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Le Lutin d'Ecouves

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TOURS DE COCHON

Par Le Lutin d'Ecouves - 19-09-2016 15:09:42 - 1 commentaire

 

 

Damned, quel événement !

 

Le récit ICI.

 

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SEPT HAïKUS POUR CÉNERI

Par Le Lutin d'Ecouves - 14-09-2016 13:05:39 - 10 commentaires

 
 Falaise escarpée
Ses gardiennes, dards acérés
Mille ans souveraine

蜜蜂
 
 
 
 
 
Fortune, lune changeante
De nos larmes elle a besoin
Un été de feu
 
 車輪
 
 

 

 

Parsemé d'embûches
Sombre est le roi de la nuit
Où est la lumière ?
 

 

 

Ce monde en miroir
Ombres captives, chants figés
Le Temps effacé
 

 


Anciens bruits de forge
Arbre vorace, feux éteints
Tiens, un caillou bleu

鋼鉄

 
 
 
Modeste et grandiose
Dans les méandres du Temps
Doux chant de l'Ermite

仙人
 
 
 
 
 
Déesse de lumière
Venant d'un monde étranger
Flots et entrelacs

 
 
 
 

Photos prises en août-septembre 2016 à St Céneri-le-Gérei (Orne)
 

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DANS LE BAC À SABLE

Par Le Lutin d'Ecouves - 06-09-2016 12:40:21 - Aucun commentaire

Dessin Art Frahm

Le Lutin a pris sa pelle et son seau pour aller jouer dans les sables d'Agon-Coutainville. La Normandie, c'est bôôô !


Le récit ICI.

 

 

 

 

 

 

HUMOUR SIGNALÉTIQUE

Par Le Lutin d'Ecouves - 07-08-2016 19:33:57 - 5 commentaires

Vu à Radon au pied de la forêt d'Ecouves...
 

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L'ESPRIT FRANÇAIS 20

Par Le Lutin d'Ecouves - 25-07-2016 17:39:50 - 4 commentaires

Michel Corrette
1707-1795


Pour ce dernier épisode de l'Esprit français, nous allons nous lâcher un peu avec un concerto comique de Michel Corrette.
 
Michel Corrette fait partie de ces musiciens parisiens (Normand d'origine) hyperactifs que l'on rencontre à l'époque ; il est organiste dans plusieurs églises, éditeur de musique, organisateur de concerts et pédagogue reconnu. Son côté touche à tout et le fait qu'il soit à la mode irrite quelque peu certains contemporains qui n'hésitent pas à qualifier d'anachorètes (je vous laisse décrypter) les élèves de l'école de musique populaire que Corrette  a ouverte avec succès et qui comptera des centaines d'élèves.
 
A l'affût de nouveautés, le musicien est le premier à écrire sur l'exploit des frères Montgolfier (Cantate "Le globe volant") et son sens de l'adaptation lui permet de traverser les dures années de la Révolution sans encombre, composant même une jolie ariette sur l'air de "Ah, ça ira".
 
La curiosité tous azimuts de Corrette l'a amené à rechercher à produire tous types de sons pour tous types d'instruments, c'est pourquoi dans ses concertos comiques, il emploiera divers instruments comme la vielle à roue ou la musette plutôt réservées à la musique populaire (mais très à la mode dans la bonne société).

 Musette et vielle à roue
 
Parmi ces concertos comiques, j'ai choisi le plus célèbre "La servante au bon tabac" inspiré d'un thème fort connu (3ème mouvement) dans lequel les deux instruments populaires font un barouf du diable, occultant quelque peu les autres instruments dits "classiques". 

J'ai eu la chance d'assister au spectacle de ces concertos par l'Ensemble Stradivaria et j'ai pu constater que cette musique gaie et roborative avait une bonne influence sur les musiciens et le public qui échangeaient facilement et plaisantaient dans une ambiance détendue, ce qui n'est pas toujours le cas lors de concerts de musique "sérieuse" (hou le vilain terme !).

