICI.




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LES CAILLOUX C'EST PAS LE BAGNE

Par Le Lutin d'Ecouves - 17-09-2019 16:23:03 - Aucun commentaire

 

 

Le Lutin ne casse pas des briques et ne veut pas faire carrière mais quand il y a une course sympa parmi les cailloux et que c'est pas le bagne, il y va.

 

Le Récit de la Cailloutine ICI.

 

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