LES FOLIES D'ESPAGNE 11
Le Lutin d'Ecouves

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LES FOLIES D'ESPAGNE 11

Par Le Lutin d'Ecouves - 06-05-2010 20:10:25 - 1 commentaire

 

 Antonio Vivaldi

1678-1741

 

 

Pour ce onzième épisode, revenons aux fondamentaux. D'abord parce qu'on va retrouver le thème publié par Lully et popularisé par Corelli en 1700 mais aussi parce qu'on va parler d'un poids lourd de la musique baroque.

 

Antonio Vivaldi est né un jour de séisme à Venise. Son père, barbier-violoniste lui a appris les rudiments du violon et le jeune rouquin se révéla particulièrement doué.

Comme beaucoup d'enfants du peuple, il dut choisir l'habit ecclésiastique, ce qui était le plus sûr choix de faire de bonnes études.

Cela dit, Antonio "le prêtre roux", prétextant un problème d'asthme qui l'obligeait à sortir souvent, ne dit pas bien longtemps la messe.

Il préféra devenir maître de violon à l'Ospedalle della Pietà de Venise et on le comprend ! Il s'agissait d'une institution pour jeunes filles dans laquelle on donnait une éducation musicale poussée aux élèves.

C'est là que Vivaldi va expérimenter une nouvelle conception du concerto dans lequel le soliste va s'émanciper de l'orchestre pour s'échapper dans des arabesques de plus en plus complexes. 

Dès la parution de son opus III, l'Estro Armonico, Vivaldi devint célèbre dans toute l'Europe. Il eut même une influence certaine sur le grand Johann Sebastian Bach qui adapta plusieurs de ses compositions.

A la suite de cet opus III où Vivaldi fit preuve d'une totale maîtrise de la composition, il fit évoluer sa musique vers plus de liberté et d'expression (l'opus IV s'appelle "La Stravaganza", l'opus VIII qui contient les quatre saisons s'appelle "Il cimento dell’armonia e dell’invenzione".)

En dehors de ses oeuvres pour violon, Vivaldi composa de nombreuses sonates  et concertos pour un tas d'instruments ainsi qu'un corpus important de musique religieuse et un nombre appréciable d'opéras.

Célèbre en son temps, le musicien tomba complètement dans l'oubli dès sa mort lors d'un voyage à Vienne. Il faudra attendre le début du vingtième siècle pour que des musicologues redécouvrent la musique du génial Antonio.

 

 
Dans son opus I de 1705, Vivaldi, encore inspiré par Corelli propose  une follia pour deux violons et basse continue. Il y reprend le thème principal dans l'adagio du début puis brode dix-neuf variations où l'on sent progressivement le jeune prêtre roux s'échapper du style sévère de son aîné pour aller vers une expression de plus en plus débridée de son art. Rarement Follia portera aussi bien son nom.
 
Ne ratez pas les dernières variations dans lesquelles l'italianité et le tempérament de feu de l'auteur s'expriment pleinement en entraînant l'auditeur dans une folle danse tourbillonnante
 
 
La Follia Opus I n°12
 
 
 
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Texte de référence : billet 1
 
 
 

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1 commentaire

Commentaire de fulgurex posté le 07-05-2010 à 09:50:32

dans RRRrrr, le film d'Alain Chabat, il y a des guitare-couturières, je pensais ça saugrenu, mais ici, j'apprends que le père de Vivaldi était "barbier-violoniste"... comme quoi rien ne se crée.

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