(Ref)
 

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Source principale : Texte de Philippe Le Corf
 

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LE DRAME DES VIEUX COUREURS

Par Le Lutin d'Ecouves - 05-07-2016 19:48:43 - 2 commentaires

 Photo Lydie et Christian Coulange


Ça devait arriver, avec l'âge, le Lutin perd la boule et il est obligé de courir avec son infirmière. Le lien du compte-rendu de ce triste événement ci-dessous :


10 km de Falaise



 

 

 

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BELLE-ÎLE EN JUIN

Par Le Lutin d'Ecouves - 27-06-2016 13:50:08 - 5 commentaires


Intense outremer
Émeraude et rochers noirs
 Une île au printemps
 
 
 
 
 
 Photos prises du 13 au 18 juin à Belle-Ile-en-Mer
 
Musique : Loreena McKennitt
 

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LE ZÈBRE À RAYURES ROUGES

Par Le Lutin d'Ecouves - 20-06-2016 14:03:31 - 13 commentaires

 Le problème quand on ne pèse que trente kilos à dix-douze ans, c'est qu'on n'est pas armé pour la grande confrontation entre primates qui démarre à cet âge-là. Que ce soit dans la cour du collège ou sur nos terrains de jeux habituels, la baffe ou le petit coup sec sur le dessus du crâne permettait aux plus robustes d'asseoir leur suprématie sur le groupe sans créer trop de dégâts ni faire trop de remous. En cette deuxième moitié des années soixante, la chose était tacitement établie et les adultes intervenaient peu dans nos conflits.

Il fallait finalement accepter cet état de fait si l'on ne dominait pas ses congénères de la tête et des épaules. Soit on s'alliait avec un balèze, ce qui n'était pas toujours possible, soit on essayait de ne pas se trouver tout en bas de la hiérarchie en distribuant plus de baffes qu'on en recevait.

J'avais réussi à m'intégrer dans une petite bande plutôt sympa composée de quatre membres et dirigée par Richard. Richard était le plus malin d'entre nous, ou le plus volubile, ou le plus sociable... en tout cas, c'est lui qui avait le plus de taches de rousseur. Le problème, c'est qu'il était aussi le plus trouillard, ce qui en faisait un sacré chef de bande à la petite semaine. Il suffisait que le bruit courre que la bande des Portugais tournait dans le coin pour que nous ne sortions pas de son immeuble.

Gilles lui, était costaud. Vantard aussi, mais costaud, enfin, il se portait bien comme on disait à l'époque. En fait, il ne savait pas se battre mais il avait d’autres qualités : dans sa cave, il y avait les bandes dessinées de son père, des bandes dessinées italiennes pour adultes dans lesquelles des héros appelés Diabolik ou bien Satanik faisaient le mal et s'en tiraient à chaque épisode malgré la présence de Gentils beaucoup moins doués que les Gentils actuels. Que les méchants gagnent à la fin nous importait peu, le principal intérêt de ces "Fumetti Neri" venait du fait que les méchants habillés en Fantômas spaghetti croisaient des jeunes femmes très peu habillées et même parfois nues sans toutefois que l'on distingue la moindre pilosité ni le moindre bout rose.

Michel était le plus gentil et le plus timide. Presque roux à la chevelure crépue, il avait aussi des taches de rousseur, une peau pâle et une grande taille. On l'aimait bien parce qu'il ne posait pas de problème, c'était un bon camarade plutôt bon élève et d'une grande douceur. Un jour, alors que nous nous livrions à un de nos jeux idiots consistant à se déculotter les uns les autres (en été, nous étions tous en short), nous nous étions aperçus que Michel n'avait pas la peau du bout. Il lui fallut certainement faire un gros effort pour nous expliquer, malgré sa timidité, que dans sa famille c'était normal et qu'en fait il s'appelait Mohamed. Ses parents l'avaient inscrit à l'école sous le nom de Michel pour qu'il s'intègre mieux, je suppose. En tout cas qu'il s'appelle Michel ou Mohamed, notre ami était bien trop pacifique pour impressionner quiconque malgré sa grande taille.

J'avais donc de bons copains, certes, mais ce n'était pas un gage de sécurité. Il me fallait me positionner dans la grande foire aux babouins pour ne pas me retrouver en bas de l'échelle. J'étais tout petit, plutôt rapide mais fort maladroit. Puisque mes camarades n'avaient pas les moyens de me protéger (Le terme "la bande à Richard" faisait plutôt rire), il me fallait ou me soumettre aux brimades des plus méchants ou trouver un moyen de me rebeller.

