UN WEEK-END DE LUTIN
Le Lutin d'Ecouves

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UN WEEK-END DE LUTIN

Par Le Lutin d'Ecouves - 18-02-2009 17:02:46 - 5 commentaires

 Une vie d'Lutin,

c'est pas facile tous les jours.

 

Vous allez voir cela car je vais vous relater un week-end type de Lutin :

Samedi

Ce samedi, c'est le jour de la Saint Valentin. Comme chaque année (voir  billet 69), j'ai apporté à ma femme des divorcés que j'ai spécialement commandés à la boulangerie du quartier :

Si vous avez une bonne vue, vous constaterez que le petit bonhomme jaune est content.

Ma femme, ça la fait toujours rire. N'empêche que les divorcés à la crème au chocolat et au café, c'est lourdingue et peu adapté à la course à pied. Burp !

Et justement, ce samedi, c'est jour de cross et le Mustang m'emmène à Silly en Gouffern à côté d'Argentan. C'est son pays et il me désigne le petit ruisseau où il pêchait enfant ainsi que l'emplacement du tas de foin où il emmenait ses copines jouer au docteur. 

On voit que l'endroit lui rappelle de bons souvenirs.
 
Bon, je ne vais pas encore faire un billet détaillé sur ce dernier cross de la saison FSGT. Comme d'habitude, il y a eu la course des jeunes :
 

 Puis la course des femmes :
 

 
Enfin, le cross masculin (9,5 km) sur lequel nous nous sommes alignés, moi et le Mustang six jours après les deux trails Glazig (48 km cumulés).
 
Bizarrement, j'étais en forme et j'ai filé comme un lapin, laissant la Mouette agoniser dès la première (sévère) côte.  Gnark gnark ! Je me suis vengé du cross de Mamers. Cette année, j'avais dit : "Le Lutin, devant !"
 
Comme il me faut un sujet à poutrer, j'ai avisé mon ami Chaton dès le deuxième tour et je me suis approché discrètement de lui dans l'espoir de le passer chafouinement dans une descente.
 
Chaton est un crossman nettement supérieur à moi mais un jour de forme, je peux espérer l'approcher. Plus que 100 m, plus que 50 m....
 
Enfer et tartemolle ! Le Christian qui assiste au cross en spectateur avertit le Chaton qu'il est suivi par le Lutin et ses chaussettes roses. Chaton se retourne et constate avec horreur que je suis sur ses talons. Sursaut de fierté, il se défonce la caisse et m'empaffe de quelques mètres supplémentaires.
 
Pas moyen de passer le félidé et je termine (à fond) le cross quelques secondes derrière lui.
 
J'ai mis plus d'un kilomètre au Mustang mais je ne me moque pas de lui à l'arrivée. Si je veux qu'il m'accompagne "en bonnet difforme" à l'Eco-trail de Paris, il vaut mieux que je ne provoque pas trop sa fierté chevaline.
 
 
Chaton content
 
Et c'est pas fini ! Le cross, c'est aussi le vin chaud et le gâteau :
 
 
 
 Enfin, pas que le vin chaud car certains clubs savent vivre comme les gars du club de Champfrémont qui améliorent l'ordinaire du cross avec quelques crus judicieusement choisis. Il faut dire que ce sont des spécialistes du marathon vinicole, ayant organisé des déplacements aux marathons du Médoc, de Blaye, de Cognac et du Beaujolais.
 

 Digne représentante du club de Champfrémont : Véronique
(38 minutes aux 10 km, tout de même !)
 
 Le Mustang me ramène sur Alençon, j'ai un peu mal aux pattes (9,5 km avec des pointes, ça tire !). En route, j'aperçois au loin la forêt d'Ecouves qui se confond avec les nuages. C'est la prochaine étape sportive du week-end.
 

 
Dimanche
 
Saint Valentin ou pas la veille, le dimanche c'est entraînement trail avec des fous pendant deux heures minimum sur une distance de 15 à 20 bornes.
 
J'ai un cross dans les pattes et je progresse péniblement. Ça n'empêche pas les copains de démarrer par le plus raide, histoire de se mettre en jambes. Et pour un Lutin, les côtes c'est pas facile !
 

 Ben oui, c'est comme ça que je vois les montées : à hauteur de Lutin.
 
Je sens que ça ne va pas le faire et je me traîne presque une heure au ras du sol. Puis petit à petit, ça va mieux et je me retrouve à suivre le Chef et le Grand Raymond qui commencent à allumer sévèrement.
 
En jaune, Christian surnommé le chef car il décide toujours des itinéraires.
(Il connaît la forêt par coeur)
 
Une fois bien chaud et au sommet de la forêt, je me sens franchement mieux et je finis par m'échapper avec JMF dans une descente de folie qui nous mènera à Radon à des vitesses de dingues.
Les autres arriveront dix minutes après nous, se toquant la tempe de l'index en nous regardant d'un air désolé.
 
JMF à droite, un gars qui descend aussi vite que le Lutin

 Et c'est pas fini, après l'entraînement, c'est la bière belge au bar du coin ; et après la bière, c'est le poulet ou le rôti arrosé de Bordeaux à la maison. Quand je vous disais que c'est pas facile tous les jours la vie d'un Lutin !

 

 

Bon, heureusement que le dimanche après-midi, il y a l'inspecteur Barnaby pour récupérer dans le canapé !

Tiens, c'est presque aussi bien que Derrick ! 
 

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5 commentaires

Commentaire de BENIBENI posté le 18-02-2009 à 17:14:52

Dans tes ages , y a aussi Drucker...

Commentaire de ouster posté le 18-02-2009 à 17:37:00

Faudrait vraiment que je m'arrête un de ces quatre matins en Ecouvia, c'est quand même à mi-chemin entre chez moi et chez mes beaux parents. De chez eux on peut prendre le ferry pour aller voir ce cher Inspecteur dans son rôle original de Bergerac.

Commentaire de co14 posté le 18-02-2009 à 17:42:57

ouais le problème de Drucker, c'est que si le Lutin s'installe devant, il risque les escarres....OK je file......

Commentaire de Nono_d posté le 18-02-2009 à 19:44:10

Pas facile quand même... Heureusement que tu cours pour ne pas penser à ta misère!!!

Commentaire de RogerRunner13 posté le 19-02-2009 à 10:48:25

C'est ce je j'appele un weekend festif...... c'est sur faut tenir le rythme!!!

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