COURS TOUJOURS épisode 1
Le Lutin d'Ecouves

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COURS TOUJOURS épisode 1

Par Le Lutin d'Ecouves - 12-11-2017 21:31:22 - 3 commentaires


Fin 2015, le Mustang me sollicita pour écrire de courts articles pour la LIK (Lettre d'information Kikouroù). Comme je ne fais jamais les choses à moitié, j'écrivis à la suite une série de 10 textes qui furent publiés dans les mois qui suivirent dans ladite Lettre. Récemment, j'ai relu ces textes et je me suis dit qu'ils avaient droit à une petite place dans mon blog. Au début, en référence à la destination première de ces billets, j'avais songé titrer cette série : LIK MY KIK mais j'ai pensé que seuls ceux qui pratiquent avec agilité la langue de Shakespeare apprécieraient le terme. J'ai donc opté pour le sage "COURS TOUJOURS" plus adapté à la vocation de ce brave et honnête site de course à pied qu'est Kikouroù.

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Débuter
 
Jusqu'ici, je n'avais jamais cherché à courir, même pas au lycée où je séchais la plupart des cours d'éducation physique. Autant le dire, j'étais nul en sport et mes profs en attestaient : "Est souvent absent, ne fait rien quand il est présent" (J'ai un jour battu au cross le prof qui avait écrit cela sur mon bulletin trimestriel Langue tirée).
 

Bien des années plus tard, à 37 ans, alors que je pratiquais le judo depuis un moment, la nécessité de perdre du poids se fit pressante quand je me remis aux compétitions en vue de passer (enfin !) ma ceinture noire. En moins de 66 kg c'était possible ; dans la catégorie supérieure, je savais que je finirais comme une mouche sous la grille de la tapette.
 
Je me suis donc acheté une paire de chaussures sans marque à Leclerc dont les talons semblaient comporter un amorti suffisant, je me suis trouvé un short en coton et attrapé un t-shirt du même métal sur une étagère. J’avais l'air d'un plouc mais tous les joggers de l'époque avaient l'air de ploucs.
 
La rue des Tisons à Alençon comporte environ deux cents numéros ; je suis parti du 27 et aux environs du 160, mes poumons me brûlaient tellement que je songeais déjà à marcher et à faire demi-tour. J'avais fait environ mille mètres et je pris conscience de l'abîme de dérisoire dans lequel je plongerais si je cessais de courir sur le champ. Et sur le trottoir en l'occurrence.
 
Je persistai donc...
 
Des flammes dans la poitrine mais raisonnablement porté par mes jambons de judoka, je pénétrai vite dans la campagne et en profitai pour expectorer de grandes quantités du mucus qui me remontait des bronches. Habitué aux bleus consécutifs aux chocs et aux brûlures dues au tatami, je découvrais que l'on pouvait aussi souffrir de l'intérieur du corps. Le sport, c'est surtout une affaire de sensations.
 
De retour à la maison au bout de trois quarts d'heure, je découvris ce que ressent le fameux fou qui cesse de se taper la tête avec un marteau. Quel soulagement, quel bien-être ! Je décidai aussitôt de renouveler l'expérience deux fois par semaine.
 
J'ai effectivement perdu quelques kilos mais il m'a quand même fallu quatre ans supplémentaires pour passer ma ceinture noire. J'avais toujours été un judoka médiocre. J'allais en plus devenir un athlète moyen. 


 
 
 

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3 commentaires

Commentaire de PhilKiKou posté le 15-11-2017 à 22:04:21

Dans la rubrique "Débuter" : pour moi le déclic de la course à pied ce fut lors de mon service militaire en 82... et lorsque je jouais au Hand j'étais l'un des rares à aimer les séances de foncier en début de saison, alors que j'étais gardien de but...

Commentaire de L'Dingo posté le 22-11-2017 à 13:24:51

1ère lettre qui frappe fort !! KIK MY LIK ,yeah :-)

[/quote]"...je finirais comme une mouche sous la grille de la tapette."

ce n'est pas muscomorphobe au moins ? :-))))




Commentaire de Walden posté le 22-11-2017 à 14:00:29

Ne nous fait pas languir, Lutin, envoie la suite !

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