Dans une décharge, j'avais un jour trouvé une gaine en caoutchouc de câble téléphonique. Épaisse comme un pouce, elle faisait un mètre cinquante de long et était extrêmement souple. A l’époque, le héros en noir et blanc qui vidait les bas d'immeubles au profit des télés chaque jeudi en fin d'après-midi s'appelait Zorro... et il avait un fouet, chouette ! Après m'être exercé sur mon ours en peluche qui en avait vu d'autres, je sortis enfin équipé de ma gaine téléphonique enroulée à la main et attendis le premier petit imbécile qui viendrait me provoquer. Dans la cité, il ne fallait pas attendre longtemps et la première parole déplacée fut sanctionnée par un claquement qui laissa une marque bleu-noir sur le haut de la cuisse dudit petit imbécile.

Satisfait de mon équipement, je décidai de sortir avec le plus souvent possible et je constatai un progrès dans le comportement des autres : les plus agressifs devenaient méfiants.

Cela dit, je ne me faisais pas respecter pour moi-même mais parce que j'étais, en quelque sorte, armé. Si je montais de quelques crans au niveau de la hiérarchie simiesque, je descendais dangereusement au niveau réputation. Frapper les autres à distance n'était pas bien vu. J'avais la gaine mais pas le plaisir...

Que faire quand on n'a que des copains trouillards, un petit physique et pas de technique de combat ? Il me fallait trouver quelque chose d'original. (Bruce Lee, est arrivé bien plus tard, l'ablette qui met une toise au gros poilu de Chuck Norris aurait été mon héros N°1 !)

L'hiver précédent, j'avais expérimenté la fourchette, geste bien connu qui consistait à balancer deux doigts dans les yeux de l'adversaire. Efficace mais réversible et je n'avais pas forcément envie qu'on remette le couvert.

J'eus finalement l'idée lumineuse de me laisser pousser les ongles. J'ai toujours eu de beaux ongles bien durs dont je ne me servais jusqu'ici que pour me curer le nez. Je sais, griffer c'est un truc de filles mais avais-je le choix ?

C'était un après-midi d'août et l'atmosphère de la cité était à l'orage. A cette époque, les champs entourant les immeubles grouillaient d'enfants de tous âges. Alors que je m'occupais à dénicher des grillons en les chatouillant dans leur terrier avec une herbe sèche, un gamin de mon âge vint me chercher des noises. Peu aimable et facilement agressif, je l’envoyai aussitôt sur les roses. Il revint à la charge en me donnant des petits coups de poing sur le haut du crâne, chose que ces grands cons de cinquièmes faisait régulièrement subir aux sixièmes. J'en avais soupé toute l'année au collège, je n'allais pas me laisser faire. L'entrevue houleuse tourna à la bagarre et nous nous retrouvâmes bientôt au sol à rouler l'un sur l'autre. Ce crétin avait le dessus, étant plus lourd, et essayait de me plaquer les épaules au sol pour montrer qui était le plus fort à l'instar des catcheurs que nous adorions regarder à la télévision. Être bloqué sous quelqu'un de plus robuste me sembla tellement humiliant que je décidai d'employer l'arme atomique.

Les premières griffures lui firent lâcher une main puis l'autre. Dès que je fus dégagé, je m'employai à lacérer avec fureur chaque zone découverte de l'adversaire : visage, jambes et bras. Nous étions tous équipés de shorts courts (pléonasme) et de légers maillots de corps, ce qui laissait de la place à ce type d'agression. Tout cela fut réalisé avec une féline célérité et le bénéficiaire fila chez lui en couinant d'importance. Les autres enfants me regardaient d'un drôle d'air mais ne trouvèrent rien à redire.

Quand je rentrai dans mon appartement quelques temps après, je n'en dis rien à personne et allai dans ma chambre. La sonnette de la porte d'entrée finit par m'en extraire. Convoqué par ma mère, je découvris un spectacle cocasse : mon adversaire de la journée était accompagné de sa chère maman qui s'était appliquée à surligner chaque griffure avec du mercurochrome. Des pieds à la tête, il en avait bien une trentaine, ça devait sacrément brûler ! Comme il avait la peau bien blanche, on aurait dit un zèbre à rayures rouges.

