KikouBlog de Le Lutin d'Ecouves - Mai 2022
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La fête du tra(va)il

Par Le Lutin d'Ecouves - 04-05-2022 14:55:18 - 2 commentaires

 1er mai 2022

Ce dimanche comme tous les dimanches depuis bientôt 25 ans, c'est matinée trail dès 9h00 en Ecouves mais ce jour d'hui les quadragénaires ont décidé de partir plus tôt, préparant force épreuves éprouvantes du genre Périgord,  UTMB, UT4M et autre Diagonale des dingos... Trop peu pour nous qui du haut de nos 131 ans en commun goûtons peu l'aspect surlutin de ce genre de défi, ce matin ce sera sortie conjugale et printanière. Moi et ma Josette.

 

Radon, un dernier plaisir bleu. Les jacinthes jettent leur derniers feux céruléens et baisseront bientôt du nez pour laisser place à un autre printemps. Nous ne nous en lassons pas alors que nous cheminons en lisière vers le haras.

 

Mai est notre mois préféré et nous nous baignons avec volupté dans les tendres verts et les innombrables fleurs. Douce illusion d'éternité.


A notre droite l'immense Ecouves, à gauche la plaine d'Alençon-Argentan et au loin la barre de la forêt de Perseigne antique île d'une mer peu profonde du Jurassique.


Durant sept kilomètres, ce ne sont que chemins, cultures, pâturages et fleurs. Malgré notre âge quasi canonique nous allons bon train vu le peu de dénivelé.


Mon épouse à la botanicité plus aiguisée me nomme les plantes encontrées, s'extasiant sur leur beauté comme lors de nos premières balades en Ecouves alors qu'elle n'avait que seize ans. Quand je pense à ce presque demi-siècle, j'ai parfois le vertige...


 

A St Nicolas il faut maintenant entrer dans la mère sylvestre pour amorcer le retour. Autre lumière, autre ambiance ; le ventre de la forêt nous porte.

 

Les 400 m de dénivelé se feront dans cette deuxième partie. D'abord montée parmi les hauts sapins pectinés...


... puis descente acrobatique vers la dorsale du Verdier. Et puis ça recommence : Montée, descente, montée, descente. Nous ne dépassons pas les 400 m d'altitude, ce n'est pas bien impressionnant ni bien difficile mais ce sont nos montagnes à nous et ça n'a pas de prix.

 


Encore deux collines à gravir avant de retrouver Radon ; nous nous permettons quelques diverticules escarpés uniquement pour la beauté du geste. Les lutins sont joueurs.

 



Nous nous laissons glisser sous le Verdier durant deux kilomètres en direction du Vignage puis c'est la dernière grimpette de la colline surplombant Radon. Le fouillis des forestiers nous ralentit quelque peu mais ce ne sont pas quelques embrouillaminis ligneux qui vont nous arrêter accoutumés que nous sommes à suivre les pistes de nos amis sangliers.



Radon à nouveau et son chemin des chèvres lumineux comme nos étés. Encore dix-sept kilomètres de bonheur. Bien fous serions-nous de nous priver de ces instants d'éternité renouvelée...




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