Sommé de m'expliquer, je pris d'abord une baffe. C'était la dure loi de l'Ouest et chacun l'acceptait : on frappe d'abord et on s'explique après. La baffe eut un effet diplomatique bienvenu et la maman repartit bien vite avec son petit zèbre. Quant à moi, je m'expliquai avec la mienne de maman qui se rangea vite à mes arguments : ce petit con l'avait finalement bien mérité.

Les enfants de la cité comprirent qu'il n'était pas bon de m'asticoter outre mesure et, à partir de ce moment, l'on me laissa plus souvent tranquille. Je ne gagnai pas en réputation vu ma technique, disons, discutable de défense qui n'était pas considérée comme "noble" à l'époque. En fait, quand Marvel Comics introduisit dans les années soixante-dix le personnage de Wolverine avec ses griffes en adamantium, je m'aperçus que j'avais juste eu de l'avance et avais simplement été incompris comme nombre de précurseurs.




 


© Marvel Comics

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L'ESPRIT FRANÇAIS 19

Par Le Lutin d'Ecouves - 09-06-2016 17:01:16 - 3 commentaires

Jean-Philippe Rameau
1683-1764
 
Rameau à la fin de sa vie par Greuze
 

Dernier grand représentant de la période baroque française (il en fut d'autres bien délicieux mais moins prestigieux), Jean-Philippe Rameau, né à Dijon, est d'abord un produit de la vie musicale provinciale. Élève médiocre, il se fait évacuer du Collège de Jésuites  pour cause de manque de travail : "Il se distinguait par une vivacité peu commune, mais pendant les classes il chantait ou écrivait de la musique. Il ne passa pas la quatrième" témoigne un de ses condisciples. Exit les études de Droit envisagées, tant mieux pour la culture...
 
Ce n'est qu'en 1722 qu'il s'installe définitivement à Paris et ce n'est qu'à l'âge de 50 ans qu'il se met à composer des opéras dont les fameuses "Indes Galantes" (1735). L'air le plus célèbre de cette fantaisie lyrique (très fantaisiste, elle se passe d'abord en Turquie puis au Pérou, en Perse et enfin dans une forêt d'Amérique du Nord) s'intitule "Les Sauvages", le terme, non péjoratif, désignant des gens vivant près de la nature.
 
Cet air a pour origine une pièce de clavecin composée par Rameau à la suite d'un spectacle de danse d'Indiens de Louisiane auquel l'auteur avait assisté en 1725 au Théâtre des Italiens. 

 (Ref)
 
 
 
Le rythme enjoué de la pièce ne pouvant que prêter à l'allégresse et à la danse, Rameau intègrera cet air au rajout qu'il fera en 1736 aux Indes Galantes. Le texte intitulé "Forêts paisibles" célèbre la bonne vie simple et la paix prodiguée par le contact avec notre Mère Nature (en opposition avec, bien sûr, le marigot Versaillais peuplé de crocodiles assoiffés d'honneurs.)

(extrait)
Dans nos retraites,
Grandeur, ne viens jamais
Offrir tes faux attraits!
Ciel, tu les as faites
Pour l'innocence et pour la paix.
Jouissons dans nos asiles,
Jouissons des biens tranquilles!
Ah! peut-on être heureux,
Quand on forme d'autres vœux ? 

Bien que cette série soit dédiée à la musique instrumentale, je ne puis résister à vous livrer cet extrait des Indes Galantes dirigé par William Christie à la tête des Arts Florissants avec Patricia Petibon et Nicolas Rivenq au chant, chorégraphie bien dans la lignée de cet Esprit français pétri d'intelligence et de gravité mais aussi parfois de fantaisie et de gaîté.

 

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 Références : Les cahiers du CERHIC, jp.rameau.free.fr, Musicologie.org
 

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RETOUR VERS LE FUTUROSCOPE

Par Le Lutin d'Ecouves - 03-06-2016 23:02:05 - Aucun commentaire

 



Trois ans après Germaine, c'est au tour de Carole de subir ce paradoxe tant pour elle qu'est le Lutin...


Le récit ICI.

 




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